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  <title>Framablog - Tag - Moglen</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 06 Jan 2009 09:00:10 +0100</pubDate>
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    <title>Lettre de soutien d'Eben Moglen aux Creative Commons</title>
    <link>http://www.framablog.org/index.php/post/2008/11/15/eben-moglen-creative-commons</link>
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    <pubDate>Sat, 15 Nov 2008 08:32:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>aKa</dc:creator>
        <category>Free Culture</category>
        <category>CC</category><category>Moglen</category>    
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/_img/flickr/.ramkrsna_cc-by-sa_s.jpg&quot; alt=&quot;Ramkrsna - CC by-sa&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;Ramkrsna - CC by-sa&quot; /&gt;Comme l&amp;#8217;&lt;a href=&quot;http://www.april.org/tristan-nitot-appelle-a-adherer-a-lapril-pour-soutenir-ses-actions-de-promotion-et-defense-du-logiciel-libre&quot;&gt;APRIL&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://wikimediafoundation.org/wiki/Donate/Now/fr?utm_source=2008_nometer_2&amp;amp;utm_medium=sitenotice&amp;amp;utm_campaign=fundraiser2008&quot;&gt;Wikipédia&lt;/a&gt; et bientôt aussi&amp;#8230; Framasoft, Creative Commons (alias CC) lance une vaste &lt;a href=&quot;http://support.creativecommons.org/&quot;&gt;campagne de soutien&lt;/a&gt;. A cette occasion ils ont fait appel à «&amp;#160;quelques grande plumes&amp;#160;» pour appuyer leur propos.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Eben Moglen, que le Framablog &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/tag/moglen&quot;&gt;apprécie tout particulièrement&lt;/a&gt;, s&amp;#8217;est exécuté sans se faire prier tant il pense que le mot «&amp;#160;partage&amp;#160;» est un mot fondamental de ce début de siècle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il n&amp;#8217;oublie pas au passage d&amp;#8217;évoquer la controverse qu&amp;#8217;il peut y avoir entre les Creative Commons et le logiciel libre (le fameux et &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/06/03/creative-commons-et-definition-oeuvre-culturelle-libre&quot;&gt;récurrent débat&lt;/a&gt; sur les clauses non commerciales NC et non dérivables ND qui ne sont pas libres au sens des logiciels libres) mais il est de ceux qui pensent qu&amp;#8217;il convient de rassembler toutes les forces quand de l&amp;#8217;autre côté on tente justement de limiter, contrôler, voire même détruire le partage.&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Correspondance Commune #1&amp;#160;: Eben Moglen&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://creativecommons.org/weblog/entry/10143&quot;&gt;Commoner Letter #1: Eben Moglen&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Eben Moglen - 20 octobre 2008 - CreativeCommons.org&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;(Traduction Framalang&amp;#160;: Olivier)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L&amp;#8217;année dernière nous avons débuté une nouvelle tradition de notre campagne de soutien&amp;#160;: la série &lt;a href=&quot;http://support.creativecommons.org/letters&quot;&gt;Correspondance Commune&lt;/a&gt;. Je l&amp;#8217;ai déjà dit, mais je persiste et signe&amp;#160;: cette &lt;a href=&quot;http://support.creativecommons.org/&quot;&gt;campagne&lt;/a&gt; cherche à développer le soutien et à rassembler notre communauté autour de deux points fondamentaux&amp;#160;: l&amp;#8217;importance du soutien aux Creative Commons et l&amp;#8217;ouverture que permettent nos outils. Au cours des trois mois à venir, cinq membres éminents de la communauté CC vous feront partager leurs raisons de soutenir les CC. Si vous êtes concernés par les CC et les questions d&amp;#8217;ouverture et d&amp;#8217;accès cette &lt;a href=&quot;http://support.creativecommons.org/letters&quot;&gt;liste&lt;/a&gt; est faite pour vous.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous aurons cette année le plaisir d&amp;#8217;accueillir dans nos lignes &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Eben_Moglen&quot;&gt;Eben Moglen&lt;/a&gt;, du &lt;a href=&quot;http://www.softwarefreedom.org/&quot;&gt;Software Freedom Law Center&lt;/a&gt;, Renata Avila, Chef du Creative Commons Guatemala Project, &lt;a href=&quot;http://www.jonathancoulton.com/&quot;&gt;Jonathan Coulton&lt;/a&gt;, chanteur et auteur-compositeur de chansons qui licencie tout son travail sous CC, &lt;a href=&quot;http://www6.miami.edu/UMH/CDA/UMH_Main/1,1770,2472-1;49201-3,00.html&quot;&gt;Richard Bookman&lt;/a&gt;, Maître de conférence de pharmacologie moléculaire et cellulaire à l&amp;#8217;université de médecine Miller School de Miami et &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Jimmy_Wales&quot;&gt;Jimmy Wales&lt;/a&gt;, fondateur de Wikipedia et membre du conseil d&amp;#8217;administration de CC.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous sommes enchantés que la première lettre de la série soit signée par Eben Moglen&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/11/15/#pnote-355-1&quot; id=&quot;rev-pnote-355-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;, &lt;a href=&quot;http://moglen.law.columbia.edu/&quot;&gt;Professeur de droit et d&amp;#8217;histoire du droit à l&amp;#8217;université de Columbia&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.softwarefreedom.org/about/team/&quot;&gt;fondateur, directeur du conseil et président du Software Freedom Law Center&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Logiciel libre et Creative Commons, par Eben Moglen&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Après avoir dédié tant d&amp;#8217;années de ma vie à la défense du mouvement des logiciels libres j&amp;#8217;ai une certaine affinité avec le travail réalisé par Creative Commons et c&amp;#8217;est donc un grand honneur d&amp;#8217;écrire au nom des CC.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au 21ème siècle, les logiciels pour ordinateurs sont devenus des outils aussi nécessaires qu&amp;#8217;un stylo, de l&amp;#8217;encre et du papier, aussi nécessaires que de la craie, de la glaise et des tubes de peinture. Les logiciels sont également aussi indispensables à la distribution des œuvres créatives que les fils de cuivre, l&amp;#8217;éclairage et la publicité. Le but du mouvement des logiciels libres est de rendre disponibles des logiciels pour tous les usages, logiciels que chacun serait libre de copier, modifier et redistribuer. En poursuivant ce but les hackers qui créent les logiciels libres ont également rendu possible la culture libre. Technologie et art sont ainsi liés depuis le commencement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les bases légales du mouvement des logiciels libres et l&amp;#8217;invention fondamentale de &lt;a href=&quot;http://www.stallman.org/&quot;&gt;Richard Stallman&lt;/a&gt; qu&amp;#8217;est le copyleft sont à la base de la conception &amp;quot;Partage des Conditions Initiales à l&amp;#8217;Identique&amp;quot; &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/11/15/Share Alike&quot; title=&quot;Share Alike&quot;&gt;Share Alike&lt;/a&gt; qui est si importante pour le futur des Creative Commons. Des millions d&amp;#8217;écrivains, de photographes, de chercheurs, de musiciens, de wikipédiens, de hackers, de professeurs et tous les autres travaillent allègrement et librement en commun, nourris par le principe du partage. Tout commence avec l&amp;#8217;intuition géniale de &lt;a href=&quot;http://www.lessig.org/blog/&quot;&gt;Larry Lessig&lt;/a&gt;&amp;#160;: comment adapter la philosophie du partage développée par Richard Stallman a la culture au-delà de la production de logiciels&amp;#160;? Les idées de Larry ont allumé le phrase des Creative Commons, un phare que les créatifs  du monde entier ont rallié, ils se sont rassemblés pour modifier le droit d&amp;#8217;auteur et en faire un outil de partage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces mêmes principes sont toujours au cœur de ces deux mouvements et chaque compromis apporte, et c&amp;#8217;est naturel, son lot de controverse. Je comprends tout à fait pourquoi, pour ceux aux yeux de qui les principes de liberté sont toujours la première et la seule priorité, les Creative Commons semblent une grande, et peut-être trop vaste, collection de modèles de licences et d&amp;#8217;approches du sujet de la culture libre. Pour moi, cette diversité de visions et d&amp;#8217;intentions a toujours été à mettre au crédit des Creative Commons&amp;#160;: par définition leur contour, leurs grandes lignes doivent être aussi larges et indistinctes que l&amp;#8217;inspiration créatrice humaine qui est sans limite. Et pourtant, malgré toutes ces différences d&amp;#8217;opinion, un engagement central subsiste, inébranlable&amp;#160;: la prise de conscience de l&amp;#8217;importance primordiale du droit de toutes les formes de culture au partage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans un futur proche notre coopération sera nécessaire sur un grand nombre de sujets. Toute personne familière avec le Web réalise, par exemple, que les contenus audio et vidéo doivent être mieux intégrés dans leur construction et leur utilisation. L&amp;#8217;immense flot de créativité qui ne demande qu&amp;#8217;à se développer dépendra de la libération des technologies multimédia face aux chaînes qui lui sont imposées par le système des brevets. En effet des dizaines d&amp;#8217;entreprises prétendent &amp;quot;posséder&amp;quot; différents morceaux de la technologie de diffusion numérique de contenu audiovisuel en ligne. La jungle de restrictions de licence qu&amp;#8217;ils imposent sur leurs différentes &amp;quot;inventions brevetées&amp;quot; est en grande partie responsable des incompatibilités, des plugins qu&amp;#8217;il vous faut télécharger et qui ne fonctionnent que parfois sur certains systèmes et aussi des restrictions des possibilités magnifiques, utiles, belles et qui donnent matière à réflexion.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Web s&amp;#8217;est magistralement développé grâce aux logiciels libres et à l&amp;#8217;activité culturelle libre, il nous permet de partager et c&amp;#8217;est grâce au partage qu&amp;#8217;il est devenu ce qu&amp;#8217;il est. Mais si nous voulons accomplir ne serait-ce qu&amp;#8217;un pas de plus dans notre nouvelle aventure humaine qu&amp;#8217;est l&amp;#8217;espace Web nous devons nous assurer que la liberté n&amp;#8217;est pas écrasée par les entreprises des médias qui s&amp;#8217;arment de brevet pour empêcher le futur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Œuvrer pour la libération des codecs et autres logiciels multimédias n&amp;#8217;est qu&amp;#8217;un exemple des efforts qu&amp;#8217;il nous faudra consentir ensemble pour assurer la liberté du partage. Apporter mon soutien aux Creative Commons n&amp;#8217;est pas seulement quelque chose que je ressens comme une nécessité, c&amp;#8217;est quelque chose que nous devons tous faire. J&amp;#8217;espère que vous vous joindrez à moi dans notre &lt;a href=&quot;http://support.creativecommons.org/&quot;&gt;soutien des Creative Commons&lt;/a&gt; par vos dons, votre énergie et votre puissance créative. Rien ne nous est impossible si nous partageons.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/11/15/#rev-pnote-355-1&quot; id=&quot;pnote-355-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Crédit photo&amp;#160;: &lt;a href=&quot;http://flickr.com/photos/ramkrsna/224706338/&quot;&gt;Ramkrsna&lt;/a&gt;(Creative Commons By-Sa)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;          </description>
    
    
    
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    <title>1 heure de votre temps pour écouter Eben Moglen</title>
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    <pubDate>Fri, 13 Jun 2008 00:12:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>aKa</dc:creator>
        <category>À la Une</category>
        <category>Communaute</category><category>Conference</category><category>Moglen</category><category>Stallman</category><category>Traduction</category><category>Video</category>    
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;Vous avez une petite heure devant vous ? Vous ne le regretterez pas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il s'agit de &lt;em&gt;Software and Community in the Early 21st Century&lt;/em&gt;, une intervention d'&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/tag/moglen&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Eben Moglen&lt;/a&gt; à la Conférence &lt;a href=&quot;http://plone.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Plone&lt;/a&gt; d'octobre 2006 à Seattle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous avons mis un petit bout de temps à la traduire puis la sous-titrer&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/06/12/#pnote-257-1&quot; id=&quot;rev-pnote-257-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; mais cela valait vraiment le coup parce que Eben Moglen est à n'en pas douter l'un des meilleurs orateurs de la communauté du logiciel libre. Et cette conférence, certainement l'une des plus intéressantes qu'il m'ait été donné de voir, ne fait que le confirmer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De quoi cela parle-t-il ? De logiciel bien sûr mais aussi et surtout de liberté. Si je devais expliquer pourquoi j'ai commencé Framasoft il y a quelques années je pourrais aisément fournir cette ressource en guise de première voire d'unique réponse...&lt;/p&gt;

&lt;div style=&quot;text-align: center; padding: 20px 0px;&quot;&gt;
&lt;object data=&quot;http://www.framablog.org/media/video/mediaplayer-3-16/mediaplayer.swf?file=http://blip.tv/file/get/Framasoft-ebenmoglenkeynoteoct2006859.flv&amp;amp;image=http://www.framablog.org/media/video/flash/eben-moglen_plone-conference_2006.jpg&amp;amp;captions=http://www.framablog.org/media/video/flash/eben-moglen_plone-conference_2006.srt&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; height=&quot;357&quot; width=&quot;420&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.framablog.org/media/video/mediaplayer-3-16/mediaplayer.swf?file=http://blip.tv/file/get/Framasoft-ebenmoglenkeynoteoct2006859.flv&amp;amp;image=http://www.framablog.org/media/video/flash/eben-moglen_plone-conference_2006.jpg&amp;amp;captions=http://www.framablog.org/media/video/flash/eben-moglen_plone-conference_2006.srt&quot; /&gt;&lt;/object&gt;
&lt;/div&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/media/video/source/eben-moglen_plone-2006_vo-vostfr.mkv&quot;&gt;Télécharger&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; la version sous-titrée au &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Matroska&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;format MKV&lt;/a&gt; (160 Mo)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Vous trouverez également les fichiers sources de cette vidéo sur &lt;a href=&quot;http://www.archive.org/details/eben-moglen-oct-2006&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Internet Archive&lt;/a&gt;. Pour la lire avec les sous-titres, il suffit de l'ouvrir avec &lt;a href=&quot;http://www.videolan.org/vlc/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;VLC&lt;/a&gt; et de placer &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/media/video/flash/eben-moglen_plone-conference_2006.srt&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;le fichier de sous-titres SRT&lt;/a&gt; dans le même répertoire que la vidéo téléchargée (en donnant au fichier SRT le même nom que la vidéo).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/06/12/#rev-pnote-257-1&quot; id=&quot;pnote-257-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Un énorme merci à toute l'équipe Framalang pour ce travail collectif de longue haleine (dont Daria, Don Rico, GaeliX, Jessminder, Yostral et notre sous-titreur Xavier Marchegay).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;          </description>
    
    
    
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    <title>Quand Eben Moglen nous explique le risque lié à l'accord Novell Microsoft</title>
    <link>http://www.framablog.org/index.php/post/2008/05/18/accord-novell-microsoft-eben-moglen</link>
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    <pubDate>Sun, 18 May 2008 23:49:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>aKa</dc:creator>
        <category>Logiciel Libre</category>
        <category>CopyFight</category><category>Economie</category><category>Entreprise</category><category>Linux</category><category>Microsoft</category><category>Moglen</category><category>Traduction</category><category>Video</category>    
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;En novembre 2006, Novell et Microsoft signaient un accord qui fit couler beaucoup d'encre. &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement2/215034.FR.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Union libre pour Microsoft&lt;/a&gt; nous disait alors Libération dans la plus pure tradition de ses titres accrocheurs, avec le résumé suivant : &lt;em&gt;Après avoir combattu les logiciels libres pendant des années, l'entreprise de Bill Gates pactise avec Linux&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Novell étant l'éditeur de la distribution &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/SuSE&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Suse Linux&lt;/a&gt;, cet accord se déclinait principalement en trois volets : un volet technique (avec la création d'un centre de recherche conjoint), un volet commercial (promotion croisée entre les solutions serveurs Suse Linux de Novell et ceux Windows de Microsoft), et un volet juridique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est ce dernier volet, qualifié par certains de &lt;a href=&quot;http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39364494,00.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;pacte de non-agression&lt;/a&gt;, qui posa le plus &lt;a href=&quot;http://www.april.org/association/positions/accord-microsoft-novell.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;problème&lt;/a&gt; à la &lt;a href=&quot;http://linuxfr.org/2006/11/03/21570.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;communauté&lt;/a&gt;. Voici ce que l'on en dit sur le (drôle de) blog intitulé &lt;a href=&quot;http://blogs.technet.com/porte25/archive/2007/11/11/partenariat-novell-microsoft-un-bilan-apr-s-1-an.aspx&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Porte25 : Open Source et Interopérabilité @ Microsoft&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Les entreprises utilisant SUSE Linux Enterprise Server sont à l’abri des conséquences judiciaires liées à l’utilisation de parties de code de Linux violant les droits de propriété intellectuelle de Microsoft : « Microsoft s'engage à ne pas faire valoir ses brevets auprès des clients ayant acheté Novell Suse Linux Enterprise ou d'autres produits de Novell. Qui a accepté de faire de même pour les clients ayant une version sous licence de Windows ou d'autres produits Microsoft ».&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Dans ce contexte, il nous a semblé intéressant de vous proposer le point de vue, pour ne pas dire l'éclairage, d'&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Eben_Moglen&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Eben Moglen&lt;/a&gt;, l'un des plus célèbres juristes de la communauté, qui nous explique pourquoi cet accord fragilise voire menace l'écosystème du logiciel libre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Un &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/05/15/comment-eben-moglen-a-rencontre-richard-stallman&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;nouvel&lt;/a&gt; extrait vidéo d'une intervention donnée au &lt;a href=&quot;http://www.redhatmagazine.com/2007/05/14/summit-2007-eben-moglen-on-microsofts-summer-of-fear/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Red Hat Summit 2007&lt;/a&gt;, dont nous avons traduit&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/05/18/#pnote-251-1&quot; id=&quot;rev-pnote-251-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; la &lt;a href=&quot;http://en.wikisource.org/wiki/The_%E2%80%9CBe_very_afraid%E2%80%9D_tour&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;retranscription&lt;/a&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;div style=&quot;text-align: center; padding: 20px 0px;&quot;&gt;
&lt;object data=&quot;http://www.framablog.org/media/video/flash/flvplayer.swf?file=http://www.framablog.org/media/video/flash/eben-moglen_novell-microsoft.flv&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; height=&quot;357&quot; width=&quot;420&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.framablog.org/media/video/flash/flvplayer.swf?file=http://www.framablog.org/media/video/flash/eben-moglen_novell-microsoft.flv&quot; /&gt;&lt;/object&gt;
&lt;/div&gt;



&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.redhat.com/v/ogg/summit07_eben1.ogg&quot;&gt;La vidéo au format Ogg&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Eben Moglen - Red Hat Summit 2007&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Veuillez m'excuser, je pensais que la question était suffisamment claire pour ne pas avoir à la répéter : « Puis-je expliquer la menace que fait planer l'accord Microsoft/Novell sur la liberté des logiciels sous GPL ? »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je vais tâcher de m'exprimer en termes parlants, en commençant par ceci : Imaginez quelqu'un qui voudrait éliminer la liberté des logiciels libres ou du moins entraver ses développeurs de manière importante, de manière à leur ôter toute chance de rivaliser. Imaginez que ce quelqu'un possède des brevets dont la validité est douteuse, mais en grande quantité, et qu'il pourrait potentiellement utiliser pour effrayer les développeurs et les utilisateurs. Imaginez qu'une telle personne commence alors à régulièrement proférer des menaces, comme par exemple : « Hé, on a plein de brevets ! Peu importe combien, peu importe ce qu'ils protègent, peu importe leur qualité, on a plein de brevets et un jour ça va chauffer. N'utilisez pas ce logiciel. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Imaginez que ce soit la stratégie qu'emploie la personne opposée à la liberté parce que ça vaut mieux que de faire des procès. Faire des procès coûte cher, c'est irréversible et ça peut amener à devoir expliquer de quels brevets on parle et pourquoi ils sont valables. Donc mieux vaut menacer que faire des procès, non ? Imaginez quelqu'un qui se lance dans des menaces chaque été, et ce depuis des années, un peu comme pour une tournée « Ayez très très peur », d'accord ? &lt;em&gt;(NdT : « Be very afraid » tour)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ça peut paraitre absurde, je sais.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Imaginez à présent que cette tournée annuelle « Ayez très très peur » commence à générer un retour de bâton, parce que certains, notamment les PDG des plus grandes banques et institutions financières, se rebiffent et déclarent : « Vous osez nous menacer, nous ? Nous, les plus influents, les plus riches et les plus puissants du capitalisme, nous qui déterminons la valeur de vos actions ? Vous feriez mieux de vous calmer. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà ce qui arrive quand on dit « Ayez très très peur » à ceux qui ont énormément argent, davantage encore de pouvoir, et qui contrôlent la valeur de vos actions : ils se rebiffent. Le modèle économique qui consiste à menacer d'attaquer quelqu'un en justice fonctionne si l'on s'en prend à des enfants de douze ans. Ça n'est guère efficace s'il s'agit des piliers du capitalisme financier. Par conséquent, en tant que personne engagée dans des tournées annuelles « Ayez très très peur », vous allez voir se mobiliser les clients d'entreprises qui vous rétorqueront « Vous osez nous menacer ? »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Que se passerait-il alors si l'on faisait en sorte qu'ils aient moins l'impression d'être ceux que l'on intimide ? Que se passerait-il si l'on pouvait leur donner une certaine tranquilité d'esprit — en engrangeant quelques profits au passage —, afin que les seuls qui tremblent encore après votre tournée annuelle « Ayez très très peur » soient les développeurs eux-mêmes ? On parviendrait alors à se faire bien voir, sans cesser d'agiter des brevets et de menacer de ruer dans les brancards.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les accords pour la sûreté des brevets rend possible ce risque pour mes clients : la communauté des développeurs. Si les entreprises pensent pouvoir acheter le logiciel que mes clients produisent à un tiers qui leur assure la tranquillité vis à vis de l'adversaire en leur vendant une licence, alors les entreprises pourraient penser qu'elles ont obtenu une paix séparée et que, si un jour en ouvrant leur journal à la rubrique « Économie » elles voient « L'adversaire s'attaque aux logiciels libres », elles pourront se dire « C'est pas mon problème, j'ai acheté telle distribution et je ne crains rien. » Le problème que présente ces accords, c'est qu'ils cherchent à isoler les clients d'entreprises, qui pourraient mettre un terme aux menaces en insistant sur leurs droits, des développeurs qui, au fond, sont les plus menacés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il faudrait donc conseiller à ces gens de ne pas s'accorder une paix séparée aux dépends de la communauté. De ne pas essayer de mettre ses clients à l'abri si cela revient à éliminer les affluents d'où proviennent vos biens. Nous fonctionnons comme un écosystème. Si l'on sape les défenses de la communauté, on sape tout l'écosystème, et agir ainsi pour le bien de vos clients au détriment de vos fournisseurs n'est pas une bonne manière de faire du business. Tel est le problème fondamental créé par de tels accords.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/05/18/#rev-pnote-251-1&quot; id=&quot;pnote-251-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Merci à Olivier, Yostral et Don Rico pour la traduction commune estampillée Framalang quality label.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;          </description>
    
    
    
          <comments>http://www.framablog.org/index.php/post/2008/05/18/accord-novell-microsoft-eben-moglen#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Comment Eben Moglen a rencontré Richard Stallman</title>
    <link>http://www.framablog.org/index.php/post/2008/05/15/comment-eben-moglen-a-rencontre-richard-stallman</link>
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    <pubDate>Thu, 15 May 2008 15:01:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>aKa</dc:creator>
        <category>Logiciel Libre</category>
        <category>FSF</category><category>GPL</category><category>Interview</category><category>Moglen</category><category>Stallman</category><category>Traduction</category><category>Video</category>    
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;&lt;em&gt;Tranche d'Histoire du logiciel libre...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aux premiers temps de l'informatique, (presque) tous les logiciels étaient libres (sans même le savoir). Puis vient le temps de la propriétarisation du code qui obligea certains, comme &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Stallman&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Richard Stallman&lt;/a&gt;, à protéger la liberté des logiciels ou plus précisément la liberté des utilisateurs de logiciels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette protection serait d'autant plus forte qu'elle serait sans faille vis-à-vis de la loi. Et c'est ainsi que le monde des &lt;a href=&quot;http://framablog.org/index.php/post/2008/04/17/stallman-how-a-hacker-became-a-freedom-fighter&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;hackers&lt;/a&gt; fit connaissance avec celui des juristes pour enfanter de licences qui font bien plus qu'accompagner les logiciels libres puisqu'elles participent à leur définition même.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Or, l'une des rencontres les plus fécondes entre le juridique et l'informatique (libre) est très certainement celle d'&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Eben_Moglen&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Eben Moglen&lt;/a&gt; avec Richard Stallman. Et c'est pourquoi nous avons jugé intéressant de traduire&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/05/15/#pnote-247-1&quot; id=&quot;rev-pnote-247-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; la retranscription d'une interview qu'Eben Morglen a donné à Joe Barr de &lt;a href=&quot;http://www.linux.com/feature/114303&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Linux.com&lt;/a&gt; en juin dernier pour en sous-titrer la vidéo&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/05/15/#pnote-247-2&quot; id=&quot;rev-pnote-247-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« Nous sommes des nains juchés sur les épaules des géants. Stallman était un géant, je me suis juché sur ses épaules et j'ai vu le monde. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Vous trouverez la version au format libre Ogg de l'interview sur Linux.com. Si vous souhaitez lui ajouter le sous-titrage en voici le &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/media/video/srt/eben-moglen_how-i-met-rms.srt&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;fichier SRT&lt;/a&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;div style=&quot;text-align: center; padding: 20px 0px;&quot;&gt;
&lt;object data=&quot;http://www.framablog.org/media/video/flash/flvplayer.swf?file=http://www.framablog.org/media/video/flash/eben-moglen_how-i-met-rms.flv&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; height=&quot;357&quot; width=&quot;420&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.framablog.org/media/video/flash/flvplayer.swf?file=http://www.framablog.org/media/video/flash/eben-moglen_how-i-met-rms.flv&quot; /&gt;&lt;/object&gt;
&lt;/div&gt;



&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.linux.com/feature/114303&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Eben Moglen: How I discovered Free Software and met RMS (video)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme Stallman, John Gilmore et d'autres de ma génération, on peut dire que j'ai été impliqué dans le logiciel libre quand j'étais enfant car les logiciels étaient libres pour eux. J'ai commencé à 14 ans comme développeur d'applications APL pour Scientific Time Sharing Corporation (STSC) en 1973. J'ai travaillé à la conception et à la mise en oeuvre d'applications APL pour STSC et pour Xerox dans les années 70 et, en 79, j'ai été travailler pour IBM au laboratoire de Santa Theresa où j'ai modifié les interpréteurs APL pour IBM. J'ai travaillé sur l'APL et APL2. J'ai écrit une bonne partie du premier compilateur pascal d'IBM.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La manière dont nous travaillions était basée, après tout, sur le partage du code avec les personnes (clients) qui utilisaient les ordinateurs sur le terrain. Ils nous aidaient à concevoir, mettre en œuvre, améliorer et modifier les choses (code). Ils avaient les sources et quand ils émettaient un APAR &lt;em&gt;(NdT : Authorized Program Analysis Report, dans la nomenclature d'IBM ce terme désigne un problème officiellement reconnu et diagnostiqué par le centre de support IBM)&lt;/em&gt;, ils envoyaient un patch.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi, dans un sens, nous vivions dans un environnement où le logiciel était encore libre. Bien sur, nous avions des principes de propriété mais, en 1979, quand la commission &amp;quot;CONTU&amp;quot; terminait sa réflexion sur le logiciel libre, ces principes de propriété n'étaient pas encore bien compris et dépendaient à la fois de tout le monde et de personne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pouvait-on y attacher une propriété intellectuelle? AT&amp;amp;T et IBM n'étaient pas d'accord. Quelle partie du code pouvait-on protéger par un brevet ? Quasi rien. Pouvait-on le considérer comme un secret industriel ? Et bien non, ce code permettait seulement de différencier des ordinateurs onéreux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi, d'une certaine manière, le monde dans lequel nous vivions présupposait une liberté à bricoler (le code). J'ai principalement travaillé sur des langages interprétés où les codes source et objet sont confondus. Il fallait partager le code. J'ai travaillé sur des produits distribués sur des environnements 370 &lt;em&gt;(NdT : IBM mainframe)&lt;/em&gt; où le client s'attendait à recevoir le code source et s'il avait le code source de VM &lt;em&gt;(NdT : OS)&lt;/em&gt; et que quelqu'un lui fournissait du MVS &lt;em&gt;(NdT : OS)&lt;/em&gt; dans un langage appelé PLS pour lequel il n'avait pas de compilateur, il se plaignait ; parce qu'il s'attendait à pouvoir compiler le produit sur le site. Il s'agissait tout de même d'un super-ordinateur de plusieurs millions de dollars, qui aurait osé lui dire qu'il n'avait pas le droit de compiler le logiciel sur sa machine ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D'une certaine façon, je dirais que j'ai toujours vécu dans le logiciel Libre. Ce toujours a néanmoins connu une pause.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors que je travaillais chez IBM en 1979, on m'a demandé de tester et de faire un rapport interne sur un machin nommé LISA ; le dernier gadget de Apple pour faire entrer la technologie de Xerox PARC &lt;em&gt;(NdT: Palo Alto Research Center)&lt;/em&gt; dans le monde de Steve Jobs. Le LISA était une sorte d'ordinateur Pre-Macintosh ; j'ai donc écrit mon rapport interne sur cette machine et le contenu de ce rapport était le suivant : C'est une catastrophe. Cette machine incarne la fin du langage en relation avec l'ordinateur, c'est l'interface de l'homme des cavernes : tu vises et tu grognes. Si on résume l'interaction homme machine à viser et grogner, on écarte le rôle du langage dans l'évolution de l'esprit humain et de sa conscience. Le langage est ce qui nous rend plus intelligent, si nous n'utilisons pas le langage pour communiquer avec les machines alors ni nos cerveaux ni ceux des machines ne s'épanouiront comme ils devraient le faire. Cet argument eu peu de poids chez IBM et il en eu encore moins dans le monde en général au fil du temps.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je devins moins enthousiaste devant la perspective de programmer dans ce monde car j'étais mordu de langage de programmation et le langage n'était plus ce qui était en vogue. Je suis donc parti et j'ai obtenu une licence de droit et un Doctorat en histoire et je suis devenu Historien du droit et j'ai fait d'autres travaux. J'ai débuté avec un emploi en tant qu'assistant Juge &lt;em&gt;(NdT: Law Clerk)&lt;/em&gt; pour Weinfeld à NY, j'ai été assistant de Thurgood Marshal, puis j'ai commencé à me demander de quelle manière on pouvait rendre le monde plus juste !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai eu ensuite un boulot d'enseignant dans une excellente Université en tant que Historien du droit. J'y ai fait ma thèse de Doctorat et écrit quelques articles d'histoire. Je m'intéressais à la signification à long terme de l'information dans la société humaine. Puis j'ai voulu coder car je suis un codeur compulsif et aussi parce que j'avais un PC à ma disposition qui, certes n'était pas la machine de onze millions de dollars à laquelle j'étais habitué, mais c'était un ordinateur qui pouvait servir à deux trois petites choses. Je n'aimais pas beaucoup DOS mais je n'ai jamais utilisé Windows qui était La Chose mauvaise pour les ordinateurs. Je n'allais pas utiliser quelque chose que je considérais comme la pire des choses. Je savais ce que X windows était, mais qui désirait utiliser ça, vous savez... le cerveau etc... Je suis donc passé chez Coherent lorsque la compagnie de Mark Williams créa un Unix estropié à 99$. Je l'ai essayé et j'ai commencé à l'utiliser avec les Outils du projet GNU puis ensuite j'ai utilisé les outils GNU sous DOS. J'utilisais DJGPP, puis le compilateur C de Delorie pour porter UNIX sur le DOS afin d'utiliser EMACS sur ma machine DOS car tout comme Stallman j'avais une grande dévotion pour EMACS.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Donc quelque part le logiciel libre a toujours été présent mais l'essentiel de ma vie était non technologique. En 1991 je décidais que je savais ce qu'il fallait faire pour commencer à travailler pour la liberté au 21 siècle: La cryptographie à clé publique était la première chose à implémenter. Nous en avions besoin pour deux raisons: garder les secrets à l'abri du gouvernement et faire du commerce électronique. Donc j'ai commencé à m'intéresser à la question, à chercher un moyen de faire de la cryptographie pour casser les règles du gouvernement sur le chiffrement de données. En Juillet 1991 j'ai vu un programme appellé Pretty Good Privacy (PGP) publié sur un forum. J'ai récupéré l'archive zip, j'ai lu le manuel de l'utilisateur et j'ai lu le code source car celui-ci était fourni, puis j'ai écrit un email non sollicité à l'auteur Phil Zimmerman qui n'avait jamais entendu parler de moi et je lui ai dit: « Bravo, tu vas changer le monde. Tu vas aussi ne pas tarder à être dans un merde noire, lorsque ça te sera tombé dessus je pourrais t'aider. Voici qui je suis, voila ce que j'ai fait et voici ce que je sais, quand tu auras des soucis appelle moi. » Dix jours plus tard le FBI frappait à sa porte et les ennuis commencèrent.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Donc j'ai décidé de travailler comme bénévole dans un groupe local de défense ; nous étions quelques personnes à prendre sur notre temps libre pour essayer d'empêcher le gouvernement fédéral d'accuser Zimmerman de violation de la loi sur le trafic d'armes. Notre but était d'aller aussi loin que possible avec cette affaire jusqu'au c&amp;amp;oelig;ur des choses, afin de mettre les contradictions au grand jour. Alors que je travaillais sur l'affaire Zimmerman j'ai passé du temps avec John Markov du Times et au cours d'une interview je lui ai exposé mon idée selon laquelle le droit de parler le PGP (communiquer avec PGP) était le pendant numérique du droit de parler le Navajo. Markov fit paraître ceci dans le Times et ça devint une maxime que de nombreuses personnes utilisèrent comme signature dans leurs emails pendant quelques mois. Stallman vit la couverture de Markov sur le Times et il m'écrivit. Il me dit « j'ai un problème légal/juridique personnel et j'ai besoin d'aide; il me semble que tu es l'homme qu'il me faut. » Je lui ai  répondu: « J'utilise Emacs tous les jours et il faudra du temps pour que tu épuises ton crédit d'aide juridique gratuite!.» il m'a demandé de le faire et j'ai fait ce qu'il fallait faire pour lui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai réalisé qu'il était la source même d'informations sur ce que je devais faire. J'avais fait ce qu'il me semblait important de faire au sujet de la cryptographie et je voyais que le problème était sur le point d'être réglé, mais je ne savais pas quoi faire ensuite pour apporter la Liberté technologique au 21ème siècle. C'était en automne 1993 et j'ai réalisé que toute personne qui avait un souci concernant la Liberté Technologique ne connaissait qu'une seule adresse mail : rms AT gnu.org. Si RMS me transférait tout ses messages nécessitant l'intervention d'un juriste, je serais assez rapidement mis au courant de ce qu'il y avait à faire en ce bas monde. RMS avait la meilleure prospective stratégique qui soit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je me suis donc assis sur ses épaules pour quelques années, faisant tout le travail qu'il considérait comme important et me tenant au courant de tout ce que les gens lui écrivaient. A la fin, je lui ai dis « tu as besoin d'un conseiller juridique » et il a dit « bien sûr ! » et j'ai commencé à faire le travail qu'il y avait à faire. C'était juste du travail que je faisais sur mon temps libre, j'étais toujours un historien du droit, personne parmi mes collègues académiques n'avait la moindre idée de ce dont il s'agissait, tout le monde savait que je racontais que le logiciel libre allait conquérir le monde et il me répétaient « oui oui, c'est formidable, super, merci beaucoup, à bientôt » et ça en restait là. Mais je savais où nous allions et surtout j'avais compris que Stallman en personne était la plus haute des montagnes et qu'en étant assis sur ses épaules on voyait bien plus loin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Newton et consorts jusqu'à Bernard de Chartres avaient raison. Nous sommes des nains juchés sur les épaules des géants et c'est ce qui s'est passé : Stallman était un géant, je me suis juché sur ses épaules et j'ai vu le monde. Donc d'une certaine manière on pourrait dire 1993, ou 1995, ce qu'on peut dire en tout cas c'est que j'en ai fait de plus en plus plus car il y avait de plus en plus de travail. Mais je ne pouvais pas me multiplier par neuf ! Et puis d'un coup l'espace temps à gonflé et on s'est tous rendu compte que c'était arrivé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En gros, la réponse est que j'étais là avant le Big Bang et le temps n'existait pas encore. Beaucoup de personnes ont commencé à s'y référer seulement après que tout cela ait vraiment commencé. Mon point de vue est que tout cela entre dans la continuité de quelque chose qui a commencé il y a bien longtemps, c'est le renversement d'une singularité dans le déroulement du temps. Microsoft a, un temps, réussi à faire croire que le logiciel pouvait être un produit. Maintenant ce n'est que rarement un produit. L'information technologique précisant la façon dont nous et nos cerveaux numériques existent, ce n'est pas un produit, c'est une culture, c'est l'empreinte d'un être humain en interaction avec les autres. C'est comme la littérature, ça ne peut être un produit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Donc, nous sommes en train de découvrir qu'il s'agit d'une culture engendrée par des communautés; nous aurions pu nous en rendre compte en 1965 où en 1970. C'était difficile à voir en 1990 mais c'est devenu évident (rires) en 2006. Pour moi il s'agit plus, d'un point de vue historique, de mettre un terme à une confusion temporaire plutôt que de parler d'un mystèrieux et étrange point de départ qui aurait surgit d'on ne sait où.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/05/15/#rev-pnote-247-1&quot; id=&quot;pnote-247-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Grand merci à Ripat, Ziouplaboum et Olivier pour la traduction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/05/15/#rev-pnote-247-2&quot; id=&quot;pnote-247-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Grand merci à Xavier Marchegay pour le sous-titrage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;          </description>
    
    
    
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