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  <title>Framablog - Tag - Stallman</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 06 Jan 2009 09:00:10 +0100</pubDate>
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    <title>La tête dans les nuages mais les pieds sur terre</title>
    <link>http://www.framablog.org/index.php/post/2009/01/04/cloud-computing-logiciel-libre-vie-privee</link>
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    <pubDate>Sun, 04 Jan 2009 19:58:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Don Rico</dc:creator>
        <category>Logiciel Libre</category>
        <category>Confidentialite</category><category>Donnees</category><category>Google</category><category>Stallman</category>    
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/_img/flickr/.nicholas-t_cc-by_s.jpg&quot; alt=&quot;Nicholas T - CC by&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;Nicholas T - CC by&quot; /&gt;GMail, Google Apps, Zoho, Flickr, Del.icio.us, Box.net, Wuala, DropBox, Plaxo&amp;#8230; Ça vous parle&amp;#160;? Vous savez, ces applications en ligne (ou Web Apps) pratiques et séduisantes qui poussent comme des champignons aux quatre coins de la Toile, souvent accompagnées de la mention &lt;em&gt;beta&lt;/em&gt; pour faire hi-tech. On a même trouvé un terme pour englober tout ce petit monde, le très à la mode &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Cloud_computing&quot;&gt;Cloud Computing&lt;/a&gt;, soit l&amp;#8217;informatique &lt;em&gt;dans les nuages&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;dématérialisée&lt;/em&gt;&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2009/01/04/#pnote-401-1&quot; id=&quot;rev-pnote-401-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Que celui qui n&amp;#8217;a pas un compte chez l&amp;#8217;un de ces services en ligne me jette la première pierre. Reconnaissons qu&amp;#8217;il est fort commode, notamment pour qui travaille sur plusieurs postes ou de façon nomade, de pouvoir accéder à ses courriels, à ses documents et à certaines données depuis n&amp;#8217;importe quel PC (voire téléphone mobile) à condition de disposer d&amp;#8217;une connexion Internet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais n&amp;#8217;est-on pas en droit de s&amp;#8217;inquiéter de savoir que tant de nos données se baladent on ne sait trop où dans l&amp;#8217;espace virtuel&amp;#160;? Plaxo, par exemple, avait été critiqué à ses débuts car assez porté sur le spam et l&amp;#8217;exploitation peu scrupuleuse des carnets d&amp;#8217;adresses qu&amp;#8217;on lui confiait (même si ce service a depuis redressé la barre). Quid des documents créés avec Google Docs, des fichiers conservés chez Box.net, des mails échangés avec GMail&amp;#160;? De plus en plus de grands groupes ou de start-ups se lancent sur ce marché apparemment juteux et se battent pour posséder nos données.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a quelque temps déjà, plusieurs voix s&amp;#8217;élevaient contre contre ces services en ligne&amp;#160;: &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Larry_Ellison&quot;&gt;Larry Ellison&lt;/a&gt;, le fondateur d&amp;#8217;Oracle, &lt;a href=&quot;http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39383711,00.htm&quot;&gt;qualifiait le Cloud Computing de mode&lt;/a&gt;, et &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Stallman&quot;&gt;Richard Stallman&lt;/a&gt;, dans un entretien accordé au quotidien anglais &lt;a href=&quot;http://www.guardian.co.uk/&quot;&gt;The Guardian&lt;/a&gt;, allait plus loin &lt;a href=&quot;http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39383753,00.htm?xtor=EPR-100&quot;&gt;en taxant ces services en ligne de pièges&lt;/a&gt;. Stallman mettait en garde les utilisateurs contre ces Web Apps et le stockage de données personnelles sur les serveurs d&amp;#8217;entreprises commerciales&amp;#160;: selon lui, confier ses données à de tels services revient à en perdre le contrôle et pose donc les mêmes problèmes que l&amp;#8217;utilisation des logiciels propriétaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Stallman, qui n&amp;#8217;a pas l&amp;#8217;habitude de faire dans la nuance, recommandait donc de n&amp;#8217;utiliser aucun de ses services et de leur préférer nos bonnes vieilles applis &lt;em&gt;en dur&lt;/em&gt; sur lesquelles nous gardons tout contrôle. (Nul doute qu&amp;#8217;il pensait par là à la &lt;a href=&quot;http://www.framakey.org/&quot;&gt;Framakey&lt;/a&gt;&amp;#8230;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tim O&amp;#8217;Reilly, dans son blog, s&amp;#8217;est lui aussi penché sur la question et a publié un &lt;a href=&quot;http://radar.oreilly.com/2008/07/open-source-and-cloud-computing.html&quot;&gt;billet&lt;/a&gt; assez fourni, dans lequel il estime qu&amp;#8217;il faudrait appliquer au Cloud Computing les principes de l&amp;#8217;Open Source et rappelle qu&amp;#8217;il avait déjà mis en garde contre le verrouillage du Web, pourtant basé sur des programmes et outils Open Source, par des applications Web 2.0.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette question de la confidentialité, du contrôle des données et de l&amp;#8217;indépendance de l&amp;#8217;utilisateur face au logiciel concerne tous ceux qui ont un usage intensif du Web et de l&amp;#8217;outil informatique, mais semble cruciale pour les adeptes du logiciel libre, très sensibles à ces questions. Comme dans le software classique, certains acteurs du Cloud Computing proposent des solutions libres. C&amp;#8217;est le cas de &lt;a href=&quot;http://www.clipperz.com/&quot;&gt;Clipperz&lt;/a&gt;, qui a développé un gestionnaire de mots de passe et d&amp;#8217;informations personnelles sous licence GPL.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur le blog de Clipperz , un des auteurs appelle les utilisateurs et les développeurs à agir pour préserver la liberté et la confidentialité &lt;em&gt;dans les nuages&lt;/em&gt;, et propose quelques mesures pour que les applications Web 2.0 soient en accord avec les valeurs du libre, du point de vue des licences et du comportements des navigateurs Internet par exemple. On y retrouve par billet interposé Richard Stallman, avec qui l&amp;#8217;auteur s&amp;#8217;est entretenu et qui y va lui aussi de ses conseils.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Histoire de redescendre un peu sur terre après tant de temps passé dans les nuages, nous vous présentons donc la traduction de ce billet, réalisée par notre équipe Framalang.&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Liberté et protection de la vie privée en ligne&amp;#160;: agissez&amp;#160;!&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.clipperz.com/users/marco/blog/2008/05/30/freedom_and_privacy_cloud_call_action&quot;&gt;Freedom and Privacy in the Cloud – a call for action&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Marco – 30 mai 2008 - Clipperz&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;(Traduction Framalang&amp;#160;: Olivier, Burbumpa et Don Rico)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce message traite de la liberté. La liberté de posséder vos données et la liberté d&amp;#8217;utiliser des logiciels libres. Vous devriez aussi pouvoir exiger ces libertés et en jouir quand vous utilisez des applications web.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si vous soutenez le &lt;a href=&quot;http://www.fsf.org/&quot;&gt;mouvement du logiciel libre&lt;/a&gt;, vous pouvez facilement opter pour Gimp au lieu de Photoshop, pour Firefox au lieu d&amp;#8217;Internet Explorer. Vous pouvez également protéger le caractère privé de vos données en utilisant les outils de cryptage disponibles (&lt;a href=&quot;http://gnupg.org/&quot;&gt;GPG&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.truecrypt.org/&quot;&gt;TrueCrypt&lt;/a&gt;&amp;#8230;). Mais dès qu&amp;#8217;il s&amp;#8217;agit d&amp;#8217;applications web, tout se complique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les avantages des applications web – ou web apps – (accessibles partout et tout le temps, mises à jour transparentes, stockage fiable, &amp;#8230;) sont nombreux, mais bien souvent les utilisateurs perdent la liberté d&amp;#8217;étudier, de modifier et de discuter du code source qui fait tourner ces web apps.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De plus, nous sommes contraints de confier nos données aux fournisseurs de ces web apps (marque-pages, documents rédigés, copies des discussions, informations financières et désormais&amp;#8230; &lt;a href=&quot;http://googleblog.blogspot.com/2008/02/google-health-first-look.html&quot;&gt;dossiers médicaux&lt;/a&gt;) qui ne résident alors plus sur nos disques durs mais qui sont rangés quelque part &lt;em&gt;dans les nuages&lt;/em&gt;. Ce n&amp;#8217;est pas vraiment une situation confortable de devoir choisir entre aspect pratique et liberté.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Que l&amp;#8217;on soit clair&amp;#160;: les web apps sont formidables et je les adore. Mais je pense que le moment est venu de réclamer plus de liberté et de confidentialité. Voilà comment nous pouvons obtenir ces deux résultats en trois étapes.&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;1. Choisissez l&amp;#8217;AGPL&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Quelle est l&amp;#8217;importance de l&amp;#8217;&lt;a href=&quot;http://www.gnu.org/licenses/agpl.html&quot;&gt;AGPL&lt;/a&gt;&amp;#160;? Si vous êtes un fournisseur de services et que vos services s&amp;#8217;appuient sur des logiciels placés sous licence AGPL, vous devez rendre le code source disponible à toute personne utilisant ce service. La FSF suggère dans ses &lt;a href=&quot;http://www.gnu.org/licenses/gpl-howto.html&quot;&gt;directives&lt;/a&gt; de placer un lien &lt;em&gt;Source&lt;/em&gt; qui renvoie à une archive contenant le code source directement dans l&amp;#8217;interface de l&amp;#8217;application web.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(Ne me demandez pas pourquoi la communauté des logiciels libres a mis tant de temps à réagir&amp;#160;!)&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Mesures&lt;/h5&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Aider Clipperz à mettre au point une &lt;em&gt;suite AGPL&lt;/em&gt;&amp;#160;: un ensemble d&amp;#8217;applications web répondant aux besoins les plus courants.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Cette suite devrait comprendre&amp;#160;: un traitement de texte, un logiciel de discussion, un gestionnaire de mots de passe, un carnet d&amp;#8217;adresses, un pense-bête, un calendrier, un gestionnaire de marque-pages &amp;#8230; Et chaque web app devra être soumise à la licence AGPL&amp;#160;! Vous pourrez alors oublier Google, del.icio.us, Plaxo, Meebo &amp;#8230; à moins qu&amp;#8217;ils ne se mettent à l&amp;#8217;AGPL aussi.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Nous avons déjà deux candidats pour certains postes (&lt;a href=&quot;https://blueimp.net/ajax/&quot;&gt;Ajax Chat&lt;/a&gt; pour les discussions en ligne et, bien sûr, &lt;a href=&quot;http://www.clipperz.com/learn_more&quot;&gt;Clipperz&lt;/a&gt; pour le gestionnaire de mots de passe), mais la plupart des places sont encore à pourvoir&amp;#160;!&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Aider Clipperz à diffuser les bienfaits de l&amp;#8217;AGPL auprès des développeurs de projets web open-source. Demandez-leur de se convertir à l&amp;#8217;AGPL.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h4&gt;2. Ajoutez-y une pointe de divulgation nulle de données&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Les développeurs Web, comme les utilisateurs, connaissent encore assez peu les possibilités offertes par le chiffrage via un navigateur pour rendre les applications web aussi sécurisées et confidentielles que les logiciels classiques.&lt;/p&gt;






&lt;p&gt;Chez Clipperz, nous voulons apporter une nouvelle vision que nous appelons &lt;em&gt;les web apps à divulgation nulle de données&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.clipperz.com/users/marco/blog/2007/08/24/anatomy_zero_knowledge_web_application&quot;&gt;description plus détaillée ici&lt;/a&gt;) qui associe l&amp;#8217;idée d&amp;#8217;un hébergement auquel même l&amp;#8217;hébergeur n&amp;#8217;a pas accès et un ensemble de règles basées sur le credo &lt;em&gt;confidentialité absolue&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce nom est aussi bien un hommage au chiffrage (une &lt;em&gt;garantie de divulgation nulle de données&lt;/em&gt; est un protocole de chiffrage standard) que la promesse d&amp;#8217;une relation particulière entre l&amp;#8217;utilisateur et le fournisseur d&amp;#8217;application. Le serveur hébergeant la web app peut ne rien savoir sur ses utilisateurs, pas même leurs identifiants&amp;#160;! Clipperz applique cette vision pour mettre en œuvre son &lt;a href=&quot;http://www.clipperz.com/&quot;&gt;gestionnaire de mots de passe en ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Mesures&lt;/h5&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Appliquer les techniques &lt;em&gt;divulgation nulle de données&lt;/em&gt; à chaque composant de la &lt;em&gt;suite AGPL&lt;/em&gt;. Convertir une application web à l&amp;#8217;architecture &lt;em&gt;divulgation nulle&lt;/em&gt; n&amp;#8217;est pas simple, mais chez Clipperz nous avons développé un savoir-faire important et nous serons heureux de partager aussi bien ces connaissances que le code de base.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Nous pourrons ainsi finalement jouir d&amp;#8217;un traitement de texte en ligne qui ne pourra pas lire nos documents, un logiciel de discussion qui n&amp;#8217;enregistrera pas nos conversations, un wiki sur lequel on pourra conserver sans crainte des données importantes, etc.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Établir et maintenir à jour une liste des Fournisseurs de Service d&amp;#8217;Application (&lt;em&gt;NdT&amp;#160;: ASP pour Application Service Provider en anglais&lt;/em&gt;) qui hébergent la suite complète sous AGPL. Cette référence sera utile à tous ceux qui attachent de l&amp;#8217;importance aux logiciels libres et à la confidentialité mais ne possèdent pas les compétences et les ressources pour faire tourner des web apps sur leur propre serveur.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h4&gt;3. Créer un navigateur plus intelligent&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;On y est presque, mais il nous reste encore à fournir aux utilisateurs de web apps un environnement encore plus flexible et sécurisé. Dans la pratique, du fait de l&amp;#8217;architecture des web apps à &lt;em&gt;divulgation nulle de données&lt;/em&gt;, le serveur réalise de façon générale les tâches suivantes&amp;#160;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;charger le code Javascript dans le navigateur de l&amp;#8217;utilisateur (charger le programme)&amp;#160;;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;authentifier l&amp;#8217;utilisateur (optionnel et par un protocole à &lt;em&gt;divulgation nulle de données&lt;/em&gt;)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;rapatrier et stocker les données chiffrées demandées par le navigateur de l&amp;#8217;utilisateur.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Logiciel libre est synonyme de contrôle total de ce qui se passe sur mon ordinateur. Se posent alors deux questions&amp;#160;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Comment faire tourner une version modifiée du code Javascript à la place de celui chargé par le serveur&amp;#160;?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Comment être alerté des modifications apportées au code Javascript que le serveur envoie à mon navigateur&amp;#160;?&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;J&amp;#8217;ai récemment eu l&amp;#8217;immense honneur d&amp;#8217;échanger mes idées avec &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/tag/Stallman&quot;&gt;Richard Stallman&lt;/a&gt; lui-même au sujet de ces problèmes, et il a suggéré une solution futée pour les résoudre tous les deux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Stallman propose d&amp;#8217;ajouter une fonctionnalité au navigateur qui permette à l&amp;#8217;utilisateur de dire&amp;#160;: &amp;#171;&amp;#160;Quand tu charges l&amp;#8217;URL X, utilise le code Javascript de l&amp;#8217;URL Y comme s&amp;#8217;il venait de l&amp;#8217;URL X&amp;#160;&amp;#187;. Si l&amp;#8217;utilisateur fait appel à cette fonctionnalité, il peut utiliser sa propre copie du code Javascript et peut toujours échanger des données avec le serveur hébergeant l&amp;#8217;application web.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un navigateur possédant cette capacité pourrait aussi facilement vérifier si le script Java de l&amp;#8217;URL X est différent du script Java sauvegardé à l&amp;#8217;URL Y. Si l&amp;#8217;utilisateur fait confiance à la version courante du code Javascript de l&amp;#8217;URL X, il peut en faire une copie à l&amp;#8217;URL Y et sera ainsi alerté de tout changement. Cette solution protège l&amp;#8217;utilisateur du code malveillant qu&amp;#8217;il pourrait exécuter sans le savoir dans son navigateur, du code qui pourrait voler ses données et détruire l&amp;#8217;architecture à divulgation nulle d&amp;#8217;information.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Mesures&amp;#160;:&lt;/h5&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Écrire des extensions pour les principaux navigateurs libres (Mozilla, Webkit, &amp;#8230;) qui mettent en œuvre l&amp;#8217;idée de Stallman.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;



&lt;p&gt;Militer pour l&amp;#8217;adjonction de la &amp;quot;suite AGPL&amp;quot; et des navigateurs améliorés pré-cités dans les distributions GNU/Linux.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Continuez à lire ce blog où je posterai de nouveaux articles régulièrement.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.clipperz.com/contact&quot;&gt;Faites-moi part&lt;/a&gt; de vos commentaires et suggestions.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Faites passez le message au travers de vos blogs, de vos messages sur les forums, &amp;#8230;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Faites un &lt;a href=&quot;http://www.clipperz.com/donations&quot;&gt;don&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Et le meilleur pour la fin&amp;#160;: comment nommeriez-vous cet ambitieux projet&amp;#160;? Faites-moi part de vos idées dans les commentaires&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2009/01/04/#rev-pnote-401-1&quot; id=&quot;pnote-401-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Crédit photo&amp;#160;: &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/nicholas_t/485834409/&quot;&gt;Nicholas T&lt;/a&gt; (Creative Commons By)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;          </description>
    
    
    
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    <title>La documentation sur le logiciel libre doit-elle être libre ?</title>
    <link>http://www.framablog.org/index.php/post/2009/01/01/logiciels-manuels-tutoriels-documentations-libres</link>
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    <pubDate>Thu, 01 Jan 2009 18:46:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>aKa</dc:creator>
        <category>Free Culture</category>
        <category>Debat</category><category>Framabook</category><category>FSF</category><category>Sesamath</category><category>Stallman</category><category>Traduction</category><category>Wikipédia</category>    
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/_img/flickr/.kennymatic_cc-by_s.jpg&quot; alt=&quot;Kennymatic - CC by&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;Kennymatic - CC by&quot; /&gt;Tous les livres devraient-ils être «&amp;#160;libres&amp;#160;», au sens où ils seraient tous placés sous une &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_libre&quot;&gt;licence libre&lt;/a&gt;&amp;#160;? Bien évidemment non. Si un auteur (romancier, essayiste, historien, poète&amp;#8230;) ne souhaite pas voir son ouvrage modifié ou commercialisé sans son consentement, il en va de son plus respectable choix. Et puis n&amp;#8217;oublions pas qu&amp;#8217;au bout d&amp;#8217;un certain temps le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Domaine_public_en_droit_de_la_propri%C3%A9t%C3%A9_intellectuelle_fran%C3%A7ais&quot;&gt;domaine public&lt;/a&gt; prend le relai (temps peut-être un peu trop long actuellement mais là n&amp;#8217;est pas le propos).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il existe cependant certains domaines bien précis où l&amp;#8217;adoption de telles licences est à évaluer avec attention, surtout si l&amp;#8217;objectif visé est l&amp;#8217;édition, le partage et la diffusion de la connaissance, et plus particulièrement de la connaissance «&amp;#160;en perpétuel mouvement&amp;#160;». On peut ainsi sans risque affirmer que l&amp;#8217;encyclopédie &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/tag/Wikipedia&quot;&gt;Wikipédia&lt;/a&gt; et les manuels scolaires de &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/tag/Sesamath&quot;&gt;Sésamath&lt;/a&gt; ne seraient pas ce qu&amp;#8217;ils sont sans les licences libres qui les accompagnent.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quant à la documentation des logiciels libres, ce choix apparait si ce n&amp;#8217;est «&amp;#160;naturel&amp;#160;» en tout cas cohérent et pertinent. Car il s&amp;#8217;agit non seulement d&amp;#8217;une question de principe et de fidélité aux licences des logiciels libres mais également d&amp;#8217;une question d&amp;#8217;efficacité et de qualité collectivement déclinées. Avec à la clé une ressource utile et disponible constituant un atout supplémentaire pour faire connaître et diffuser le logiciel libre traité&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2009/01/01/#pnote-396-1&quot; id=&quot;rev-pnote-396-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C&amp;#8217;est ce que vient nous rappeler cet article du site &lt;a href=&quot;http://www.gnu.org/&quot;&gt;Gnu.org&lt;/a&gt; que nous avons choisi de reproduire ici et qui encourage les éditeurs à vendre des manuels sous licences libres lorsque le sujet de l&amp;#8217;ouvrage est un logiciel libre (ce qui n&amp;#8217;est pas le cas actuellement, à quelques rares exceptions près comme, désolé pour la citation réflexive, la collection &lt;a href=&quot;http://www.framabook.org/&quot;&gt;Framabook&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est bien évident que le principal frein est d&amp;#8217;ordre financier. Les éditeurs «&amp;#160;traditionnels&amp;#160;» du monde informatique en langue française (Eyrolles, Dunod, ENI, Pearson, Campus Press, Micro Application&amp;#8230;) imaginent qu&amp;#8217;une mise sous licence libre de leurs ouvrages aurait un impact négatif sur les ventes, les bénéfices et le retour sur investissement. Cela reste difficile à prouver car la perte de clients potentiels (qui se contenteraient de la version numérique «&amp;#160;gratuite&amp;#160;») est susceptible d&amp;#8217;être compensée par une plus large publicité faite aux ouvrages en particulier parmi l&amp;#8217;active et influente communauté du logiciel libre francophone (sans même évoquer la question du «&amp;#160;capital sympathie&amp;#160;» de l&amp;#8217;éditeur qui pourrait s&amp;#8217;en trouver là renforcée).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Wikipédia a atteint en quelques semaines les objectifs de sa campagne de dons (six millions de dollars), Sésamath possède des salariés rémunérés avant tout grâce à la «&amp;#160;vente physique&amp;#160;» de leurs manuels pourtant sous licence libre. Quant au plus modeste projet Framabook, son &lt;a href=&quot;http://www.framabook.org/ubuntu.html&quot;&gt;volume sur Ubuntu&lt;/a&gt; dépasse aujourd&amp;#8217;hui les trois mille exemplaires achetés quand bien même cet achat se fasse encore presque exclusivement en ligne (et ce n&amp;#8217;est pas fini puisqu&amp;#8217;Ubuntu est bien partie pour durer encore un petit bout de temps).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;N&amp;#8217;ayez pas peur, comme dirait l&amp;#8217;autre. Il me tarde de voir par exemple l&amp;#8217;excellente collection &lt;a href=&quot;http://www.editions-eyrolles.com/Collection/1490/acces-libre&quot;&gt;Accès Libre&lt;/a&gt; d&amp;#8217;Eyrolles porter encore mieux son nom.&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Logiciels et manuels libres&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.gnu.org/philosophy/free-doc.html&quot;&gt;Free Software and Free Manuals&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;GNU.org - dernière mise à jour&amp;#160;: 24 mars 2008&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;(Traduction&amp;#160;: Benjamin Drieu)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le plus grand défaut des systèmes d&amp;#8217;exploitation libres n&amp;#8217;est pas dans le logiciel, mais dans le manque de bons manuels libres que nous pouvons y inclure. Beaucoup de nos programmes les plus importants ne sont pas fournis avec des manuels complets. La documentation est une partie essentielle de tout logiciel; quand un logiciel libre important n&amp;#8217;est pas fourni avec un manuel libre, c&amp;#8217;est un manque majeur. Aujourd&amp;#8217;hui, nous avons de nombreux manques importants.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a de nombreuses années, j&amp;#8217;ai voulu essayer d&amp;#8217;apprendre Perl. J&amp;#8217;avais une copie d&amp;#8217;un manuel libre, mais je ne l&amp;#8217;ai pas trouvé facile d&amp;#8217;accès. Lorsque j&amp;#8217;ai demandé à des utilisateurs de Perl s&amp;#8217;il existait une alternative, ils me dirent qu&amp;#8217;il y avait de meilleurs manuels d&amp;#8217;introduction, mais que ceux-ci n&amp;#8217;étaient pas libres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais pourquoi cela&amp;#160;? Les auteurs de ces bons manuels les ont écrit pour O&amp;#8217;Reilly Associates, qui les publie sous des termes restrictifs (pas de copie, pas de modification, les sources ne sont pas disponibles). Cela les exclut de la communauté du logiciel libre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce n&amp;#8217;était pas la première fois que ce genre de choses se produisait, et (malheureusement pour notre communauté) c&amp;#8217;en est loin d&amp;#8217;être fini. Les éditeurs de manuels propriétaires ont encouragé un grand nombre d&amp;#8217;auteurs à restreindre leurs manuels depuis. J&amp;#8217;ai souvent entendu un utilisateur de GNU me parler d&amp;#8217;un manuel qu&amp;#8217;il était en train d&amp;#8217;écrire et avec lequel il comptait aider le projet GNU, puis décevoir mes espoirs en expliquant qu&amp;#8217;il avait signé un contrat avec un éditeur qui restreindrait son manuel de telle manière que nous ne pourrions pas l&amp;#8217;utiliser.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Etant donné la rareté de bons rédacteurs en langue anglaise parmi les programmeurs, nous ne pouvons pas nous permettre de perdre des manuels de cette manière.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L&amp;#8217;intérêt d&amp;#8217;une documentation libre (tout comme pour un logiciel libre) est la liberté, pas le prix. Le problème avec ces manuels n&amp;#8217;était pas que O&amp;#8217;Reilly Associates vende les versions imprimées de ses manuels, ce qui est bon en soi. (La Free Software Foundation  &lt;a href=&quot;http://www.gnu.org/doc/doc.html#DescriptionsOfGNUDocumentation&quot;&gt;vend aussi des impressions&lt;/a&gt; des &lt;a href=&quot;http://www.gnu.org/doc/doc.html&quot;&gt;manuels GNU&lt;/a&gt;). Mais les manuels GNU sont disponibles sous forme de code source, alors que ces manuels-là ne sont disponibles que sous forme imprimée. Les manuels de GNU sont distribués avec la permission de les copier et de les modifier; mais pas ces manuels de Perl. Ces restrictions sont le problème.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les conditions à remplir pour un manuel libre sont à peu près les mêmes que pour un logiciel; il s&amp;#8217;agit de donner à tous les utilisateurs certaines libertés. La redistribution (y compris une distribution commerciale) doit être autorisée afin que le manuel accompagne chaque copie du programme, de manière électronique ou imprimée. Permettre les modifications est crucial aussi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En règle générale, je ne crois pas qu&amp;#8217;il soit essentiel que nous ayons la permission de modifier toutes sortes d&amp;#8217;articles ou de livres. Les problèmes de l&amp;#8217;écriture ne sont pas forcément les mêmes que ceux du logiciel. Par exemple, je ne crois pas que vous ou moi devrions nous sentir obligés de donner la permission de modifier des articles tels que celui-ci, qui décrivent nos actions et nos positions.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais il y a une raison particulière pour laquelle la liberté de modifier des documentations libres traitant de logiciels libres est cruciale. Lorsque les programmeurs exercent leur droit de modifier un logiciel et d&amp;#8217;ajouter ou de modifier des fonctionnalités, s&amp;#8217;il sont consciencieux, ils changeront aussi le manuel afin de pouvoir fournir une documentation précise et utilisable avec leur propre version du programme. Un manuel qui interdirait aux programmeurs d&amp;#8217;être consciencieux et de finir leur travail, ou qui leur imposerait d&amp;#8217;écrire un nouveau manuel à partir de zéro s&amp;#8217;ils modifient le programme ne répond pas aux besoins de notre communauté.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Même si un refus total des modifications est inacceptable, quelques limites sur la manière de modifier une documentation ne pose pas de problème. Par exemple, il est normal d&amp;#8217;avoir des injonctions de préserver la notice de copyright originale, les termes de distribution ou la liste des auteurs. Il n&amp;#8217;y a pas non plus de problème à demander que les versions modifiées incluent une notice expliquant qu&amp;#8217;il s&amp;#8217;agit d&amp;#8217;une version modifiée, et même d&amp;#8217;avoir des sections entières qui ne puissent ni être supprimées ni être modifiées, du moment qu&amp;#8217;il ne s&amp;#8217;agit pas de sections ayant trait à des sujets techniques (certains manuels GNU en ont).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce type de restrictions n&amp;#8217;est pas un problème, car d&amp;#8217;une manière pratique elles n&amp;#8217;empêchent pas le programmeur consciencieux d&amp;#8217;adapter le manuel pour correspondre au programme modifié. En d&amp;#8217;autres termes, elles n&amp;#8217;empêchent pas la communauté du logiciel libre de faire son oeuvre à la fois sur le programme et sur le manuel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De toutes façons, il doit être possible de modifier toute la partie &lt;em&gt;technique&lt;/em&gt; du manuel&amp;#160;; sinon ces restrictions bloquent la communauté, le manuel n&amp;#8217;est pas libre, et nous avons besoin d&amp;#8217;un autre manuel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malheureusement, il est souvent difficile de trouver quelqu&amp;#8217;un pour écrire un autre manuel quand un manuel propriétaire existe déjà. L&amp;#8217;obstacle est que la plupart des utilisateurs pensent qu&amp;#8217;un manuel propriétaire est suffisament bon, alors ils ne ressentent pas le besoin d&amp;#8217;écrire un manuel libre. Il ne voient pas qu&amp;#8217;un système d&amp;#8217;exploitation libre a une fissure qui nécessite un colmatage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourquoi ces utilisateurs pensent-ils que les manuels propriétaires sont suffisament bons&amp;#160;? La plupart ne se sont pas penchés sur le problème. J&amp;#8217;espère que cet article sera utile dans ce sens.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D&amp;#8217;autres utilisateurs considèrent les manuels propriétaires acceptables pour la même raison qu&amp;#8217;énormément de personnes considèrent le logiciel propriétaire acceptable&amp;#160;: ils pensent en termes purement pratiques, sans mettre la liberté en compte. Ces personnes sont attachées à leurs opinions, mais comme ces opinions découlent de valeurs qui n&amp;#8217;incluent pas la liberté, ils ne sont pas un modèle pour ceux d&amp;#8217;entre nous qui s&amp;#8217;attachent à la liberté.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je vous encourage à parler de ce problème autour de vous. Nous continuons à perdre des manuels au profit d&amp;#8217;éditions propriétaires. Si nous faisons savoir que les manuels propriétaires ne sont pas suffisants, peut-être que la prochaine personne qui voudra aider GNU en écrivant de la documentation réalisera, avant qu&amp;#8217;il soit trop tard, qu&amp;#8217;elle devra avant tout la rendre libre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous pouvons de plus encourager les éditeurs à vendre des manuels libres et dénués de copyright au lieu de manuels propriétaires. Une façon de le faire est de vérifier les termes de distribution de manuels avant de les acheter, et de préférer les manuels sans copyright à des manuels copyrightés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La reproduction exacte et la distribution intégrale de cet article est permise sur n&amp;#8217;importe quel support d&amp;#8217;archivage, pourvu que cette notice soit préservée.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2009/01/01/#rev-pnote-396-1&quot; id=&quot;pnote-396-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Crédit photo&amp;#160;: &lt;a href=&quot;http://flickr.com/photos/kwl/2510060169/&quot;&gt;Kennymatic&lt;/a&gt; (Creative Commons By)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;          </description>
    
    
    
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    <title>Ces logicels qui ont les tripes à l'air...</title>
    <link>http://www.framablog.org/index.php/post/2008/12/05/ces-logicels-qui-ont-les-trippes-a-l-air</link>
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    <pubDate>Fri, 05 Dec 2008 12:29:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>aKa</dc:creator>
        <category>Logiciel Libre</category>
        <category>Communaute</category><category>Presse</category><category>Stallman</category><category>Troll</category><category>Ubuntu</category>    
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/_img/flickr/.superbomba_cc-by-sa_s.jpg&quot; alt=&quot;Superbomba - CC by-sa&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;Superbomba - CC by-sa&quot; /&gt;Donnons un peu la parole à nos contradicteurs ou tout du moins à ceux qui regardent nos gesticulations avec cynisme et ironie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;François-Xavier Ajavon nous propose en effet dans le Causeur.fr un &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.causeur.fr/liberons-nous-du-libre,1449&quot;&gt;article&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; débridé et frondeur qui a retenu ce matin mon attention. Il y a à boire et à manger mais certains passages valent stylistiquement le détour.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le titre annonce la couleur&amp;#160;: &lt;em&gt;«&amp;#160;Libérons-nous du libre - Le logiciel libre, nouvel opium du peuple 2.0&amp;#160;?&amp;#160;»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une courte introduction rappelant que l&amp;#8217;informatique aime la mythologie (et dire qu&amp;#8217;il a commencé dans son garage) et les grandes messes occultes des gourous (Steve Jobs à l&amp;#8217;Apple Expo), on entre dans le vif du sujet. Morceaux choisis et annotés&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/12/05/#pnote-375-1&quot; id=&quot;rev-pnote-375-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Il convient d’examiner l’une des dernières expressions de cette religiosité&amp;#160;: la mythologie libertaire et «&amp;#160;morale&amp;#160;» qui entoure les logiciels libres.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Soit. Allons-y…&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Selon l’encyclopédie «&amp;#160;collaborative&amp;#160;» Wikipédia&amp;#160;: «&amp;#160;Un logiciel libre est un logiciel dont la licence dite libre donne à chacun le droit d’utiliser, d’étudier, de modifier, de dupliquer, de donner et de vendre ledit logiciel sans contrepartie.&amp;#160;» Ces logiciels «&amp;#160;libres&amp;#160;» et gratuits s’opposent aux logiciels dits «&amp;#160;propriétaires&amp;#160;» ou «&amp;#160;privateurs&amp;#160;» (dans le jargon de cette mouvance). Non seulement ces applications «&amp;#160;libres&amp;#160;» sont la plupart du temps absolument gratuites, mais elles ont littéralement les tripes à l’air&amp;#160;: n’importe qui peut prendre connaissance de leur structure, de leur fonctionnement, et peut les modifier à loisir…&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ces logiciels qui ont littéralement les tripes à l’air…&lt;/em&gt; Excellente formule pour caractériser le code source ouvert des logiciels libres, j&amp;#8217;en fais mon titre, tiens&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On notera par ailleurs la présence continue des «&amp;#160;guillemets&amp;#160;» qui distillent le doute.&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;On dirait ces définitions forgées pour notre modernité, dont l’un des moteurs est la perpétuelle apologie de la «&amp;#160;liberté&amp;#160;», de la «&amp;#160;transparence&amp;#160;», de «&amp;#160;l’interaction&amp;#160;», du «&amp;#160;collectif&amp;#160;», de la «&amp;#160;gratuité&amp;#160;», etc.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Il faudrait préciser car pour le coup cela mériterait un vrai débat. Mais passons aux intall-party…&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;J’apprends dans la presse que de mystérieuses «&amp;#160;Install Party&amp;#160;» sont presque sur le point de se substituer aux offices catholiques dominicaux (&amp;#8230;) Qu’est-ce qu’une «&amp;#160;Install Party&amp;#160;»&amp;#160;? Un événement festif, se déroulant souvent dans une «&amp;#160;salle polyvalente&amp;#160;» municipale, durant lequel des militants associatifs du «&amp;#160;libre” sont à la disposition des quidams voulant transformer leurs ordinateurs «&amp;#160;infidèles&amp;#160;» et asservis aux logiciels commerciaux, en ordinateurs «&amp;#160;libérés&amp;#160;» et modernes (&amp;#8230;) Ce genre de réunions Tuperware du «&amp;#160;logiciel libre&amp;#160;» a lieu un peu partout en France, pour “convertir&amp;#160;» vertueusement nos vieux PC poussifs, victimes d’une triste addiction aux logiciels commerciaux, en bêtes de course, équipés de pied en cap en applications libres, détachées de tout «&amp;#160;marché »… le tout sous le patronage symbolique d’un nom emprunté à une culture sub-saharienne du tiers-monde. C’est dire…&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Le nom emprunté à la culture sub-saharienne du tiers-monde, vous aurez reconnu… Ubuntu&amp;#160;! Quant aux install-party, &lt;em&gt;réunions Tuperware du logiciel libre&lt;/em&gt;, y&amp;#8217;a pas à dire il a le sens de la formule&amp;#160;! Et Stallman alors il n&amp;#8217;en prend pas pour son grade&amp;#160;? Patience, nous y sommes…&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Bref, le «&amp;#160;logiciel libre&amp;#160;», c’est l’attirail de camping complet&amp;#160;: valeurs, philosophie, convictions politiques, fatras new-âge… Stallman, en visite à Montbéliard&amp;#160;: «&amp;#160;Un programme libre est démocratique. C’est la somme des contributions individuelles de ceux qui l’ont utilisé et transformé. Par contre, un programme privateur de liberté est la dictature de celui qui l’a développé. Un instrument pour imposer son pouvoir aux utilisateurs.&amp;#160;» Démocratie versus dictature, rien que ça… fantasme d’un univers «&amp;#160;non marchand&amp;#160;» – à venir – contre l’atroce marché libéral des flux économiques et des échanges commerciaux , no logo et tutti quanti. Il n’y va pas avec le dos de la cuiller, le gourou open space.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le gourou open space…&lt;/em&gt; Et pourquoi pas le gourou d&amp;#8217;secours d&amp;#8217;un monde en péril tant qu&amp;#8217;on y est ;-)&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;C’est que, pour ce militant des droits de l’Homme, la question dépasse largement le cadre de l’informatique. Elle soulève aussi des questions éthiques et politiques. On imagine que les dirigeants mondiaux ainsi taclés ne s’en sont pas remis. «&amp;#160;Le logiciel propriétaire est immoral et ne doit pas exister…&amp;#160;», dit-il encore, pas à court d’une sottise. Le monde tremble sur ses bases.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Je ne sais pas si &lt;em&gt;le monde tremble sur ses bases&lt;/em&gt; mais l&amp;#8217;industrie informatique et culturelle commence à se poser des questions oui (cf loi DADVSI, Hadopi, Paquet Télécoms, etc.).&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Bref, le «&amp;#160;logiciel libre&amp;#160;» est en pointe dans le combat contre le grand méchant loup libéral, symbolisé par l’infâme Bill Gates qui se nourrit chaque matin de dix enfants innocents, et de deux vierges cuites à l’étouffée.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Sans oublier quatre chatons écrasés. Et pour conclure…&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Combat pour la morale comme l’expliquait le 1er décembre Le Monde de l’Education&amp;#160;: «&amp;#160;Au delà de la question économique, les motivations sont aussi d’ordre philosophique ou éthique&amp;#160;: selon Jean-Pierre Archambault, chargé de mission au CNDP&amp;#160;: «&amp;#160;les valeurs de partage et d’indépendance véhiculées par le logiciel libre sont fondamentalement en phase avec les missions de l’école et la culture enseignante&amp;#160;».&amp;#160;» On frissonne en imaginant cette «&amp;#160;culture enseignante&amp;#160;» qui s’oppose à l’Ancien régime de la France moisie… du «&amp;#160;privé&amp;#160;», des pratiques de consommation individualistes (aller à la Fnac et acheter un logiciel aliéné, créé par des ingénieurs esclaves de leur entreprise…), du repli sur soi, de l’indifférence à autrui, du cynisme, et même d’une forme de proto-fascisme doux… le monde de ceux qui se plient à la vie telle qu’elle est, et non telle qu’elle «&amp;#160;devrait&amp;#160;» être.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Au final une drôle d&amp;#8217;impression parce qu&amp;#8217;il y a caricature et douce moquerie sans criantes contre-vérités. Je ne suis même pas sûr que cet article fasse réellement du tort au logiciel libre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et vous, qu&amp;#8217;en pensez-vous&amp;#160;?&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/12/05/#rev-pnote-375-1&quot; id=&quot;pnote-375-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Crédit photo&amp;#160;: &lt;a href=&quot;http://flickr.com/photos/superbomba/2695107275/&quot;&gt;Superbomba&lt;/a&gt; (Creative Commons By-Sa)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;          </description>
    
    
    
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    <title>Wikipédia en route vers la licence Creative Commons By-Sa</title>
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    <pubDate>Tue, 02 Dec 2008 01:07:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>aKa</dc:creator>
        <category>Wikipédia</category>
        <category>CC</category><category>FSF</category><category>Stallman</category><category>Wikipedia</category>    
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/_img/flickr/.drunkprincess_cc-by_s.jpg&quot; alt=&quot;Drunkprincess - CC by&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;Drunkprincess - CC by&quot; /&gt;Il y a à peine un mois la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_pour_le_logiciel_libre&quot;&gt;Free Software Foundation&lt;/a&gt; sortait la version 1.3 de sa licence de documentation libre la &lt;a href=&quot;http://www.gnu.org/licenses/fdl-1.3.html&quot;&gt;GNU Free Documentation License&lt;/a&gt; (ou GNU FDL).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ceci peut apparaître totalement anodin, d'autant qu'il ne s'agit d'une d'une version intermédiaire avant la 2.0, mais c'est en fait un évènement à marquer d'une pierre blanche dans la petite histoire de la « culture libre ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette nouvelle version a en effet été principalement motivée pour répondre au souhait de la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikimedia_Foundation&quot;&gt;Wikimedia Foundation&lt;/a&gt; de pouvoir changer la licence du contenu de ses projets, la fameuse encyclopédie libre Wikipédia en tête.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À sa création en 2001 Wikipédia a certainement adopté la meilleure des licences libres existantes, à savoir justement la GNU Free Documentation License. Or cette licence a été principalement créée pour la documentation de logiciels libres et posséde certaines contraintes qui peuvent compliquer la vie des utilisateurs de l'encyclopédie. Ainsi un enseignant qui souhaite distribuer l'imprimé d'un article de Wikipédia à ses élèves doit nécessairement y adjoindre l'intégralité de la licence (à savoir plusieurs pages) quand bien même l'article considéré ne remplit pas une page. Dans la pratique notre enseignant ne le fait généralement pas et se retrouve donc à ne pas respecter les termes de la licence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De plus sont arrivées dans l'intervalle les licences Creative Commons avec le succès que l'on sait. Plus souples, mieux adaptées aux contenus culturels (textes, multimédias...) et possédant une traduction juridique officielle dans de nombreux pays, elles ont été massivement adoptées par les auteurs de l'ère numérique. Et d'ailleurs la grande majorité des images, sons et vidéos qui apparaissent aujourd'hui dans Wikipédia se trouvent être placés sous licence Creative Commons (et plus précisément les plus libres de la gamme, à savoir la By et By-Sa).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On peut affirmer sans risque de se tromper que si Wikipédia avait vu le jour en 2008, elle aurait choisi la licence &lt;a href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr&quot;&gt;Creative Commons By-Sa&lt;/a&gt;&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/12/01/#pnote-368-1&quot; id=&quot;rev-pnote-368-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le problème c'est qu'elle n'a jamais pu envisager cela parce que les deux licences étaient incompatibles. C'est justement cette incompatibilité que vient de lever la Free Software Foundation dans la nouvelle version de sa licence GNU FDL modifiée quasiment sur mesure pour que Wikipédia puisse passer sous Creative Commons By-Sa.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans la mesure où Free Software Foundation ne souhaite pas voir toutes les ressources sous GNU FDL suivre le même chemin, la clause est restreinte aux wikis créés avant le premier novembre 2008 et s'arrêtera après le 1er août 2009. Autrement dit la Wikimedia Foundation a quelques mois pour se décider mais il serait étonnant qu'elle ne profite pas d'une opportunité qu'elle a elle-même ardemment désirée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et pour ajouter plus de poids encore à cette information rien de telle que la traduction de l'annonce de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Lawrence_Lessig&quot;&gt;Larry Lessig&lt;/a&gt; sur son &lt;a href=&quot;http://lessig.org/blog/&quot;&gt;blog&lt;/a&gt; où il témoigne aussi bien de son enthousiasme que de sa reconnaissance envers Richard Stallman&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/12/01/#pnote-368-2&quot; id=&quot;rev-pnote-368-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Nouvelle de la plus haute importance émanant de la Free Software Foundation&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lessig.org/blog/2008/11/enormously_important_news_from.html&quot;&gt;Enormously important news from the Free Software Foundation&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Lawrence Lessig - le 3 novembre 2008&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;(Traduction Framalang : Olivier)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La Free Software Foundation a publié la nouvelle version 1.3 de sa GNU Fre&lt;a href=&quot;http://www.gnu.org/licenses/fdl-1.3.html&quot;&gt;e Document License&lt;/a&gt;. La section 11 de cette licence permet (principalement) maintenant à certains wikis d'être publiés sous licence &lt;a href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/&quot;&gt;Creative Commons Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique (By-Sa v3.0)&lt;/a&gt; à condition que le changement de licence soit effectué avant le 1er août 2009. Ceci implique donc que la communauté Wikipédia a le choix de modifier sa licence au profit d'une licence Creative Commons (voir &lt;a href=&quot;http://www.gnu.org/licenses/fdl-1.3-faq.html&quot;&gt;la FAQ&lt;/a&gt; pour cette amendement).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est un changement d'une importance majeure pour la communauté de la culture libre, difficile de le nier. Un défaut élémentaire du mouvement de la culture libre actuel est que la licence qui protège son projet le plus important, Wikipédia, le rend incompatible avec une qmajorité d'autres contenus du mouvement de la culture libre. Une solution pour y remédier serait évidemment de tout mettre sous Free Document License (FDL). Mais cette licence a été créée à l'origine pour les manuels et pour certaines raisons techniques elle était peu (voire parfois pas du tout) adaptée à d'autres types importants de contenu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette modification devrait maintenant permettre l'interopérabilité des projets de culture libre, tout comme la prédominance de la GNU GPL permet l'interopérabilité entre les projets de logiciels libres. Cette modification abat des obstacles inutiles et contre-productifs à la diffusion et au développement de la culture libre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Richard Stallman y est pour beaucoup dans ce changement. Nombreux étaient en effet ceux qui pensaient qu'il n'autoriserait jamais le changement de licence d'un Wikipédia devenu par sa licence FSF l'exemple emblématique de son mouvement pour les libertés. Car c'est de cela qu'il est question, tout comme le système d'exploitation GNU/Linux qui a été rendu possible par son mouvement, Wikipedia a été rendu possible par la liberté qu'offre la FDL. Qu'un homme moins noble que Richard Stallman trouve toute sorte d'excuses pour faire opposition à ce changement serait compréhensible.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais voici les mots de Richard, en 2002 et dans un autre contexte : &lt;em&gt;« Si nous ne  voulons pas vivre dans la jungle, nous devons changer notre manière de faire. Nous devons commencer par faire comprendre à tout le monde qu'un bon citoyen est une personne qui coopère quand cela s'avère nécessaire... »&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous pouvez ajouter « bon citoyen » à la liste des grandes qualités de ce père de la liberté moderne.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/12/01/#rev-pnote-368-1&quot; id=&quot;pnote-368-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] On notera que Framasoft s'est aussi retrouvé avec ce dilemme quand sont apparues les licences Creative Commons, dilemme que nous avons résolu par le « tour de passe-passe » consistant à adopter au choix les deux licences en question pour notre contenu. Ce qui donne depuis 2004 : &lt;em&gt;« Sauf mention contraire, le site est placé sous double licence Creative Commons By-Sa et GNU Free Documentation License »&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/12/01/#rev-pnote-368-2&quot; id=&quot;pnote-368-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Crédit photo : &lt;a href=&quot;http://flickr.com/photos/drunkprincess/2271274458/&quot;&gt;Drunkprincess&lt;/a&gt; (Creative Commons By)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;          </description>
    
    
    
          <comments>http://www.framablog.org/index.php/post/2008/12/01/wikipedia-bientot-sous-licence-creative-commons-by-sa#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Sur la place des grands hommes du logiciel libre</title>
    <link>http://www.framablog.org/index.php/post/2008/10/26/les-heros-du-logiciel-libre</link>
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    <pubDate>Sun, 26 Oct 2008 18:39:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>aKa</dc:creator>
        <category>Free Culture</category>
        <category>Drupal</category><category>Google</category><category>RedHat</category><category>Shuttleworth</category><category>Stallman</category><category>Torvalds</category><category>Wales</category><category>Wikipedia</category>    
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;À ces quelques noms, la communauté du logiciel libre reconnaissante !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous ne serez pas forcément d'accord avec le choix de l'auteur&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/10/26/#pnote-343-1&quot; id=&quot;rev-pnote-343-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; mais nous sommes aussi là pour en discuter dans les commentaires ;-)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;PS : Le titre est un peu provocateur eu égard à un récent billet sur &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/10/21/femmes-et-logiciels-libres&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;les femmes et le logiciel libre&lt;/a&gt;, d'autant qu'il y a bien &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Pamela_Jones&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;une femme&lt;/a&gt; dans le lot. On pourra également remarquer qu'il n'y a pas beaucoup de non américains.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/heroes/screenshot_free-software-magazine.jpg&quot; alt=&quot;Copie d'écran - Free Software Magazine&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Les héros du logiciel libre : de Stallman à Google, les figures emblématiques grâce à qui tout est devenu possible.&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.freesoftwaremagazine.com/columns/free_software_heroes_stallman_google_list_inspiring_individuals_who_made_everything_&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Free software heroes: from Stallman to Google, a list of inspiring individuals who made everything possible&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Tony Mobily - 15/06/2008 - Free Software Magazine&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans chaque domaine, on trouve un certain nombre d'acteurs majeurs qui ont consacré beaucoup de leur temps aux idées auxquelles ils croyaient. Tous nous rappellent qu'il revient à chacun d'entre nous de changer la donne et d'écrire l'histoire. Leur travail touche un grand nombre de personnes et peut avoir une influence extraordinaire sur notre façon de voir et de percevoir le monde.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le monde du logiciel libre compte lui aussi ses héros. Vous connaissez déjà sans doute bon nombre d'entre eux; et si ce n'est pas le cas, il est fort probable que vous utilisiez tous les jours le fruit de leur travail.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le but de cet article est à la fois de leur rendre hommage et d'offrir un résumé à ceux qui découvrent l'univers du logiciel libre.&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Quelques figures emblématiques&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/heroes/richard-stallman_chrys_cc-by-nc-sa.jpg&quot; alt=&quot;Richard Stallman&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Richard Stallman&lt;/strong&gt;. Pour RMS, difficile de savoir par où commencer. C'est lui qui a initié le projet GNU, composante majeure du système d'exploitation GNU/Linux, en 1983 (vous lisez bien : mille neuf cent quatre-vingt trois !), et fondé la Free Software Foundation en 1985. C'est également lui qui a écrit le compilateur C GNU, oui, l'outil permettant de transformer le langage de programmation en code exécutable. Il consacre la majeure partie de son temps à l'action politique et à la promotion du logiciel libre. Pour avoir une idée de ce que dévouement veut dire, lisez &lt;a href=&quot;http://www.stallman.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;son blog&lt;/a&gt; et consultez son agenda de voyages plus que surchargé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pamela Jones&lt;/strong&gt;. Encore un bel exemple de dévouement : Pamela Jones est l'auteure de &lt;a href=&quot;http://www.groklaw.com/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Groklaw&lt;/a&gt;, le site qui a sans doute sauvé GNU/Linux et le logiciel libre en général des griffes de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/SCO_contre_Linux&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;SCO&lt;/a&gt; et de Microsoft. Pamela Jones est quelqu'un d'époustouflant : ces trois dernières années, elle a signé un millier d'articles, et une grande partie d'entre eux sont des papiers très fouillés qui ont eu un écho retentissant dans toute l'industrie des nouvelles technologies.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/heroes/linus-torvalds_trevino_cc-by-nc-sa.jpg&quot; alt=&quot;Linus Torvalds&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Linus Torvalds&lt;/strong&gt;. C'est lui qui a codé Linux, le noyau, sans lequel les applications GNU ne pourraient fonctionner. Le noyau de Linus, qui est arrivé à point nommé, a été distribué sous licence GPL (établie par Richard Stallman) en 1991. Linux est une composante essentielle du projet GNU/Linux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/heroes/mark-shuttleworth_sfllaw_cc-by-sa.jpg&quot; alt=&quot;Mark Shuttleworth&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mark Shuttleworth&lt;/strong&gt;. C'est le fondateur de Canonical, la société qui a créé la distribution Ubuntu Linux. La version abrégée de la biographie de Shuttleworth est simple : il a gagné une fortune en vendant Thawte (qui fabriquait des certificats numériques) à VeriSign. Il a ensuite suivi le programme d'entraînement des cosmonautes Russes et est allé dans l'espace. À son retour, il a fondé Canonical afin de créer Ubuntu Linux, que l'on peut considérer comme la plus populaire et la plus innovante des distributions GNU/Linux destinées aux utilisateurs finaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/heroes/larry-page_laughing-squid_cc-by-nc_sergey-brin_jdlasica_cc-by-nc.jpg&quot; alt=&quot;Larry Page - Sergey Brin&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Larry Page et Sergey Brin&lt;/strong&gt;. Les créateurs de Google. Indépendamment de la grosse faute d'orthographe que cache ce mot (&lt;em&gt;NdT : Le terme exact est googol, qui définit le nombre 10 suivi de cent zéros&lt;/em&gt;), vous en avez sans doute entendu parler : on tape quelques mots sur leur page Web, et l'on obtient comme par magie une liste pertinente de pages qui s'y rapportent… jetez-y donc un coup d'œil à l'occasion ! Bien que Google ne soit pas une entreprise qui se consacre au logiciel libre, et qu'une bonne partie de leurs logiciels soient au contraire sous licence propriétaire, ils ont néanmoins produit une quantité importante de logiciels libres et (plus important encore) contribué à la création de standards ouverts facilitant l'usage des logiciels libres (par exemple OpenSocial – en opposition à Facebook, ou Android – en opposition à l'iPhone et à Windows Mobile).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/heroes/matthew-szulik_dfarber_cc-by-nc_bob-young_joi_cc-by.jpg&quot; alt=&quot;Matthew Szulik - Bob Young&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bob Young et Matthew Szulik&lt;/strong&gt;. Bob Young est le fondateur de Red Hat, une des entreprises de logiciel libre connaissant le plus de succès. Sous la direction de Young, Red Hat s'est imposée comme la distribution GNU/Linux la plus implantée dans le domaine des serveurs. Les contributions de Red Hat au noyau Linux et au logiciel libre en général sont innombrables. Matthew Szulik a pris la succession de Young à la tête de Red Hat et a accru le succès de l'entreprise. Plus important encore, Szulik aurait eu un dîner célèbre (mais qui n'a jamais été avéré) avec Steve Ballmer, le PDG de Microsoft, qui aurait tenté de le convaincre de signer avec Microsoft un accord compromettant concernant les brevets. Szulik a refusé, même si un tel accord se serait révélé fort lucratif pour Red Hat. Le signer aurait causé un tort immense au monde du logiciel libre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/heroes/jimmy-wales_joi_cc-by.jpg&quot; alt=&quot;Jimmy Wales&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jimmy Wales&lt;/strong&gt;. C'est le créateur d'un autre site dont vous avez dû entendre parler : Wikipédia. Inutile que je vous fournisse un lien : tapez ce qui vous passe par la tête dans Google (voir ci-dessus : c'est le moteur de recherche sympa dont je vous parlais un peu plus tôt), et il y a de fortes chances qu'une ou plusieurs pages de Wikipédia apparaissent dans les résultats... La technologie sur laquelle est basée Wikipédia est disponible sous une licence libre (GPL). C'est bien ça – la licence créée par Richard Stallman (voir plus haut). Même si Wikipédia en soi n'est pas un logiciel libre, c'était une des premières fois (voire la toute première) qu'on appliquait la philosophie du libre à un domaine ne relevant pas de la technique. Et depuis, son succès est énorme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/heroes/lawrence-lessig_joi_cc-by.jpg&quot; alt=&quot;Lawrence Lessig&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lawrence Lessig&lt;/strong&gt;. Il est à l'origine des licences Creative Commons, grâce auxquelles les artistes peuvent distribuer leurs œuvres sous des licences fonctionnant selon les principes du Libre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/heroes/tim-berners-lee_scott-henrichsen_cc-by.jpg&quot; alt=&quot;Tim Berners Lee&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sir Tim Berners-Lee&lt;/strong&gt;. L'inventeur du Wold Wide Web (&lt;em&gt;NdT : L'Internet comme on le connaît aujourd'hui&lt;/em&gt;) Il a préféré mettre gratuitement ses spécifications (HTTP et HTML) à la disposition de tous plutôt que de demander à des entreprises et à des développeurs de se conformer à des accords inacceptables afin de respecter des termes soi-disant non-discriminatoires. Sans lui, l'Internet pourrait être aujourd'hui la chasse gardée de protocoles propriétaires de l'acabit de MSN ou AOL, et en proie au chaos. Et quand je dis chaos, je pèse mes mots.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/heroes/blake-ross_laughing-squid_cc-by-nc.jpg&quot; alt=&quot;Blake Ross&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Blake Ross&lt;/strong&gt;. C'est celui qui, alors qu'il était encore adolescent (en 2003), s'est rendu compte que le mouvement du Libre disparaissait du paysage des navigateurs parce qu'aucun navigateur libre et léger n'était disponible. Il a donc initié un fork de Mozilla et créé un autre logiciel dont vous avez sans doute entendu parler : Firefox. La suite, vous la connaissez. En fait, c'est une suite qui totalise 25% de parts de marché, résultat impressionnant sachant qu'il faut télécharger et installer volontairement sa copie de Firefox, contrairement à ce qui est livré directement avec Windows.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/heroes/dries-buytaert_shai-g_cc-by-nc.jpg&quot; alt=&quot;Dries Buytaert&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dries Buytaert&lt;/strong&gt;. L'inventeur de Drupal, l'un des meilleurs CMS (Système de gestion de contenu) disponibles à l'heure actuelle. (Oui je sais, je ne suis pas objectif, puisque je suis un des développeurs de Drupal.) La plupart des internautes n'utilisent pas Drupal, mais nombreux sont ceux qui fréquentent des sites construits avec cet outil.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/heroes/keith-packard_ctudball_cc-by-sa.jpg&quot; alt=&quot;Keith Packard&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Keith Packard&lt;/strong&gt;. C'est l'instigateur du projet XOrg, un fork de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/XFree86&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;XFree86&lt;/a&gt;. Grâce à lui, GNU/Linux possède aujourd'hui un sous-système graphique d'une qualité extraordinaire. Dans &lt;a href=&quot;http://lwn.net/Articles/27673/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;un entretien&lt;/a&gt;, qui date de 2003, Keith Packard explique en partie comment cet épisode s'est déroulé. À noter qu'au moment de l'entretien, rien n'était encore acquis, et XOrg n'était encore plus ou moins qu'une « idée ». À présent, c'est une réalité solide dans le monde du Libre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/heroes/bram-cohen_thomas-hawk_cc-by-nc.jpg&quot; alt=&quot;Bram Cohen&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bram Cohen&lt;/strong&gt;. Le petit génie de la mathématique qui a créé BitTorrent. À contre courant de la tendance générale, il a mis à disposition gratuitement les spécifications de son protocole. BitTorrent est depuis un outil crucial pour le logiciel libre, car il rend possible le téléchargement de distributions qui ne cessent de se développer. D'autres (cf : la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/RIAA&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;RIAA&lt;/a&gt;) ne voient pas du même œil le potentiel de ce protocole.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/heroes/michael-tiemann_joi_cc-by.jpg&quot; alt=&quot;Michael Tiemann&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michael Tiemann&lt;/strong&gt;. Il a fondé &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Cygnus_Solutions&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Cygnus&lt;/a&gt; en 1989. Cygnus Solutions fut une des premières tentatives de « monétiser » le logiciel libre. Tiemann a aussi codé le compilateur C++ GNU et travaillé sur le compilateur et débogueur C GNU, deux logiciels d'une importance cruciale sans lequel le monde des nouvelles technologies ne serait pas le même.&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Le monde s'ils n'avaient pas été là&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;À quoi ressemblerait le monde si ces personnages clé avaient préféré embrasser une carrière de plombier ? On pourrait avancer que si ça n'avait pas été eux, d'autres s'en seraient peut-être chargé. Mais dans le cas qui nous intéresse, c'est bien ce « peut-être » qui interpelle (soulevant la question plus théorique de la liste des « ça s'est joué à pas grand chose »).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans Pamela Jones, nombreux sont ceux (et j'en fais partie) qui pensent que le procès de SCO contre Linux aurait pu beaucoup plus mal se finir. Sans Stallman, le mouvement du Libre serait loin d'être aussi solide et organisé. Sans Shuttleworth, une distribution GNU/Linux propriétaire aurait pu prédominer sur le marché (ce qui était en train de se profiler, petit à petit, avec Linspire). Sans Larry Page et Sergey Brin, pas de Google. Pas de Summer of Code. Pas d'Android. Pas d'OpenSocial, la liste est longue comme le bras. Sans Bob Young et Matthew Szulik, pas de chef de file bien défini sur le marché des serveurs GNU/Linux, ou, pis encore, Red Hat aurait pu céder à la pression de Microsoft et signer un accord désastreux sur les brevets. Sans Jimmy Wales, pas de Wikipédia. Sans Lawrence Lessig, des milliers d'œuvres d'art ne seraient pas disponibles sur le World Wide Web. Et d'ailleurs, sans Sir Tim Berners-Lee, il n'y aurait même pas de World Wide Web. Sans Blake Ross, vous n'auriez sans doute pas d'autre choix que d'utiliser Internet Explorer pour aller sur Internet. Sans Dries Buytaert, Drupal n'existerait pas. Sans Keith Packard, nous serions coincés avec le XFree86 monolithique que nous connaissions avant, plus ou moins libre mais pas vraiment.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans eux, en gros, le monde serait aujourd'hui bien plus gris.&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Faire partie du club, ça vous tente ?&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;À la lecture de cet article, vous voyez sans doute où je veux en venir : tous ces acteurs du Libre sont des gens brillants, dévoués et prêts à consacrer une grande part de leur vie à l'amélioration du monde dans lequel nous vivons.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un des aspects formidables des logiciels libres, c'est qu'il s'agit d'un monde sans barrières. Peut y entrer qui veut. Votre nom pourrait bien figurer un jour dans cette liste. Pour y parvenir, il suffit de fournir une somme de travail phénoménale et de nourrir une immense passion pour le domaine, quel qu'il soit, auquel vous la consacrez.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quant à moi, je ne figure pas dans cette liste, même si je crois en rêver depuis toujours. Je fais de mon mieux au sein de Free Software Magazine, et chaque fois que la lassitude ou le manque d'inspiration me saisissent, je pense à ceux qui ont rendu possible l'existence de cet univers, et m'efforce d'en faire autant, et aussi bien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À notre niveau, nous n'apporterons pas forcément à l'édifice des pièces aussi majeures que celles de Sir Tim Berners-Lee, Richard Stallman ou Pamela Jones, mais rien ne nous empêche d'essayer.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/10/26/#rev-pnote-343-1&quot; id=&quot;pnote-343-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Traduction Don Rico sous l'œil avisé de Burbumpa et Olivier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;          </description>
    
    
    
          <comments>http://www.framablog.org/index.php/post/2008/10/26/les-heros-du-logiciel-libre#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Citation de Stallman</title>
    <link>http://www.framablog.org/index.php/post/2008/09/22/citation-de-stallman</link>
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    <pubDate>Mon, 22 Sep 2008 00:53:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>aKa</dc:creator>
        <category>Free Culture</category>
        <category>Stallman</category>    
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/divers/photos/richard-stallman-with-olpc_stephen-birch_cc-by.jpg&quot; alt=&quot;Richard Stallman with OLPC - Stephen Birch - CC-By&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sir &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/tag/stallman&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Richard Matthew Stallman&lt;/a&gt; a dit :&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Appréciez votre liberté, ou vous la perdrez, nous apprend l'Histoire. « Ne nous ennuyez pas avec la politique », répondent ceux qui ne veulent pas apprendre.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Version originale :&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Value your freedom, or you will lose it, teaches history. &amp;quot;Don't bother us with politics&amp;quot;, respond those who don't want to learn.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Citation extraite de l'article &lt;a href=&quot;http://www.gnu.org/philosophy/linux-gnu-freedom.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Linux, GNU, and freedom&lt;/a&gt; traduit &lt;a href=&quot;http://www.gnu.org/philosophy/linux-gnu-freedom.fr.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;en français&lt;/a&gt; dans son intégralité&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/09/22/#pnote-328-1&quot; id=&quot;rev-pnote-328-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/09/22/#rev-pnote-328-1&quot; id=&quot;pnote-328-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Crédit photo : &lt;a href=&quot;http://flickr.com/photos/sgbirch/2455471248/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Richard Stallman with OLPC&lt;/a&gt; par &lt;em&gt;Stephen Birch&lt;/em&gt; sous licence Creative Commons BY.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;          </description>
    
    
    
          <comments>http://www.framablog.org/index.php/post/2008/09/22/citation-de-stallman#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Un bon anniversaire au projet GNU !</title>
    <link>http://www.framablog.org/index.php/post/2008/09/04/le-projet-gnu-celebre-ses-25-ans</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:c3e67adec6b910f3184c9f36c2794885</guid>
    <pubDate>Thu, 04 Sep 2008 10:21:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>aKa</dc:creator>
        <category>Logiciel Libre</category>
        <category>CC</category><category>FSF</category><category>Stallman</category><category>Video</category>    
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;Le logiciel libre ne serait pas devenu ce qu'il est aujourd'hui sans le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_GNU&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;projet GNU&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est pourquoi nous nous associons à&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Stephen_Fry&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; Stephen Fry&lt;/a&gt;&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/09/04/#pnote-306-1&quot; id=&quot;rev-pnote-306-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;, grande célébrité outre-Manche, pour lui souhaiter un joyeux vingt-cinquième anniversaire&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/09/04/#pnote-306-2&quot; id=&quot;rev-pnote-306-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;div style=&quot;text-align: center; padding: 20px 0px;&quot;&gt;
&lt;object data=&quot;http://www.framablog.org/media/video/flash/flvplayer.swf?file=http://www.framablog.org/media/video/flash/stephen-fry_happy-birthday_gnu.flv&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; height=&quot;320&quot; width=&quot;450&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.framablog.org/media/video/flash/flvplayer.swf?file=http://www.framablog.org/media/video/flash/stephen-fry_happy-birthday_gnu.flv&quot; /&gt;&lt;/object&gt;
&lt;/div&gt;



&lt;p&gt;Au train où vont les choses le prochain quart de siècle promet d'être tout aussi passionnant...&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.gnu.org/fry/happy-birthday-to-gnu.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;URL d'origine de la vidéo&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://ftp.gnu.org/video/Stephen_Fry-Happy_Birthday_GNU-hq_600px_780kbit_fr.ogv&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Lien direct vers la vidéo au format OGG (34 Mo)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/09/04/#rev-pnote-306-1&quot; id=&quot;pnote-306-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Au delà de sa notoriété le choix de Stephen Fry est tout sauf un hasard tant il dit souvent tout le bien qu'il pense du logiciel libre sur son &lt;a href=&quot;http://www.stephenfry.com/blog/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;blog&lt;/a&gt; ou dans les colonnes du Guardian où il tient &lt;a href=&quot;http://www.guardian.co.uk/profile/stephenfry&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;chronique&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/09/04/#rev-pnote-306-2&quot; id=&quot;pnote-306-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Vidéo sous licence Creative Commons BY-ND.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;          </description>
    
    
    
          <comments>http://www.framablog.org/index.php/post/2008/09/04/le-projet-gnu-celebre-ses-25-ans#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Let's play with Google Insights Search</title>
    <link>http://www.framablog.org/index.php/post/2008/08/23/google-insights-search</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:7ee280a2b14ab61e1260eae2c23061da</guid>
    <pubDate>Sat, 23 Aug 2008 17:17:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>aKa</dc:creator>
        <category>Free Culture</category>
        <category>Google</category><category>Linux</category><category>Stallman</category><category>Torvalds</category><category>Troll</category>    
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_linux_world_12-months.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Linux - Monde&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous voyez la carte ci-dessus ? Elle correspond à la distribution mondiale de recherches Google sur le mot-clé « linux » ces douze derniers mois.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les dix premiers pays sont les suivants :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_linux_world_12-months_countries.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Linux - Monde - Pays&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et les dix premières villes sont les suivantes :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_linux_world_12-months_cities.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Linux - Monde - Villes&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces informations proviennent de &lt;a href=&quot;http://www.google.com/insights/search/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Google Insights Search&lt;/a&gt;, nouveau service d'analyse des requêtes des internautes mis à dispositon par Google (et ne concernant donc que les requêtes effectuées via le moteur Google).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il fait suite, en l'améliorant, au service Google Trends que j'avais utilisé dans &lt;a href=&quot;http://framablog.org/index.php/post/2008/04/21/and-the-winner-is-ubuntu&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;un précédent billet&lt;/a&gt; pour évoquer l'évolution de certaines distributions GNU/Linux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'idée c'est de comparer et contextualiser certaines requêtes dans le temps et dans l'espace mais aussi par rapport au nombre total des toutes les requêtes effectuées.&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Linux en France&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;Pour illustrer mon propos conservons l'exemple « linux » mais cette fois-ci restreint au territoire français (toujours pour les douze derniers mois, ce qui est bien entendu paramétrable).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La première chose qui est proposée c'est une courbe d'évolution dans le temps considéré (ici donc pour « linux » en France c'est à peu près stable).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_linux_france_12-months_graph.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Linux - France - Graphique&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Puis la repartition région par région :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_linux_france_12-months.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Linux - France&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec le détail des dix premières régions :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_linux_france_12-months_regions.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Linux - France - Régions&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Que signifient ces chiffres à droite (qui n'apparaissent que si vous êtes connecté à un compte Google, eh oui, on a rien sans rien) ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La première région étant la Franche-Comté (bravo pour elle !) elle est automatiquement affublée de la centaine. Cette première place veut dire, si j'ai bien compris, que parmi toutes les requêtes Google effectuées en France, c'est dans cette région que la proportion de recherches « linux » est le plus grande. Notez que cela ne nous indique pas la proportion (ou pourcentages) de requêtes « linux » par rapport à toutes les requêtes Google faites depuis la Franche-Comté sur la période (qui doit être bien faible de toutes les façons). Toujours est-il que c'est la Franche-Comté qui donne le la (le 100) et les autres régions qui suivent en conséquence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je me trompe peut-être mais du coup je lis qu'il y a environ un tiers de chercheurs Google « linux » en moins en Midi-Pyrénées (65) et quasiment moitié moins en Alsace (52). Au risque de me répéter on peut donc affirmer que selon Google il y aurait deux fois plus de chercheurs « linux » en Franche-Comté qu'en Alsace.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce qui ne signifie nullement qu'il y aurait deux fois plus de postes sous GNU/Linux en Franche-Comté qu'en Alsace parce qu'on peut très bien imaginer qu'un jour une région soit tellement &lt;em&gt;à la pointe Linux&lt;/em&gt; qu'elle n'ait plus besoin de faire des recherches sur le terme générique « linux » (mais plutôt sur « bash », « emacs » ou que sais-je encore).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sinon, on a aussi les villes :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_linux_france_12-months_cities.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Linux - France - Villes&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans la mesure où Google ne prend pas uniquement le mot-clé « linux » en considération mais référence également les requêtes connexes qui contiennent ou non ce mot-clé, il nous est proposé deux tableaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le premier tableau est constitué du top ten des requêtes associées au mot-clé « linux » (là encore si vous avez un compte Google vous aurez la possibilité d'avoir plus de dix résultats en téléchargeant le fichier CSV associé à votre recherche) :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_linux_france_top-searches.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Linux - France - top requêtes&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le second tableau est constitué des requêtes associées au mot-clé « linux » ayant connu le plus forte hausse sur la période étudiée (&lt;em&gt;Breakout&lt;/em&gt; signifie que la hausse dépasse 5000% !) :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_linux_france_rising-searches.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Linux - France - requêtes en hausse&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À la lecture de ces tableaux on peut supputer par exemple qu'Ubuntu est bien la reine des distributions en France (mais que Mandriva n'est pas morte), que les linuxiens ont de plus en plus envie de jouer sur leur ordi et que l'&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/04/20/eeepc-jeanne-marie-decouvre-le-logiciel-libre&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Eeepc&lt;/a&gt; (sous Xandros) a bien été le phénomène annoncé.&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Digne de confiance ?&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;Bon, c'est bien gentil tout ça mais l'outil est-il fiable ? Telle est la question qui en fait n'aura pas de réponse. D'abord parce que la localisation via notre adresse IP n'est pas d'une rigueur absolue. Et ensuite parce que Google garde jalousement ses données et ses algorithmes de calculs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La seule chose qu'il soit possible de faire c'est de taper des requêtes dont vous les résultats sont attendus afin de vérifier si l'outil est conforme à votre prévisions. Ainsi si l'on tape  « &lt;a href=&quot;http://www.google.com/insights/search/#cat=&amp;amp;q=mar%C3%A9e&amp;amp;geo=FR&amp;amp;date=today%2012-m&amp;amp;clp=&amp;amp;cmpt=q&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;marée&lt;/a&gt; » (en France) ce sont bien les régions de la côte atlantique qui apparaissent en premier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce n'est pas très scientifique tout ça mais plusieurs exemples du même acabit m'ont fait supposer que globalement Google Insights Search donne des tendances plausibles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je pense néanmoins que des pays encore peu connectés peuvent venir fausser certains résultats car on se retrouve alors proportionnellement avec des internautes locaux pionniers et donc à mon avis plus technophiles que la moyenne. Et puis il y a aussi la question des langues, des alphabets différents, etc. N'hésitez pas à apporter d'autres bémols dans les commentaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En tout cas fiable ou pas, je suis sûr que de nombreux &lt;em&gt;marketeux&lt;/em&gt; vont prendre d'assaut l'outil pour affiner leurs prochaines campagnes commerciales !&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Quelques exemple d'un monde libre qui se cherche&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;Ces précautions d'usage étant posées, on peut faire mumuse avec l'outil, d'autant qu'il est permis de comparer plusieurs requêtes entre elles.&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Quelques distributions GNU/Linux&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Comparons mondialement &lt;a href=&quot;http://www.google.com/insights/search/#cat=&amp;amp;q=ubuntu%2Cfedora%2Cmandriva%2Copensuse%2Cdebian&amp;amp;geo=&amp;amp;date=today%2012-m&amp;amp;clp=&amp;amp;cmpt=q&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Ubuntu, Fedora, Mandriva, OpenSuse et Debian&lt;/a&gt;. On retrouve bien la suprématie actuelle d'Ubuntu (aucune idée de la signification du 84 derrière Ubuntu, par contre je pense là encore qu'on peut supposer qu'Ubuntu est environ dix-sept fois plus recherchée que Mandriva).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_distros-linux_world_12-months.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Distros - Monde&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au niveau des trois pays de tête ça donne :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Cuba, Italie, Indonésie pour Ubuntu&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Sri-Lanka, Inde, Taïwan pour Fedora&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Russie, République Tchèque, Biélorussie (et France cinquième) pour Mandriva&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;République Tchèque, Russie, Allemagne pour OpenSuse&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Cuba, Biélorussie, République Tchèque pour Debian.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Si l'on se restreint à la France, ça bouge un peu puisque par exemple Mandriva s'en sort mieux face à Ubuntu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_distros-linux_france_12-months.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Distros - France&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;La petite guerre des suites bureautiques&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;J'ai tenté de comparer les suites bureautiques &lt;a href=&quot;http://www.google.com/insights/search/#cat=&amp;amp;q=ms%20office%2Cmicrosoft%20office%2Copen%20office%2Copenoffice%2Copenoffice.org&amp;amp;geo=&amp;amp;date=today%2012-m&amp;amp;clp=&amp;amp;cmpt=q&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;MS Office et OpenOffice.org&lt;/a&gt; (comparaison difficile en raison des différentes appellations)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le monde (avec l'Allemagne et la France qui se classent premières pour « open office ») :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_office_world_12-months.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Office - Monde&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et en France :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_office_france_12-months.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Office - France&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On s'en sort bien sur ce coup là ;-)&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Open Source vs Free Software&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Comparons les requêtes &lt;a href=&quot;http://www.google.com/insights/search/#cat=&amp;amp;q=%22open%20source%22%2C%22free%20software%22&amp;amp;geo=&amp;amp;date=today%2012-m&amp;amp;clp=&amp;amp;cmpt=q&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;« Open Source » et « Free Software »&lt;/a&gt;. On constate tout d'abord que « Open Source » est plus demandé que « Free Software ». Va-t-il finir par s'imposer ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_floss_world_12-months.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - FLOSS - Monde&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce sont plusieurs villes indiennes (Delhi en tête), Djakarta et Singapour qui remportent la palme des recherches « Free Software ». Alors que les villes « Open Source » sont San Francisco, encore Delhi, puis Milan, Amsterdam, Washington, Sydney, Londres. Il y a clairement là une différence géographique (et éventuellement sociale).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En France cela ne sera à rien de comparer car « Free Software » est remplacé par « Logiciel Libre ». Du coup on obtient &lt;a href=&quot;http://www.google.com/insights/search/#cat=&amp;amp;q=%22open%20source%22%2C%22logiciel%20libre%22%2C%22logiciels%20libres%22&amp;amp;geo=FR&amp;amp;date=today%2012-m&amp;amp;clp=&amp;amp;cmpt=q&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ceci&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_floss_france_12-months.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - FLOSS - France&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et tant qu'on y est pourquoi ne pas comparer &lt;a href=&quot;http://www.google.com/insights/search/#cat=&amp;amp;q=%22richard%20stallman%22%2C%22linus%20torvalds%22&amp;amp;geo=&amp;amp;date=today%2012-m&amp;amp;clp=&amp;amp;cmpt=q&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;« Richard Stallman » et « Linus Torvalds »&lt;/a&gt;. De notoriété mondiale équivalemente, vous constaterez avec moi que Stallman est très populaire dans les pays d'Amérique Latine tandis que Torvalds a une forte côte dans les contrées occidentales.&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;À vous de jouer&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;Fin de mon petit tour de manège avec Google Insights Search. J'en appelle aux commentaires pour nous signaler vos propres requêtes que vous aurez jugées intéressantes à communiquer.&lt;/p&gt;          </description>
    
    
    
          <comments>http://www.framablog.org/index.php/post/2008/08/23/google-insights-search#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Argent, logement et enfants selon Richard Stallman</title>
    <link>http://www.framablog.org/index.php/post/2008/08/18/argent-logement-et-enfants-selon-stallman</link>
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    <pubDate>Mon, 18 Aug 2008 14:52:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>aKa</dc:creator>
        <category>Hors-Sujet</category>
        <category>APRIL</category><category>Couchet</category><category>Stallman</category><category>Video</category>    
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;À questions personnelles classiques d'un fort troublé &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/tag/couchet&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Frédéric Couchet&lt;/a&gt; de l'APRIL&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/08/18/#pnote-292-1&quot; id=&quot;rev-pnote-292-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;, réponses quelque peu inattendues de Sir &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/tag/stallman&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Richard Stallman&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;« Pour moi il parait tout à fait dégueulasse d'avoir des enfants (...) C'est une limitation dans la vie et je n'ai pas envie d'être lié comme ça à n'importe quoi, sauf peut-être le mouvement du logiciel libre qui vaut la peine. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
« Je n'ai pas envie d'une maison parce que ceux qui possèdent une maison à Boston apprennent à détester la neige. Parce qu'il doivent nettoyer les chemins et pour ça ils détestent la neige, moi j'aime la neige et je ne veux pas changer cette émotion. »&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;

&lt;div style=&quot;text-align: center; padding: 20px 0px;&quot;&gt;
&lt;object data=&quot;http://www.framablog.org/media/video/flash/flvplayer.swf?file=http://www.framablog.org/media/video/flash/stallman_couchet-april_2001.flv&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; height=&quot;257&quot; width=&quot;317&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.framablog.org/media/video/flash/flvplayer.swf?file=http://www.framablog.org/media/video/flash/stallman_couchet-april_2001.flv&quot; /&gt;&lt;/object&gt;
&lt;/div&gt;



&lt;p&gt;Ce n'est pas pour prendre la défense du Monsieur mais, vu que ce n'est pas sa langue maternelle, il n'est pas certain qu'il ait tout à fait compris la définition commune du mot &lt;em&gt;dégueulasse&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un peu comme Jean Seberg à &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=Z9ONQLXV1Do&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;la fin d'À bout de souffle&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/08/18/#rev-pnote-292-1&quot; id=&quot;pnote-292-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Entretien avec Richard Stallman donné le dimanche 27 janvier 2002 par Frédéric Couchet et Loïc Dachary. Réalisation vidéo de Lionel Allorge (&lt;a href=&quot;http://media.april.org/video/RMS-27012002/RMS-27012002-01.mpg&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;téléchargement au format mpg&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;          </description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Stallman, Torvalds, Brown et Zemlin : mais que pensent-ils donc de Microsoft ?</title>
    <link>http://www.framablog.org/index.php/post/2008/06/25/stallman-torvalds-brown-zemlin-et-microsoft</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:d948e8974a7716ee2999fbf0d70daa3f</guid>
    <pubDate>Wed, 25 Jun 2008 01:01:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>aKa</dc:creator>
        <category>Logiciel Libre</category>
        <category>Microsoft</category><category>Stallman</category><category>Torvalds</category><category>Traduction</category>    
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;Encore un article de &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/?q=Bruce+Byfield&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Bruce Byfield&lt;/a&gt; que nous avons trouvé ma foi fort intéressant de traduire. Il s'agit de l'avis sur Microsoft de quatre fortes personnalités de la communauté du logiciel libre : Peter Brown (Free Software Foundation), Jim Zemlin (Linux Foundation), Richard Stallman et Linus Torvalds.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, pour être plus précis, de deux éminents représentants du &lt;em&gt;logiciel libre&lt;/em&gt; (Peter Brown et Richard Stallman) et deux éminents représentants de l&lt;em&gt;'open source&lt;/em&gt; (Jim Zemlin et Linux Torvalds). Difficile en effet de passer ici à côté de cette &lt;a href=&quot;http://www.gnu.org/philosophy/open-source-misses-the-point.fr.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;distinction&lt;/a&gt;, importante pour certains, de l'ordre de la nuance pour d'autres. Toujours est-il que si l'on veut alors regrouper ces deux mouvements, on parlera de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Free/Libre_Open_Source_Software&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;FOSS&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'accent a été mis sur les questions suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Comment Microsoft affecte votre travail et votre informatique personnelle ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Quelle menace représente Microsoft pour le logiciel libre ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Quelles sont les chances pour que Microsoft devienne un membre apprécié de la communauté ?&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;On ne vous en dit pas plus mais la conclusion est réconfortante...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un grand merci à Claude Le Paih pour le traduction. Il a choisi de ne pas traduire &lt;em&gt;proprietary&lt;/em&gt; par &lt;em&gt;propriétaire&lt;/em&gt; et il s'en explique ainsi : « Mon choix personnel va au néologisme &lt;em&gt;privateur&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;privatrice&lt;/em&gt; plutôt que &lt;em&gt;propriétaire&lt;/em&gt;. J'assume cette non-orthodoxie opposée à la doxa par le fait que &lt;em&gt;propriétaire&lt;/em&gt; ne peut être adjectif car c'est un nom commun désignant une personne, laquelle possède... quelque chose. On ne peut donc dire une chaussure propriétaire, une chaîne hi-fi propriétaire, une guitare propriétaire...etc ! Par contre, &lt;em&gt;proprietary&lt;/em&gt; est bien un adjectif, en américain, désignant une chose sous marque déposée. Le néologisme &lt;em&gt;privateur&lt;/em&gt; fut trouvé par Richard Stallman lors d'un voyage en Espagne en référence au &lt;em&gt;privador&lt;/em&gt; employé en espagnol. Richard Stallman préconise l'emploi de &lt;em&gt;privateur&lt;/em&gt;. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/divers/webshot/screenshot_datamation2.jpg&quot; alt=&quot;Copie d'écran - Datamation&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Que pensent de Microsoft les leaders du logiciel libre et de l'open source ?&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://itmanagement.earthweb.com/osrc/article.php/3753076/What+do+Free+and+Open+Source+Software+Leaders+Think+of+Microsoft?.htm&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;What do Free and Open Source Software Leaders Think of Microsoft?&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Bruce Byfield - 16 juin - Datamation&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aucun utilisateur de logiciels libres (&lt;em&gt;NdT : FOSS&lt;/em&gt;) ne peut éviter d'avoir une opinion sur Microsoft : les produits et la technologie Microsoft représentent ce qu'ils ont délaissé. Certains les considèrent de plus en plus sans intérêt, d'autres comme une entité informe comparable à Satan au Moyen Âge ou à l'Union Soviétique au temps de la guerre froide. A la limite peu importe ce que les autres membres de la communauté FOSS pensent de Microsoft, nous avons tous une opinion bien définie sur le sujet que nous pouvons exprimer sur le champ avec éloquence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais quelle attitude ont les dirigeants du FOSS vis à vis de Microsoft ? Ce n'est pas qu'une question de commérage ou un test de confiance : leurs réponses peuvent indiquer leurs valeurs et priorités, mais aussi si elles méritent d'être suivis à la lettre. De plus, malgré (ou peut être à cause de) la grande menace que fait peser Microsoft sur le monde du logiciel libre, le majorité d'entre nous entrevoit rarement le point de vue des acteurs et agitateurs (&lt;em&gt;NdT : &amp;quot;movers and shakers&amp;quot;, terme désignant les personnes exerçant un pouvoir ou influentes dans une sphère d'activité&lt;/em&gt;) à son sujet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour aider à donner un meilleur éclairage, j'ai demandé à quelques dirigeants bien en vue du FOSS comment Microsoft affecte leur travail et leur informatique personnelle, quelle menace représente Microsoft pour le FOSS, et quelle sont les chances pour que la compagnie devienne un membre apprécié de la communauté FOSS.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ceux qui ont répondu sont Peter Brown de la Free Software Fondation (&lt;em&gt;NdT : Fondation pour le Logiciel Libre&lt;/em&gt;), Jim Zemlin de la Linux Foundation (&lt;em&gt;NdT : Fondation Linux&lt;/em&gt;), Richard Stallman , fondateur du mouvement du logiciel libre, et Linus Torvalds. Tous ont donné des réponses non seulement complexes et nuancées, mais parfois étonnantes comparées aux attitudes qu'ils assument souvent.&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Peter Brown, Directeur Général de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_pour_le_logiciel_libre&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Free Software Foundation&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;De lui même, Peter Brown n'aurait quasiment pas de contact avec les produits ou la technologie Microsoft. « Il y a beaucoup de sites avec de la camelote privatrice, et certaines agences gouvernementales demandent toujours des systèmes d'exploitation précis. Mais j'évite généralement ce genre de chose, ou je trouve des alternatives », dit il. En parlant de l'évolution des systèmes d'opérations libres comme GNU/Linux depuis le passage du dernier millénaire, il ajoute : « je dois admettre que je ne ressens aucun inconvénient maintenant. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De plus, suivre les pistes des menaces touchant les libertés des utilisateurs de logiciels fait partie de son travail. Avec ce mandat, il porte une attention particulière à ce que disent les cadres de Microsoft et quelle technologie est utilisée dans leurs produits. « Ce n'est qu'une chose naturelle de suivre les fournisseurs de logiciels privateurs et le Digital Right Management (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_droits_num%C3%A9riques&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;DRM&lt;/a&gt;) » dit il. Il ajoute cependant : « Nous n'examinons pas tous les coins et recoins car une fois que vous êtes dans le monde privateur, il n'y a pas grand chose à dire hormis la nécessité de le quitter. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le problème avec Microsoft, selon Brown, est que c'est une entreprise comme les autres, et « les sociétés n'ont pas de valeurs intrinsèques. La seule déclaration de mission, dont il faut être conscient en ce qui concerne une société, est celle qui dit : nous sommes ici pour faire de l'argent. » Avec cette manière de penser, Brown n'a pas confiance en Microsoft, ni particulièrement aux autres entreprises, qu'elles soient privatrices comme Apple ou qu'elles aient un modèle d'affaire incluant l'open source, comme Google ou Red Hat.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand une société est amicale envers les FOSS, il attribue en grande partie cette attitude à une individualité qui défend les valeurs du FOSS. « Vous avez vu ce qui est arrivé à &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Sun_Microsystems&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Sun&lt;/a&gt; ? » dit il, se référant au remplacement de Scott McNealy par Jonathan Schwartz en tant que CEO (&lt;em&gt;NdT : Chief Executive Officer = chef de direction&lt;/em&gt;) de Sun Microsystems. « D'abord, c'est privateur et n'aime pas les logiciels libres, un changement de directeur et on aime les logiciels libres. » Dans l'ensemble, il considère les individus plus dignes de confiance que les entreprises, mais seulement « jusqu'à un certain point. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans cette perspective, Brown pense que Microsoft pourrait devenir un jour un participant accepté du logiciel libre, mais non sans changements majeurs dans son modèle d'affaire et son équipe de direction. A la différence de Sun, dont les revenus proviennent d'abord du matériel, Microsoft, dit Brown, est quasiment dépendant de la vente de son système d'exploitation et de sa suite bureautique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« Ce qui empêche Microsoft d'être un acteur important du logiciel libre », dit Brown, « est le fait qu'ils ne peuvent le faire d'une manière significative en raison de leur flux monétaire. Si vous y réfléchissez, ils vont se battre bec et ongles là où ces deux produits sont concernés, ce qui veux dire en plein dans notre poire. Je ne vois pas Microsoft être différente de n'importe quelle autre entreprise concernant ses intérêts économiques ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A présent, Brown pense que tout ce que peut faire Microsoft est de tâter du logiciel libre dans l'espoir d'attirer les forces vives du développement vers la plate-forme Windows et d'essayer de ralentir leur adoption. Quoiqu'il en soit, il rejette l'éventuelle destruction du FOSS par Microsoft comme seulement « théoriquement » possible. Sa préoccupation principale est que Microsoft « peut présenter un danger pour la liberté des utilisateurs car elle est capable d'empêcher ceux-ci d'utiliser les logiciels libres par des ruses comme la création de plates-formes séduisantes, les obligeant à rester du fait des inconvénients importants liés au changement ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Brown est particulièrement inquiet à l'idée qu'en rejetant Microsoft des utilisateurs ne se tournent vers une autre compagnie.« Il est important que les gens ne disent pas : Oh , Apple est bien mieux que Microsoft ! » dit-il. « Je pense réellement que ce n'est pas l'objectif. Si Apple avait ces deux produits, Windows et la suite Office, ils se comporteraient de la même manière vue la direction en place. Avec l'iPhone, ils montrent déjà exactement la même conduite. Ce sera donc son dernier mot : ne pas imaginer que Microsoft soit différente des autres entreprises ».&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Jim Zemlin, Directeur de la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Linux_Foundation&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Linux Foundation&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Comme Peter Brown, Jim Zemlin considère l'observation de Microsoft comme faisant partie de son travail. Cependant, tandis que Brown à la Free Software Foundation surveille les menaces pesant sur les libertés des utilisateurs, Zemlin dit : « Une partie de mon travail en tant que directeur de la Linux_Foundation est de contrôler les annonces de Microsoft. Notre équipe fournit un important service à nos membres et au marché en traduisant les actions parfois ambigües de Microsoft. Nous étudions les changements dans la technologie Microsoft qui rendent plus facile l'interopérabilité avec leur plate-forme pour les applications Linux et open source. L'intention de Microsoft de supporter le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/OpenDocument&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;format ODF&lt;/a&gt; dans MS Office est un bon exemple de ce que nous suivons. Nous veillons à ce qu'ils publient leurs protocoles techniques sous des termes compatibles avec le développement et les pratiques des licences open source. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quoiqu'il en soit, en ce qui concerne l'informatique personnelle de Zemlin, Microsoft « n'est pas important du tout ». Sa description d'un jour typique est une litanie d'applications web et de produits utilisant GNU/Linux: « Mes journées commencent en écoutant de la musique à la maison sur un système &lt;a href=&quot;http://www.sonos.com/products/?tref=ghome&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Sonos&lt;/a&gt; basé sur Linux. Je peux enregistrer un spectacle TV sur mon &lt;a href=&quot;http://www.pierrox.net/dvr/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;DVR Linux&lt;/a&gt; et ensuite foncer au bureau où je travaille sur un bureau Linux. Je passe la plupart de ma journée sur un navigateur : accédant à des applications Google, utilisant notre application &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/SugarCRM&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;SugarCRM&lt;/a&gt; sur le web, me connectant à Facebook ou lisant un livre sur un lecteur &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Kindle&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Kindle&lt;/a&gt;, tout cela tournant sous Linux. La seule fois où je suis concerné par Microsoft c'est quand je reçois un fichier Microsoft Office que j'ouvre dans OpenOffice qui le convertit au format ODF.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Zemlin remarque que la participation à la communauté est possible pour tout le monde, mais ajoute que « cela demande un désir sincère de collaboration et de vouloir faire de meilleurs logiciels. Quand cela fera réellement partie de la vision de Microsoft, j'espère que cette société deviendra un membre de la communauté. Le modèle open source est dominant pour le développement de logiciels et ne fera que s'accroître en influence dans les années à venir. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Zemlin refuse de spéculer sur les intentions de Microsoft à l'égard du FOSS, mais clairement, il ne le voit pas comme une grande menace. « Microsoft est une société intelligente et un excellent concurrent » dit il, « ils rendent Linux meilleur chaque jour, rien qu'en étant un opposant acharné. Mais ils opèrent selon un modèle de développement dépassé qui ne tiendra pas longtemps dans l'actuelle économie du logiciel. Les consommateurs demandent une ouverture et un choix de vendeur, quelque chose que Microsoft met du temps à comprendre. Linux, un des premiers exemples de ce que l'on peut atteindre avec le modèle de développement open source, est en position naturelle pour saisir ces nouvelles dynamiques du marché. Microsoft va continuer à lutter. »&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/tag/stallman&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Richard Stallman&lt;/a&gt;, Président fondateur de la Free Software Foundation.&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;En tant que personnage principal du mouvement pour le logiciel libre, Richard Stallman fait une distinction entre la technologie et les actions de Microsoft. « Je n'essaie pas de suivre la technologie Microsoft », dit-il, « car dans la plupart des cas, les changements dans la technologie Microsoft n'ont pas d'effet immédiat sur la communauté du logiciel libre. Je suis plus concerné par les menaces légales de Microsoft à l'encontre des logiciels libres et ses tentatives pour recruter dans les écoles, gouvernements et entreprises afin d'orienter et contraindre le public à une utilisation de Windows. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Interrogé sur la manière dont Microsoft affecte ses objectifs, Stallman répond, « Mon but à long-terme est un monde dans lequel tous les utilisateurs de logiciels sont libres de partager et échanger les programmes qu'ils utilisent. En d'autres mots, un monde dans lequel tous les logiciels sont libres. Tant que des sociétés comme Microsoft ou Apple se consacrent à distribuer des programmes refusant l'utilisation de ces libertés, elles s'opposent à ces objectifs. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cela dit, Stallman peut imaginer qu'un jour Microsoft puisse contribuer au logiciel libre, mais seulement si « elle retire des services comme Hotmail, et abandonne les programmes privateurs comme Windows et MS Office. Alors, elle pourrait contribuer au logiciel libre de façon à faire progresser la communauté à une plus ou moins grande échelle. Cependant, sans ces changements fondamentaux, j'espère que toute contribution faite par Microsoft n'aura qu'une portée marginale sur qui que ce soit dans le monde libre. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En attendant, Stallman remarque que « Microsoft fait de grands efforts pour empêcher l'adoption du système GNU/Linux et OpenOffice.org ». Il donne trois exemples.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D'abord, il commente la récente annonce au sujet du projet &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/tag/olpc&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;One Laptop Per Child (OLPC)&lt;/a&gt; qui, originellement pensé pour donner des ressources technologiques aux nations en développement, va commencer à embarquer Windows. Selon Stallman, avec cette annonce, « Microsoft subordonne le projet OLPC en le convertissant en une campagne massive de formation Windows. Le projet dit que cela donne plus de choix aux gouvernement acquéreurs en supportant tant Windows que GNU/Linux, mais ces gouvernements vont avoir tendance à choisir Windows par défaut. Dans certains pays, des gens vont faire campagne pour empêcher cela. Si celles-ci réussissent, le projet OLPC représenterait alors une contribution positive au monde, sinon, cela fera avant tout du mal. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ensuite, parlant de la bataille des standards où Microsoft réussit à faire accepter son &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Open_XML&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;format OOXML&lt;/a&gt; comme ouvert face au format ODF favorisé par OpenOffice.org et d'autres applications bureautiques libres, Stallman note que « Microsoft a corrompu beaucoup de membres de l'&lt;a href=&quot;http://www.iso.org/iso/fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ISO&lt;/a&gt; afin de gagner
l'approbation de son format bidon de document ouvert OOXML. Ainsi, les gouvernements qui gardent leurs documents sous format exclusif Microsoft peuvent prétendre utiliser des &lt;em&gt;formats ouverts&lt;/em&gt;. Le gouvernement d'Afrique du Sud a déposé un appel contre cette décision, mentionnant les irrégularités de la procédure. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Stallman poursuit en disant « Même dans les parties moins cruciales du secteur, Microsoft essaie d'affaiblir la communauté. Par exemple, elle contribua par un substantiel montant à un projet, SAGE, lequel en conséquence décida de ne pas passer à la version 3 de la GPL ». La seule consolation dans ce cas, nous dit Stallman, est que cette affaire montre « que Microsoft considère la version 3 de la GPL comme une défense efficace de la liberté des utilisateurs. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En complément de ces exemples, Stallman condamne Microsoft pour les portes ouvertes de sa sécurité. « Windows Vista permet à Microsoft d'installer des modifications de logiciels sans l'autorisation de l'utilisateur », observe-t-il, « vous ne pouvez pas avoir plus faux que cela ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cependant, malgré ces opinions, Stallman nous avertit aussi « qu'il est commun dans le champ de l'informatique de comparer Microsoft au diable, mais c'est une erreur. Cela conduit les gens à fermer les yeux sur les actions néfastes faites par les autres sociétés dont beaucoup sont simplement mauvaises. Microsoft n'est pas la seule entreprise dont les conduites en affaire piétinent la liberté des usagers. Des milliers de sociétés distribuent des logiciels privateurs, ce qui veut dire des utilisateurs divisés et impuissants. C'est mauvais, peu importe la société qui pratique cela. »&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Linus_Torvalds&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Linus Torvalds&lt;/a&gt;, Coordinateur du projet Linux Kernel (noyau Linux)&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Linus Torvalds ne fait aucun effort pour suivre Microsoft. La plupart de ses informations sur la société sont de seconde main, en lisant les sites généraux traitant de technologie ou en recevant des mails de journalistes lui demandant un commentaire sur une action ou une annonce de Microsoft. Malgré tout, il confesse avoir lu occasionnellement le blog &lt;a href=&quot;http://minimsft.blogspot.com/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Mini-Microsoft&lt;/a&gt; « car c'était intéressant pour moi de voir un point de vue différent sur le monde &lt;em&gt;tech world&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;NdT : monde la technologie&lt;/em&gt;) »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« J'ai simplement tendance à ne pas comparer Linux aux autres OS » dit-il, « je m'attache à rendre Linux meilleur que lui-même, et essayer de voir ce que font les autres n'est pas du tout pertinent. Évidemment, il est important que les choses fonctionnent bien avec d'autres systèmes d'exploitation, mais c'est un domaine ou je ne peux pas réellement aider car je n'ai pas d'autres systèmes à la maison. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Torvalds admet que, pour un choix donné, il achètera un souris Logitech plutôt qu'une souris Microsoft car il préfère éviter de supporter Microsoft. Mais il appelle cela une préférence « irrationnelle ». Par ailleurs, il ajoute, « je ne me rappelle pas la dernière fois ou j'ai pris une décision qui ait à voir en quoi que ce soit avec Microsoft. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Torvalds observe que Microsoft s'ouvre déjà à la communauté FOSS, mais il note que sa participation est limitée car « ils semblent avoir un complexe lié à la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_publique_g%C3%A9n%C3%A9rale_GNU&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;GPL&lt;/a&gt;, et ne travaillent qu'avec des projets, qu'ils ne voient pas être en concurrence directe, comme une infrastructure de serveur web, plutôt que tout autre projet central. Vont-ils s'étendre à d'autres domaines et vont-ils se débarrasser de leur peur irrationnelle de la GPL ? Je ne le sais pas. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A propos d'un danger créé par Microsoft, Torvalds se dérobe en observant premièrement ceci : « je ne pense pas qu'il y ait un Microsoft. Je suspecte qu'il y a beaucoup d'ingénieurs MS qui aiment réellement le logiciel libre et, probablement, l'utilisent-ils à la maison même, en dehors de tout travaux en relation avec des tests de compatibilité. De plus, je suspecte que plusieurs secteurs de la société ont des idées divergentes à propos de l'open source, et je ne pense pas qu'ils approuvent. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il continue : « ceci dit, quelques membres de Microsoft sont assez clairement anti open source, et, oui, s'ils pouvaient le détruire, ils le feraient avec bonheur. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quoiqu'il en soit, Torvalds écarte l'idée qu'une tentative de démolition puisse avoir un quelconque succès. « Comment combattre réellement quelque chose qui est plus une idée et une façon de faire qu'un concurrent direct sur le marché ? » demande-t-il usant de rhétorique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Torvalds ajoute qu'il ne se réfère plus à Microsoft en public comme cela lui arrivait auparavant. « Je faisais des plaisanteries sur Microsoft au cours d'entretiens » dit il, « Et j'ai simplement arrêté, car je ne pense pas que la peur et le dégoût (&lt;em&gt;NdT : fear-and-loathing&lt;/em&gt;) qui sont si communs (ou peut être pas communs...ce ne sont probablement que des paroles) soient complètement sains. Je pense que si vous prenez des décisions basées sur la peur de ce que font les autres gens et sociétés, vous n'allez pas faire le meilleur travail. Je préfère voir le monde être pro-Linux plutôt qu'anti-Microsoft, parce que ce dernier groupe, en étant motivé par un sentiment négatif, n'est simplement pas constructif à long terme. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par dessus tout, le plus fort sentiment de Torvalds à propos de Microsoft semble être celui d'une société ayant perdu son orientation. « Alors que je ne suis évidemment pas un adorateur de Microsoft », dit-il, « je pense qu'ils ont sérieusement cassé la baraque il y a plus de dix ans car ils ont réellement donné aux gens ce qu'ils voulaient, et à bas prix. Voilà une bonne raison qui permit à Microsoft de surclasser les traditionnels vendeurs UNIX. Cela dit, ils semblent avoir oublié ces racines. Tout ce que je vois maintenant c'est qu'ils ne semblent pas essayer de servir leur clients mais de les contrôler (par exemple, tous les plans fous de locations de licences, tous leurs ridicules travaux sur les DRMs etc.) ».&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Conclusion&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Le premier point évident au sujet de ces réponses est que, bien qu'elles aient été données par les défenseurs des deux mouvements distincts, le logiciel libre et l'open source, les différences sont si mineures qu'elles pouvaient être attendues quelles que soient la personnalité ou la position. Toutes les personnes interrogées trouvent Microsoft complètement sans intérêt pour leur informatique personnelle, toutes suggèrent que Microsoft doit se transformer elle-même, mais n'écartent pas la possibilité que la société fasse de réelles contributions au FOSS si elle parvient à changer. Toutes également semblent voir le triomphe du FOSS comme plus ou moins inévitable. Les similarités sont un rappel que, malgré les différences réelles entre les priorités des deux mouvements, les deux camps sont alliés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'autre point qui ressort est combien les réponses sont dépassionnées comparées aux sentiments souvent exprimés par d'autres impliqués dans le FOSS. Tous ces interviewés voient en Microsoft un antagoniste, mais il le font sans la paranoïa qui dénature certains cercles FOSS. La raison pourrait être leur croyance que le FOSS gagnera au final, ou peut être simplement, l'impossibilité pour chacun de maintenir une rage bouillonnante chaque jour et minute de leur vie professionnelle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelle qu'en soit la raison, cette impartialité relative les met potentiellement en marge de quelques uns à l'intérieur de la communauté, spécialement ceux qui voient Microsoft au centre d'une conspiration anti-FOSS. Jim Zemlin, dont les réponse sont plus souples que les autres, a été attaqué par le passé dans les médias pour ses opinions.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En refusant de voir leur adversaire principal comme une représentation unidimensionnelle du diable, ces leaders se sont mis librement entre parenthèses pour adopter une vue plus complexe de leur situation. Non seulement, ils voient Microsoft luttant en vain pour se redéfinir elle-même après tant d'années, mais ils soulignent aussi que Microsoft est simplement la plus grande des menaces privatrices envers le FOSS mais pas la seule, et que se focaliser avec trop d'attention sur Microsoft apporte ses propres dangers.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Certains lecteurs pourraient désapprouver telle ou telle vision exprimée ici. Je le fais moi même. Mais, en parlant plus généralement, je trouve dans ce mélange d'optimisme idéaliste et d'observation lucide, une garantie que la communauté est entre de bonnes mains.&lt;/p&gt;          </description>
    
    
    
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    <title>1 heure de votre temps pour écouter Eben Moglen</title>
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    <pubDate>Fri, 13 Jun 2008 00:12:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>aKa</dc:creator>
        <category>À la Une</category>
        <category>Communaute</category><category>Conference</category><category>Moglen</category><category>Stallman</category><category>Traduction</category><category>Video</category>    
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      	   &lt;p&gt;Vous avez une petite heure devant vous ? Vous ne le regretterez pas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il s'agit de &lt;em&gt;Software and Community in the Early 21st Century&lt;/em&gt;, une intervention d'&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/tag/moglen&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Eben Moglen&lt;/a&gt; à la Conférence &lt;a href=&quot;http://plone.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Plone&lt;/a&gt; d'octobre 2006 à Seattle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous avons mis un petit bout de temps à la traduire puis la sous-titrer&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/06/12/#pnote-257-1&quot; id=&quot;rev-pnote-257-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; mais cela valait vraiment le coup parce que Eben Moglen est à n'en pas douter l'un des meilleurs orateurs de la communauté du logiciel libre. Et cette conférence, certainement l'une des plus intéressantes qu'il m'ait été donné de voir, ne fait que le confirmer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De quoi cela parle-t-il ? De logiciel bien sûr mais aussi et surtout de liberté. Si je devais expliquer pourquoi j'ai commencé Framasoft il y a quelques années je pourrais aisément fournir cette ressource en guise de première voire d'unique réponse...&lt;/p&gt;

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&lt;object data=&quot;http://www.framablog.org/media/video/mediaplayer-3-16/mediaplayer.swf?file=http://blip.tv/file/get/Framasoft-ebenmoglenkeynoteoct2006859.flv&amp;amp;image=http://www.framablog.org/media/video/flash/eben-moglen_plone-conference_2006.jpg&amp;amp;captions=http://www.framablog.org/media/video/flash/eben-moglen_plone-conference_2006.srt&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; height=&quot;357&quot; width=&quot;420&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.framablog.org/media/video/mediaplayer-3-16/mediaplayer.swf?file=http://blip.tv/file/get/Framasoft-ebenmoglenkeynoteoct2006859.flv&amp;amp;image=http://www.framablog.org/media/video/flash/eben-moglen_plone-conference_2006.jpg&amp;amp;captions=http://www.framablog.org/media/video/flash/eben-moglen_plone-conference_2006.srt&quot; /&gt;&lt;/object&gt;
&lt;/div&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/media/video/source/eben-moglen_plone-2006_vo-vostfr.mkv&quot;&gt;Télécharger&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; la version sous-titrée au &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Matroska&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;format MKV&lt;/a&gt; (160 Mo)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Vous trouverez également les fichiers sources de cette vidéo sur &lt;a href=&quot;http://www.archive.org/details/eben-moglen-oct-2006&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Internet Archive&lt;/a&gt;. Pour la lire avec les sous-titres, il suffit de l'ouvrir avec &lt;a href=&quot;http://www.videolan.org/vlc/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;VLC&lt;/a&gt; et de placer &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/media/video/flash/eben-moglen_plone-conference_2006.srt&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;le fichier de sous-titres SRT&lt;/a&gt; dans le même répertoire que la vidéo téléchargée (en donnant au fichier SRT le même nom que la vidéo).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/06/12/#rev-pnote-257-1&quot; id=&quot;pnote-257-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Un énorme merci à toute l'équipe Framalang pour ce travail collectif de longue haleine (dont Daria, Don Rico, GaeliX, Jessminder, Yostral et notre sous-titreur Xavier Marchegay).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;          </description>
    
    
    
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    <title>Lorsque vous démarrez votre ordinateur vous vous engagez politiquement</title>
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