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  <title>Framablog - torvalds</title>
  <link>http://www.framablog.org/index.php/</link>
  <description></description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Mon, 06 Oct 2008 13:09:55 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>Let's play with Google Insights Search</title>
    <link>http://www.framablog.org/index.php/post/2008/08/23/google-insights-search</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:7ee280a2b14ab61e1260eae2c23061da</guid>
    <pubDate>Sat, 23 Aug 2008 17:17:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>aKa</dc:creator>
        <category>free culture</category>
        <category>google</category><category>linux</category><category>stallman</category><category>torvalds</category><category>troll-inside</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_linux_world_12-months.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Linux - Monde&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous voyez la carte ci-dessus ? Elle correspond à la distribution mondiale de recherches Google sur le mot-clé « linux » ces douze derniers mois.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les dix premiers pays sont les suivants :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_linux_world_12-months_countries.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Linux - Monde - Pays&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et les dix premières villes sont les suivantes :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_linux_world_12-months_cities.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Linux - Monde - Villes&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces informations proviennent de &lt;a href=&quot;http://www.google.com/insights/search/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Google Insights Search&lt;/a&gt;, nouveau service d'analyse des requêtes des internautes mis à dispositon par Google (et ne concernant donc que les requêtes effectuées via le moteur Google).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il fait suite, en l'améliorant, au service Google Trends que j'avais utilisé dans &lt;a href=&quot;http://framablog.org/index.php/post/2008/04/21/and-the-winner-is-ubuntu&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;un précédent billet&lt;/a&gt; pour évoquer l'évolution de certaines distributions GNU/Linux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'idée c'est de comparer et contextualiser certaines requêtes dans le temps et dans l'espace mais aussi par rapport au nombre total des toutes les requêtes effectuées.&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Linux en France&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;Pour illustrer mon propos conservons l'exemple « linux » mais cette fois-ci restreint au territoire français (toujours pour les douze derniers mois, ce qui est bien entendu paramétrable).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La première chose qui est proposée c'est une courbe d'évolution dans le temps considéré (ici donc pour « linux » en France c'est à peu près stable).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_linux_france_12-months_graph.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Linux - France - Graphique&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Puis la repartition région par région :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_linux_france_12-months.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Linux - France&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec le détail des dix premières régions :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_linux_france_12-months_regions.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Linux - France - Régions&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Que signifient ces chiffres à droite (qui n'apparaissent que si vous êtes connecté à un compte Google, eh oui, on a rien sans rien) ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La première région étant la Franche-Comté (bravo pour elle !) elle est automatiquement affublée de la centaine. Cette première place veut dire, si j'ai bien compris, que parmi toutes les requêtes Google effectuées en France, c'est dans cette région que la proportion de recherches « linux » est le plus grande. Notez que cela ne nous indique pas la proportion (ou pourcentages) de requêtes « linux » par rapport à toutes les requêtes Google faites depuis la Franche-Comté sur la période (qui doit être bien faible de toutes les façons). Toujours est-il que c'est la Franche-Comté qui donne le la (le 100) et les autres régions qui suivent en conséquence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je me trompe peut-être mais du coup je lis qu'il y a environ un tiers de chercheurs Google « linux » en moins en Midi-Pyrénées (65) et quasiment moitié moins en Alsace (52). Au risque de me répéter on peut donc affirmer que selon Google il y aurait deux fois plus de chercheurs « linux » en Franche-Comté qu'en Alsace.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce qui ne signifie nullement qu'il y aurait deux fois plus de postes sous GNU/Linux en Franche-Comté qu'en Alsace parce qu'on peut très bien imaginer qu'un jour une région soit tellement &lt;em&gt;à la pointe Linux&lt;/em&gt; qu'elle n'ait plus besoin de faire des recherches sur le terme générique « linux » (mais plutôt sur « bash », « emacs » ou que sais-je encore).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sinon, on a aussi les villes :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_linux_france_12-months_cities.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Linux - France - Villes&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans la mesure où Google ne prend pas uniquement le mot-clé « linux » en considération mais référence également les requêtes connexes qui contiennent ou non ce mot-clé, il nous est proposé deux tableaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le premier tableau est constitué du top ten des requêtes associées au mot-clé « linux » (là encore si vous avez un compte Google vous aurez la possibilité d'avoir plus de dix résultats en téléchargeant le fichier CSV associé à votre recherche) :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_linux_france_top-searches.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Linux - France - top requêtes&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le second tableau est constitué des requêtes associées au mot-clé « linux » ayant connu le plus forte hausse sur la période étudiée (&lt;em&gt;Breakout&lt;/em&gt; signifie que la hausse dépasse 5000% !) :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_linux_france_rising-searches.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Linux - France - requêtes en hausse&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À la lecture de ces tableaux on peut supputer par exemple qu'Ubuntu est bien la reine des distributions en France (mais que Mandriva n'est pas morte), que les linuxiens ont de plus en plus envie de jouer sur leur ordi et que l'&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/04/20/eeepc-jeanne-marie-decouvre-le-logiciel-libre&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Eeepc&lt;/a&gt; (sous Xandros) a bien été le phénomène annoncé.&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Digne de confiance ?&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;Bon, c'est bien gentil tout ça mais l'outil est-il fiable ? Telle est la question qui en fait n'aura pas de réponse. D'abord parce que la localisation via notre adresse IP n'est pas d'une rigueur absolue. Et ensuite parce que Google garde jalousement ses données et ses algorithmes de calculs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La seule chose qu'il soit possible de faire c'est de taper des requêtes dont vous les résultats sont attendus afin de vérifier si l'outil est conforme à votre prévisions. Ainsi si l'on tape  « &lt;a href=&quot;http://www.google.com/insights/search/#cat=&amp;amp;q=mar%C3%A9e&amp;amp;geo=FR&amp;amp;date=today%2012-m&amp;amp;clp=&amp;amp;cmpt=q&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;marée&lt;/a&gt; » (en France) ce sont bien les régions de la côte atlantique qui apparaissent en premier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce n'est pas très scientifique tout ça mais plusieurs exemples du même acabit m'ont fait supposer que globalement Google Insights Search donne des tendances plausibles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je pense néanmoins que des pays encore peu connectés peuvent venir fausser certains résultats car on se retrouve alors proportionnellement avec des internautes locaux pionniers et donc à mon avis plus technophiles que la moyenne. Et puis il y a aussi la question des langues, des alphabets différents, etc. N'hésitez pas à apporter d'autres bémols dans les commentaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En tout cas fiable ou pas, je suis sûr que de nombreux &lt;em&gt;marketeux&lt;/em&gt; vont prendre d'assaut l'outil pour affiner leurs prochaines campagnes commerciales !&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Quelques exemple d'un monde libre qui se cherche&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;Ces précautions d'usage étant posées, on peut faire mumuse avec l'outil, d'autant qu'il est permis de comparer plusieurs requêtes entre elles.&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Quelques distributions GNU/Linux&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Comparons mondialement &lt;a href=&quot;http://www.google.com/insights/search/#cat=&amp;amp;q=ubuntu%2Cfedora%2Cmandriva%2Copensuse%2Cdebian&amp;amp;geo=&amp;amp;date=today%2012-m&amp;amp;clp=&amp;amp;cmpt=q&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Ubuntu, Fedora, Mandriva, OpenSuse et Debian&lt;/a&gt;. On retrouve bien la suprématie actuelle d'Ubuntu (aucune idée de la signification du 84 derrière Ubuntu, par contre je pense là encore qu'on peut supposer qu'Ubuntu est environ dix-sept fois plus recherchée que Mandriva).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_distros-linux_world_12-months.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Distros - Monde&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au niveau des trois pays de tête ça donne :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Cuba, Italie, Indonésie pour Ubuntu&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Sri-Lanka, Inde, Taïwan pour Fedora&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Russie, République Tchèque, Biélorussie (et France cinquième) pour Mandriva&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;République Tchèque, Russie, Allemagne pour OpenSuse&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Cuba, Biélorussie, République Tchèque pour Debian.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Si l'on se restreint à la France, ça bouge un peu puisque par exemple Mandriva s'en sort mieux face à Ubuntu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_distros-linux_france_12-months.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Distros - France&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;La petite guerre des suites bureautiques&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;J'ai tenté de comparer les suites bureautiques &lt;a href=&quot;http://www.google.com/insights/search/#cat=&amp;amp;q=ms%20office%2Cmicrosoft%20office%2Copen%20office%2Copenoffice%2Copenoffice.org&amp;amp;geo=&amp;amp;date=today%2012-m&amp;amp;clp=&amp;amp;cmpt=q&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;MS Office et OpenOffice.org&lt;/a&gt; (comparaison difficile en raison des différentes appellations)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le monde (avec l'Allemagne et la France qui se classent premières pour « open office ») :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_office_world_12-months.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Office - Monde&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et en France :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_office_france_12-months.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - Office - France&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On s'en sort bien sur ce coup là ;-)&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Open Source vs Free Software&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Comparons les requêtes &lt;a href=&quot;http://www.google.com/insights/search/#cat=&amp;amp;q=%22open%20source%22%2C%22free%20software%22&amp;amp;geo=&amp;amp;date=today%2012-m&amp;amp;clp=&amp;amp;cmpt=q&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;« Open Source » et « Free Software »&lt;/a&gt;. On constate tout d'abord que « Open Source » est plus demandé que « Free Software ». Va-t-il finir par s'imposer ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_floss_world_12-months.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - FLOSS - Monde&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce sont plusieurs villes indiennes (Delhi en tête), Djakarta et Singapour qui remportent la palme des recherches « Free Software ». Alors que les villes « Open Source » sont San Francisco, encore Delhi, puis Milan, Amsterdam, Washington, Sydney, Londres. Il y a clairement là une différence géographique (et éventuellement sociale).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En France cela ne sera à rien de comparer car « Free Software » est remplacé par « Logiciel Libre ». Du coup on obtient &lt;a href=&quot;http://www.google.com/insights/search/#cat=&amp;amp;q=%22open%20source%22%2C%22logiciel%20libre%22%2C%22logiciels%20libres%22&amp;amp;geo=FR&amp;amp;date=today%2012-m&amp;amp;clp=&amp;amp;cmpt=q&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ceci&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/google-insight-search/google-insight-search_floss_france_12-months.png&quot; alt=&quot;Google Insight Search - FLOSS - France&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et tant qu'on y est pourquoi ne pas comparer &lt;a href=&quot;http://www.google.com/insights/search/#cat=&amp;amp;q=%22richard%20stallman%22%2C%22linus%20torvalds%22&amp;amp;geo=&amp;amp;date=today%2012-m&amp;amp;clp=&amp;amp;cmpt=q&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;« Richard Stallman » et « Linus Torvalds »&lt;/a&gt;. De notoriété mondiale équivalemente, vous constaterez avec moi que Stallman est très populaire dans les pays d'Amérique Latine tandis que Torvalds a une forte côte dans les contrées occidentales.&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;À vous de jouer&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;Fin de mon petit tour de manège avec Google Insights Search. J'en appelle aux commentaires pour nous signaler vos propres requêtes que vous aurez jugées intéressantes à communiquer.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Stallman, Torvalds, Brown et Zemlin : mais que pensent-ils donc de Microsoft ?</title>
    <link>http://www.framablog.org/index.php/post/2008/06/25/stallman-torvalds-brown-zemlin-et-microsoft</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:d948e8974a7716ee2999fbf0d70daa3f</guid>
    <pubDate>Wed, 25 Jun 2008 01:01:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>aKa</dc:creator>
        <category>logiciel libre</category>
        <category>microsoft</category><category>stallman</category><category>torvalds</category><category>traduction</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Encore un article de &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/?q=Bruce+Byfield&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Bruce Byfield&lt;/a&gt; que nous avons trouvé ma foi fort intéressant de traduire. Il s'agit de l'avis sur Microsoft de quatre fortes personnalités de la communauté du logiciel libre : Peter Brown (Free Software Foundation), Jim Zemlin (Linux Foundation), Richard Stallman et Linus Torvalds.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, pour être plus précis, de deux éminents représentants du &lt;em&gt;logiciel libre&lt;/em&gt; (Peter Brown et Richard Stallman) et deux éminents représentants de l&lt;em&gt;'open source&lt;/em&gt; (Jim Zemlin et Linux Torvalds). Difficile en effet de passer ici à côté de cette &lt;a href=&quot;http://www.gnu.org/philosophy/open-source-misses-the-point.fr.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;distinction&lt;/a&gt;, importante pour certains, de l'ordre de la nuance pour d'autres. Toujours est-il que si l'on veut alors regrouper ces deux mouvements, on parlera de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Free/Libre_Open_Source_Software&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;FOSS&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'accent a été mis sur les questions suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Comment Microsoft affecte votre travail et votre informatique personnelle ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Quelle menace représente Microsoft pour le logiciel libre ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Quelles sont les chances pour que Microsoft devienne un membre apprécié de la communauté ?&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;On ne vous en dit pas plus mais la conclusion est réconfortante...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un grand merci à Claude Le Paih pour le traduction. Il a choisi de ne pas traduire &lt;em&gt;proprietary&lt;/em&gt; par &lt;em&gt;propriétaire&lt;/em&gt; et il s'en explique ainsi : « Mon choix personnel va au néologisme &lt;em&gt;privateur&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;privatrice&lt;/em&gt; plutôt que &lt;em&gt;propriétaire&lt;/em&gt;. J'assume cette non-orthodoxie opposée à la doxa par le fait que &lt;em&gt;propriétaire&lt;/em&gt; ne peut être adjectif car c'est un nom commun désignant une personne, laquelle possède... quelque chose. On ne peut donc dire une chaussure propriétaire, une chaîne hi-fi propriétaire, une guitare propriétaire...etc ! Par contre, &lt;em&gt;proprietary&lt;/em&gt; est bien un adjectif, en américain, désignant une chose sous marque déposée. Le néologisme &lt;em&gt;privateur&lt;/em&gt; fut trouvé par Richard Stallman lors d'un voyage en Espagne en référence au &lt;em&gt;privador&lt;/em&gt; employé en espagnol. Richard Stallman préconise l'emploi de &lt;em&gt;privateur&lt;/em&gt;. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/divers/webshot/screenshot_datamation2.jpg&quot; alt=&quot;Copie d'écran - Datamation&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Que pensent de Microsoft les leaders du logiciel libre et de l'open source ?&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://itmanagement.earthweb.com/osrc/article.php/3753076/What+do+Free+and+Open+Source+Software+Leaders+Think+of+Microsoft?.htm&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;What do Free and Open Source Software Leaders Think of Microsoft?&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Bruce Byfield - 16 juin - Datamation&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aucun utilisateur de logiciels libres (&lt;em&gt;NdT : FOSS&lt;/em&gt;) ne peut éviter d'avoir une opinion sur Microsoft : les produits et la technologie Microsoft représentent ce qu'ils ont délaissé. Certains les considèrent de plus en plus sans intérêt, d'autres comme une entité informe comparable à Satan au Moyen Âge ou à l'Union Soviétique au temps de la guerre froide. A la limite peu importe ce que les autres membres de la communauté FOSS pensent de Microsoft, nous avons tous une opinion bien définie sur le sujet que nous pouvons exprimer sur le champ avec éloquence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais quelle attitude ont les dirigeants du FOSS vis à vis de Microsoft ? Ce n'est pas qu'une question de commérage ou un test de confiance : leurs réponses peuvent indiquer leurs valeurs et priorités, mais aussi si elles méritent d'être suivis à la lettre. De plus, malgré (ou peut être à cause de) la grande menace que fait peser Microsoft sur le monde du logiciel libre, le majorité d'entre nous entrevoit rarement le point de vue des acteurs et agitateurs (&lt;em&gt;NdT : &amp;quot;movers and shakers&amp;quot;, terme désignant les personnes exerçant un pouvoir ou influentes dans une sphère d'activité&lt;/em&gt;) à son sujet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour aider à donner un meilleur éclairage, j'ai demandé à quelques dirigeants bien en vue du FOSS comment Microsoft affecte leur travail et leur informatique personnelle, quelle menace représente Microsoft pour le FOSS, et quelle sont les chances pour que la compagnie devienne un membre apprécié de la communauté FOSS.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ceux qui ont répondu sont Peter Brown de la Free Software Fondation (&lt;em&gt;NdT : Fondation pour le Logiciel Libre&lt;/em&gt;), Jim Zemlin de la Linux Foundation (&lt;em&gt;NdT : Fondation Linux&lt;/em&gt;), Richard Stallman , fondateur du mouvement du logiciel libre, et Linus Torvalds. Tous ont donné des réponses non seulement complexes et nuancées, mais parfois étonnantes comparées aux attitudes qu'ils assument souvent.&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Peter Brown, Directeur Général de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_pour_le_logiciel_libre&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Free Software Foundation&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;De lui même, Peter Brown n'aurait quasiment pas de contact avec les produits ou la technologie Microsoft. « Il y a beaucoup de sites avec de la camelote privatrice, et certaines agences gouvernementales demandent toujours des systèmes d'exploitation précis. Mais j'évite généralement ce genre de chose, ou je trouve des alternatives », dit il. En parlant de l'évolution des systèmes d'opérations libres comme GNU/Linux depuis le passage du dernier millénaire, il ajoute : « je dois admettre que je ne ressens aucun inconvénient maintenant. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De plus, suivre les pistes des menaces touchant les libertés des utilisateurs de logiciels fait partie de son travail. Avec ce mandat, il porte une attention particulière à ce que disent les cadres de Microsoft et quelle technologie est utilisée dans leurs produits. « Ce n'est qu'une chose naturelle de suivre les fournisseurs de logiciels privateurs et le Digital Right Management (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_droits_num%C3%A9riques&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;DRM&lt;/a&gt;) » dit il. Il ajoute cependant : « Nous n'examinons pas tous les coins et recoins car une fois que vous êtes dans le monde privateur, il n'y a pas grand chose à dire hormis la nécessité de le quitter. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le problème avec Microsoft, selon Brown, est que c'est une entreprise comme les autres, et « les sociétés n'ont pas de valeurs intrinsèques. La seule déclaration de mission, dont il faut être conscient en ce qui concerne une société, est celle qui dit : nous sommes ici pour faire de l'argent. » Avec cette manière de penser, Brown n'a pas confiance en Microsoft, ni particulièrement aux autres entreprises, qu'elles soient privatrices comme Apple ou qu'elles aient un modèle d'affaire incluant l'open source, comme Google ou Red Hat.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand une société est amicale envers les FOSS, il attribue en grande partie cette attitude à une individualité qui défend les valeurs du FOSS. « Vous avez vu ce qui est arrivé à &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Sun_Microsystems&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Sun&lt;/a&gt; ? » dit il, se référant au remplacement de Scott McNealy par Jonathan Schwartz en tant que CEO (&lt;em&gt;NdT : Chief Executive Officer = chef de direction&lt;/em&gt;) de Sun Microsystems. « D'abord, c'est privateur et n'aime pas les logiciels libres, un changement de directeur et on aime les logiciels libres. » Dans l'ensemble, il considère les individus plus dignes de confiance que les entreprises, mais seulement « jusqu'à un certain point. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans cette perspective, Brown pense que Microsoft pourrait devenir un jour un participant accepté du logiciel libre, mais non sans changements majeurs dans son modèle d'affaire et son équipe de direction. A la différence de Sun, dont les revenus proviennent d'abord du matériel, Microsoft, dit Brown, est quasiment dépendant de la vente de son système d'exploitation et de sa suite bureautique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« Ce qui empêche Microsoft d'être un acteur important du logiciel libre », dit Brown, « est le fait qu'ils ne peuvent le faire d'une manière significative en raison de leur flux monétaire. Si vous y réfléchissez, ils vont se battre bec et ongles là où ces deux produits sont concernés, ce qui veux dire en plein dans notre poire. Je ne vois pas Microsoft être différente de n'importe quelle autre entreprise concernant ses intérêts économiques ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A présent, Brown pense que tout ce que peut faire Microsoft est de tâter du logiciel libre dans l'espoir d'attirer les forces vives du développement vers la plate-forme Windows et d'essayer de ralentir leur adoption. Quoiqu'il en soit, il rejette l'éventuelle destruction du FOSS par Microsoft comme seulement « théoriquement » possible. Sa préoccupation principale est que Microsoft « peut présenter un danger pour la liberté des utilisateurs car elle est capable d'empêcher ceux-ci d'utiliser les logiciels libres par des ruses comme la création de plates-formes séduisantes, les obligeant à rester du fait des inconvénients importants liés au changement ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Brown est particulièrement inquiet à l'idée qu'en rejetant Microsoft des utilisateurs ne se tournent vers une autre compagnie.« Il est important que les gens ne disent pas : Oh , Apple est bien mieux que Microsoft ! » dit-il. « Je pense réellement que ce n'est pas l'objectif. Si Apple avait ces deux produits, Windows et la suite Office, ils se comporteraient de la même manière vue la direction en place. Avec l'iPhone, ils montrent déjà exactement la même conduite. Ce sera donc son dernier mot : ne pas imaginer que Microsoft soit différente des autres entreprises ».&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Jim Zemlin, Directeur de la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Linux_Foundation&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Linux Foundation&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Comme Peter Brown, Jim Zemlin considère l'observation de Microsoft comme faisant partie de son travail. Cependant, tandis que Brown à la Free Software Foundation surveille les menaces pesant sur les libertés des utilisateurs, Zemlin dit : « Une partie de mon travail en tant que directeur de la Linux_Foundation est de contrôler les annonces de Microsoft. Notre équipe fournit un important service à nos membres et au marché en traduisant les actions parfois ambigües de Microsoft. Nous étudions les changements dans la technologie Microsoft qui rendent plus facile l'interopérabilité avec leur plate-forme pour les applications Linux et open source. L'intention de Microsoft de supporter le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/OpenDocument&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;format ODF&lt;/a&gt; dans MS Office est un bon exemple de ce que nous suivons. Nous veillons à ce qu'ils publient leurs protocoles techniques sous des termes compatibles avec le développement et les pratiques des licences open source. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quoiqu'il en soit, en ce qui concerne l'informatique personnelle de Zemlin, Microsoft « n'est pas important du tout ». Sa description d'un jour typique est une litanie d'applications web et de produits utilisant GNU/Linux: « Mes journées commencent en écoutant de la musique à la maison sur un système &lt;a href=&quot;http://www.sonos.com/products/?tref=ghome&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Sonos&lt;/a&gt; basé sur Linux. Je peux enregistrer un spectacle TV sur mon &lt;a href=&quot;http://www.pierrox.net/dvr/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;DVR Linux&lt;/a&gt; et ensuite foncer au bureau où je travaille sur un bureau Linux. Je passe la plupart de ma journée sur un navigateur : accédant à des applications Google, utilisant notre application &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/SugarCRM&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;SugarCRM&lt;/a&gt; sur le web, me connectant à Facebook ou lisant un livre sur un lecteur &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Kindle&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Kindle&lt;/a&gt;, tout cela tournant sous Linux. La seule fois où je suis concerné par Microsoft c'est quand je reçois un fichier Microsoft Office que j'ouvre dans OpenOffice qui le convertit au format ODF.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Zemlin remarque que la participation à la communauté est possible pour tout le monde, mais ajoute que « cela demande un désir sincère de collaboration et de vouloir faire de meilleurs logiciels. Quand cela fera réellement partie de la vision de Microsoft, j'espère que cette société deviendra un membre de la communauté. Le modèle open source est dominant pour le développement de logiciels et ne fera que s'accroître en influence dans les années à venir. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Zemlin refuse de spéculer sur les intentions de Microsoft à l'égard du FOSS, mais clairement, il ne le voit pas comme une grande menace. « Microsoft est une société intelligente et un excellent concurrent » dit il, « ils rendent Linux meilleur chaque jour, rien qu'en étant un opposant acharné. Mais ils opèrent selon un modèle de développement dépassé qui ne tiendra pas longtemps dans l'actuelle économie du logiciel. Les consommateurs demandent une ouverture et un choix de vendeur, quelque chose que Microsoft met du temps à comprendre. Linux, un des premiers exemples de ce que l'on peut atteindre avec le modèle de développement open source, est en position naturelle pour saisir ces nouvelles dynamiques du marché. Microsoft va continuer à lutter. »&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/tag/stallman&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Richard Stallman&lt;/a&gt;, Président fondateur de la Free Software Foundation.&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;En tant que personnage principal du mouvement pour le logiciel libre, Richard Stallman fait une distinction entre la technologie et les actions de Microsoft. « Je n'essaie pas de suivre la technologie Microsoft », dit-il, « car dans la plupart des cas, les changements dans la technologie Microsoft n'ont pas d'effet immédiat sur la communauté du logiciel libre. Je suis plus concerné par les menaces légales de Microsoft à l'encontre des logiciels libres et ses tentatives pour recruter dans les écoles, gouvernements et entreprises afin d'orienter et contraindre le public à une utilisation de Windows. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Interrogé sur la manière dont Microsoft affecte ses objectifs, Stallman répond, « Mon but à long-terme est un monde dans lequel tous les utilisateurs de logiciels sont libres de partager et échanger les programmes qu'ils utilisent. En d'autres mots, un monde dans lequel tous les logiciels sont libres. Tant que des sociétés comme Microsoft ou Apple se consacrent à distribuer des programmes refusant l'utilisation de ces libertés, elles s'opposent à ces objectifs. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cela dit, Stallman peut imaginer qu'un jour Microsoft puisse contribuer au logiciel libre, mais seulement si « elle retire des services comme Hotmail, et abandonne les programmes privateurs comme Windows et MS Office. Alors, elle pourrait contribuer au logiciel libre de façon à faire progresser la communauté à une plus ou moins grande échelle. Cependant, sans ces changements fondamentaux, j'espère que toute contribution faite par Microsoft n'aura qu'une portée marginale sur qui que ce soit dans le monde libre. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En attendant, Stallman remarque que « Microsoft fait de grands efforts pour empêcher l'adoption du système GNU/Linux et OpenOffice.org ». Il donne trois exemples.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D'abord, il commente la récente annonce au sujet du projet &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/tag/olpc&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;One Laptop Per Child (OLPC)&lt;/a&gt; qui, originellement pensé pour donner des ressources technologiques aux nations en développement, va commencer à embarquer Windows. Selon Stallman, avec cette annonce, « Microsoft subordonne le projet OLPC en le convertissant en une campagne massive de formation Windows. Le projet dit que cela donne plus de choix aux gouvernement acquéreurs en supportant tant Windows que GNU/Linux, mais ces gouvernements vont avoir tendance à choisir Windows par défaut. Dans certains pays, des gens vont faire campagne pour empêcher cela. Si celles-ci réussissent, le projet OLPC représenterait alors une contribution positive au monde, sinon, cela fera avant tout du mal. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ensuite, parlant de la bataille des standards où Microsoft réussit à faire accepter son &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Open_XML&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;format OOXML&lt;/a&gt; comme ouvert face au format ODF favorisé par OpenOffice.org et d'autres applications bureautiques libres, Stallman note que « Microsoft a corrompu beaucoup de membres de l'&lt;a href=&quot;http://www.iso.org/iso/fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ISO&lt;/a&gt; afin de gagner
l'approbation de son format bidon de document ouvert OOXML. Ainsi, les gouvernements qui gardent leurs documents sous format exclusif Microsoft peuvent prétendre utiliser des &lt;em&gt;formats ouverts&lt;/em&gt;. Le gouvernement d'Afrique du Sud a déposé un appel contre cette décision, mentionnant les irrégularités de la procédure. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Stallman poursuit en disant « Même dans les parties moins cruciales du secteur, Microsoft essaie d'affaiblir la communauté. Par exemple, elle contribua par un substantiel montant à un projet, SAGE, lequel en conséquence décida de ne pas passer à la version 3 de la GPL ». La seule consolation dans ce cas, nous dit Stallman, est que cette affaire montre « que Microsoft considère la version 3 de la GPL comme une défense efficace de la liberté des utilisateurs. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En complément de ces exemples, Stallman condamne Microsoft pour les portes ouvertes de sa sécurité. « Windows Vista permet à Microsoft d'installer des modifications de logiciels sans l'autorisation de l'utilisateur », observe-t-il, « vous ne pouvez pas avoir plus faux que cela ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cependant, malgré ces opinions, Stallman nous avertit aussi « qu'il est commun dans le champ de l'informatique de comparer Microsoft au diable, mais c'est une erreur. Cela conduit les gens à fermer les yeux sur les actions néfastes faites par les autres sociétés dont beaucoup sont simplement mauvaises. Microsoft n'est pas la seule entreprise dont les conduites en affaire piétinent la liberté des usagers. Des milliers de sociétés distribuent des logiciels privateurs, ce qui veut dire des utilisateurs divisés et impuissants. C'est mauvais, peu importe la société qui pratique cela. »&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Linus_Torvalds&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Linus Torvalds&lt;/a&gt;, Coordinateur du projet Linux Kernel (noyau Linux)&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Linus Torvalds ne fait aucun effort pour suivre Microsoft. La plupart de ses informations sur la société sont de seconde main, en lisant les sites généraux traitant de technologie ou en recevant des mails de journalistes lui demandant un commentaire sur une action ou une annonce de Microsoft. Malgré tout, il confesse avoir lu occasionnellement le blog &lt;a href=&quot;http://minimsft.blogspot.com/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Mini-Microsoft&lt;/a&gt; « car c'était intéressant pour moi de voir un point de vue différent sur le monde &lt;em&gt;tech world&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;NdT : monde la technologie&lt;/em&gt;) »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« J'ai simplement tendance à ne pas comparer Linux aux autres OS » dit-il, « je m'attache à rendre Linux meilleur que lui-même, et essayer de voir ce que font les autres n'est pas du tout pertinent. Évidemment, il est important que les choses fonctionnent bien avec d'autres systèmes d'exploitation, mais c'est un domaine ou je ne peux pas réellement aider car je n'ai pas d'autres systèmes à la maison. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Torvalds admet que, pour un choix donné, il achètera un souris Logitech plutôt qu'une souris Microsoft car il préfère éviter de supporter Microsoft. Mais il appelle cela une préférence « irrationnelle ». Par ailleurs, il ajoute, « je ne me rappelle pas la dernière fois ou j'ai pris une décision qui ait à voir en quoi que ce soit avec Microsoft. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Torvalds observe que Microsoft s'ouvre déjà à la communauté FOSS, mais il note que sa participation est limitée car « ils semblent avoir un complexe lié à la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_publique_g%C3%A9n%C3%A9rale_GNU&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;GPL&lt;/a&gt;, et ne travaillent qu'avec des projets, qu'ils ne voient pas être en concurrence directe, comme une infrastructure de serveur web, plutôt que tout autre projet central. Vont-ils s'étendre à d'autres domaines et vont-ils se débarrasser de leur peur irrationnelle de la GPL ? Je ne le sais pas. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A propos d'un danger créé par Microsoft, Torvalds se dérobe en observant premièrement ceci : « je ne pense pas qu'il y ait un Microsoft. Je suspecte qu'il y a beaucoup d'ingénieurs MS qui aiment réellement le logiciel libre et, probablement, l'utilisent-ils à la maison même, en dehors de tout travaux en relation avec des tests de compatibilité. De plus, je suspecte que plusieurs secteurs de la société ont des idées divergentes à propos de l'open source, et je ne pense pas qu'ils approuvent. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il continue : « ceci dit, quelques membres de Microsoft sont assez clairement anti open source, et, oui, s'ils pouvaient le détruire, ils le feraient avec bonheur. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quoiqu'il en soit, Torvalds écarte l'idée qu'une tentative de démolition puisse avoir un quelconque succès. « Comment combattre réellement quelque chose qui est plus une idée et une façon de faire qu'un concurrent direct sur le marché ? » demande-t-il usant de rhétorique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Torvalds ajoute qu'il ne se réfère plus à Microsoft en public comme cela lui arrivait auparavant. « Je faisais des plaisanteries sur Microsoft au cours d'entretiens » dit il, « Et j'ai simplement arrêté, car je ne pense pas que la peur et le dégoût (&lt;em&gt;NdT : fear-and-loathing&lt;/em&gt;) qui sont si communs (ou peut être pas communs...ce ne sont probablement que des paroles) soient complètement sains. Je pense que si vous prenez des décisions basées sur la peur de ce que font les autres gens et sociétés, vous n'allez pas faire le meilleur travail. Je préfère voir le monde être pro-Linux plutôt qu'anti-Microsoft, parce que ce dernier groupe, en étant motivé par un sentiment négatif, n'est simplement pas constructif à long terme. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par dessus tout, le plus fort sentiment de Torvalds à propos de Microsoft semble être celui d'une société ayant perdu son orientation. « Alors que je ne suis évidemment pas un adorateur de Microsoft », dit-il, « je pense qu'ils ont sérieusement cassé la baraque il y a plus de dix ans car ils ont réellement donné aux gens ce qu'ils voulaient, et à bas prix. Voilà une bonne raison qui permit à Microsoft de surclasser les traditionnels vendeurs UNIX. Cela dit, ils semblent avoir oublié ces racines. Tout ce que je vois maintenant c'est qu'ils ne semblent pas essayer de servir leur clients mais de les contrôler (par exemple, tous les plans fous de locations de licences, tous leurs ridicules travaux sur les DRMs etc.) ».&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Conclusion&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Le premier point évident au sujet de ces réponses est que, bien qu'elles aient été données par les défenseurs des deux mouvements distincts, le logiciel libre et l'open source, les différences sont si mineures qu'elles pouvaient être attendues quelles que soient la personnalité ou la position. Toutes les personnes interrogées trouvent Microsoft complètement sans intérêt pour leur informatique personnelle, toutes suggèrent que Microsoft doit se transformer elle-même, mais n'écartent pas la possibilité que la société fasse de réelles contributions au FOSS si elle parvient à changer. Toutes également semblent voir le triomphe du FOSS comme plus ou moins inévitable. Les similarités sont un rappel que, malgré les différences réelles entre les priorités des deux mouvements, les deux camps sont alliés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'autre point qui ressort est combien les réponses sont dépassionnées comparées aux sentiments souvent exprimés par d'autres impliqués dans le FOSS. Tous ces interviewés voient en Microsoft un antagoniste, mais il le font sans la paranoïa qui dénature certains cercles FOSS. La raison pourrait être leur croyance que le FOSS gagnera au final, ou peut être simplement, l'impossibilité pour chacun de maintenir une rage bouillonnante chaque jour et minute de leur vie professionnelle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelle qu'en soit la raison, cette impartialité relative les met potentiellement en marge de quelques uns à l'intérieur de la communauté, spécialement ceux qui voient Microsoft au centre d'une conspiration anti-FOSS. Jim Zemlin, dont les réponse sont plus souples que les autres, a été attaqué par le passé dans les médias pour ses opinions.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En refusant de voir leur adversaire principal comme une représentation unidimensionnelle du diable, ces leaders se sont mis librement entre parenthèses pour adopter une vue plus complexe de leur situation. Non seulement, ils voient Microsoft luttant en vain pour se redéfinir elle-même après tant d'années, mais ils soulignent aussi que Microsoft est simplement la plus grande des menaces privatrices envers le FOSS mais pas la seule, et que se focaliser avec trop d'attention sur Microsoft apporte ses propres dangers.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Certains lecteurs pourraient désapprouver telle ou telle vision exprimée ici. Je le fais moi même. Mais, en parlant plus généralement, je trouve dans ce mélange d'optimisme idéaliste et d'observation lucide, une garantie que la communauté est entre de bonnes mains.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Richard Stallman en grande forme (conférence à l'ENST le 3 avril 2007)</title>
    <link>http://www.framablog.org/index.php/post/2007/04/11/Stallman-en-grande-forme-conference-ENST-03-avril-2007</link>
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    <pubDate>Sat, 14 Apr 2007 00:02:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>aKa</dc:creator>
        <category>logiciel libre</category>
        <category>communauté</category><category>conference</category><category>dadvsi</category><category>education</category><category>gpl</category><category>linux</category><category>microsoft</category><category>stallman</category><category>stop-drm</category><category>torvalds</category><category>video</category><category>windows</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Que ce soit en direct dans la salle ou en différé sur le net, je commence à avoir pas mal de &lt;em&gt;conférences générales sur le logiciel libre de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Stallman&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Richard Stallman&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; au compteur. Il faut dire que le bonhomme pour apprécier la France y revient souvent et s'exprime dans un français plus que correct (espèce étrangère en voie de disparition ?).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A priori on a l'impression d'assister toujours à la même conférence. Et celle que nous vous présentons en vidéo ci-dessous donnée mardi 3 avril 2007 dernier à l'&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_nationale_sup%C3%A9rieure_des_t%C3%A9l%C3%A9communications&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ENST&lt;/a&gt; (École nationale supérieure des télécommunications) n'échappe à la règle. Chaussures ôtées et plus beau tee-shirt exhibé, on se retrouve invariablement avec la même entame (dont je ne me lasse toujours pas) : &lt;em&gt;« Je puis expliquer le logiciel libre en trois mots : liberté, égalité, fraternité... »&lt;/em&gt; (sous vos applaudissements). Idem pour la conclusion du reste (dont je commence à me lasser) : &lt;em&gt;« ...J'ai des autocollants, des pins et des porte-clé à vendre »&lt;/em&gt;. Sacré Richard !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et pourtant, variation sur le même thème, elles ont toutes un petit quelque chose qui les distingue des précédentes. Voici ce qu'écrivait récemment un spectateur de cette conférence sur la liste de diffusion de l'&lt;a href=&quot;http://www.april.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;APRIL&lt;/a&gt;. Je recopie d'autant plus volontiers cet extrait qu'il exprime bien ce que je voulais dire.&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;J'ai entendu RMS plusieurs fois depuis 1998. C'est toujours la même histoire mais elle est à chaque fois amendée, corrigée, complétée, modifiée, avec de nouvelles références et des éléments d'actualité...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Mardi soir il a présenté cette histoire sous un jour très nouveau et original, qui me semble intéressant pour sensibiliser le grand public
(...) et lui faire comprendre concrètement l'intérêt du LL pour lui. C'était construit, tout était utile/indispensable, la boucle était bouclée. Tout cela à partir des mêmes grandes lignes de réflexion remontant à 1983/4.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Vous voulez un exemple d&lt;em&gt;'élément d'actualité&lt;/em&gt; de la conférence de l'ENST ? Point d'impatience, il suffit d'attendre... la deuxième phrase. Ce qui donne : &lt;em&gt;« Je puis expliquer le logiciel libre en trois mots : liberté, égalité, fraternité. Trois principes que le gouvernement actuel de la France ne respecte plus...»&lt;/em&gt; No comment !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Toujours est-il qu'effectivement mardi soir et pour une heure environ c'était du grand Stallman (ou RMS pour les intimes). Définition et historique du logiciel libre (ou LL pour les intimes), différence avec le logiciel &lt;em&gt;privateur&lt;/em&gt; (terme qu'il semble désormais privilégier à logiciel propriétaire), du danger des DRM et des brevets, différence entre son approche et celle de Linus Torvalds, différence entre &lt;em&gt;Logiciel Libre&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Open Source&lt;/em&gt; (quand l'un parle d'éthique et de liberté l'autre insiste plutôt sur rentabilité, efficacité et rentabilité), pourquoi il faut dire GNU/Linux et non Linux tout court, un point sur l'emploi, un autre sur l'éducation (et sa mission morale et sociale), un clin d'œil aux droits de l'homme... tout y était.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pédagogie et vulgarisation de haute volée, une conférence que je vous invite à voir et à faire passer à vos proches qui seraient susceptibles d'être intéressés par un sujet qui dépasse en fait aujourd'hui le stricte cadre du logiciel libre pour ne pas être loin de proposer un véritable projet de société.&lt;/p&gt;

&lt;div style=&quot;text-align: center; padding: 10px;&quot;&gt;
&lt;object data=&quot;http://www.framablog.org/media/video/flash/flvplayer.swf?file=http://www.framablog.org/media/video/flash/stallman_enst_03-04-2007.flv&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; height=&quot;350&quot; width=&quot;425&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.framablog.org/media/video/flash/flvplayer.swf?file=http://www.framablog.org/media/video/flash/stallman_enst_03-04-2007.flv&quot; /&gt;&lt;/object&gt;
&lt;/div&gt;



&lt;p&gt;Nous devons l'enregistrement de cette conférence à Lionel Allorge de la &lt;a href=&quot;http://www.lunerouge.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Lune Rouge&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous pouvez la &lt;a href=&quot;http://www.lunerouge.org/gnu/RMS03042007.theora.ogg&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;télécharger directement (216 Mo)&lt;/a&gt; au format libre &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Theora&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Ogg/Theora&lt;/a&gt;. N'hésitez pas à la mettre en &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/BitTorrent&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;torrent&lt;/a&gt; et à nous le signaler.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Stallman, Torvalds, Novell et la licence GPL v3</title>
    <link>http://www.framablog.org/index.php/post/2007/04/02/Stallman-Torvalds-Novell-et-la-licence-GPL-version-3</link>
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    <pubDate>Thu, 05 Apr 2007 00:07:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>aKa</dc:creator>
        <category>logiciel libre</category>
        <category>gpl</category><category>stallman</category><category>torvalds</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/divers/gplv3.jpg&quot; alt=&quot;GNU GPL - elloa - Flickr - CC BY-NC&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La plus célèbre et la plus diffusée de toutes les licences libres, la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/GNU_GPL&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;GNU General Public License&lt;/a&gt;, est sur le point de sortir sa troisième version (la GPL v3). Ce sera un événement majeur dans la sphère plus si petite que cela du logiciel libre. Il faut dire que la version précédente, c'est-à-dire la version officielle actuelle pour quelques jours encore, remonte à 1991, Cette remarquable longévité témoigne de son efficience et de sa stabilité mais il fallait bien lui apporter quelques révisions car dans l'intervalle, le développement d'internet, les &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_num%C3%A9rique_des_droits&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;DRM&lt;/a&gt;, les &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Brevets_logiciels&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;brevets logiciels&lt;/a&gt;, le cas exemplaire de &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Tivoisation&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;TiVo&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://linuxfr.org/2006/11/03/21570.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;l'accord Novell Microsoft&lt;/a&gt;... de l'eau avait coulé sous les ponts du monde numérique et la nouvelle donne impliquait aussi de nouvelles menaces.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous sommes désormais dans la dernière ligne droite d'un long processus de maturation discussion qui aura connu ses difficultés et ses controverses. Ainsi, en septembre 2006, lors de la mise en ligne du deuxième brouillon de cette troisième version, &lt;a href=&quot;http://linuxfr.org/2006/09/26/21380.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Linus Torvalds en personne menaçait de ne pas faire passer le noyau Linux sous GPL v3 mais de rester sous GPL v2&lt;/a&gt; ce qui aurait inévitablement engendré une crise au sein de la communauté.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le troisième et dernier brouillon de la GPL v3 (faut suivre !) &lt;a href=&quot;http://linuxfr.org/2007/03/29/22291.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;vient de sortir&lt;/a&gt; et, bonne nouvelle, il semble qu'il ait &lt;a href=&quot;http://news.com.com/2061-10795_3-6171300.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;plutôt rassuré Torvalds&lt;/a&gt;. Un article de &lt;a href=&quot;http://www.linux.com/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Linux.com&lt;/a&gt; par Bruce Byfield fait le point en résumant les avis et positions de Richard Stallman (en quelque sorte le papa de la GNU GPL), de Linus Torvalds (en quelque sorte le papa de GNU/Linux) et d'un représentant de Novell (le papa de ses enfants).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Traduction (n'hésitez pas à en proposer des améliorations dans les commentaires).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.linux.com/article.pl?sid=07/03/29/0357254&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Stallman, Torvalds, and Novell comment on GPLv3&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Jeudi 29 mars 2007 - Bruce Byfield&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les commentaires à propos de la troisième version de la GNU General Public License (GPLv3), sortie hier, continuent d'affluer. Jusque là nous avons parlé avec le fondateur de la Free Software Foundation : Richard M. Stallman, le créateur de Linux : Linus Torvalds et le directeur des relations publiques de Novell : Bruce Lowry. Leurs réactions apportent de nouvelles perspectives et laissent entrevoir un possible premier pas vers un consensus. Ensemble, ils mettent en avant les points qui monopoliseront sûrement les discussions à propos de cette version dans les jours à venir.&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Richard Stallman&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Richard Stallman n'a pas pris part à la consultation autour de la GPLv3. A la place, il a quitté son poste de consultant au Software Freedom Law Center pour se concentrer sur les problèmes qui avaient été soulevés. Le processus, qui a duré presque deux ans pour lui, a représenté &amp;quot;pas mal de travail&amp;quot; dit-il. Cependant il ajoute &amp;quot;Je ne vois pas comment on aurait pu l'éviter. Beaucoup de problèmes que nous n'avions pas anticipés ont été soulevés&amp;quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour Stallman, la GPLv3 fait partie de l'évolution constante de la licence pour empêcher les tendances technologiques et légales de nuire aux principes du logiciel libre. &amp;quot;Avec la GPLv1 je voyais deux moyens pour quelqu'un de rendre un logiciel libre vraiment propriétaire&amp;quot; dit-il. &amp;quot;L'un était par l'ajout de termes supplémentaires à la licence, l'autre moyen était de ne pas publier la source. Donc la GPLv1 a rendu ces deux choses impossibles. Ensuite, en 1990 j'en ai trouvé un autre : les détenteurs de brevet pouvaient faire pression sur les développeurs et leur imposer des conditions plus restrictives sur l'utilisation du logiciel. Alors la GPLv2 a ajouté la Section 7, selon laquelle soit vous distribuez votre produit avec toutes les libertés liées à la GPL soit vous ne le distribuez pas, peu importent les conditions qui vous sont imposées. Actuellement nous avons découvert deux autres manières pour rendre un logiciel libre vraiment propriétaire : l'un d'entre eux est la TiVoisation (NdT : en rapport avec les enregistreurs numériques TiVo aux Etats-Unis) et l'autre est l'accord Novell-Microsoft, donc nous essayons de bloquer les deux. Et à chaque fois que nous découvrirons ce qui constitue une menace pour les libertés des utilisateurs nous essaierons de la bloquer.&amp;quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Stallman dit que le dernier énoncé couvrant l'accord Novell-Microsoft a été achevé moins de cinq jours avant la sortie de la troisième version. L'astuce, dit-il, était d'écrire le langage dans la Section 11 afin de ne pas écarter de tels accords comme les licences partagées entre plusieurs sociétés qui incluent un engagement mutuel sur les brevets ou un arrangement avec ce qu'il appelle les &amp;quot;trolls des brevets&amp;quot;, ces sociétés qui obtiennent des brevets et font leur beurre sur des litiges ou par des menaces de procès. A contre cœur il a accepté d'ajouter une ultime phrase qui consacrerait l'accord Novell-Microsoft, mais il dit &amp;quot;J'espère qu'on en arrivera pas là&amp;quot;. Le maintien de cette phrase dépend, d'après lui, des commentaires de la communauté sur cette version.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après le lancement de la GPLv3, Stallman prévoit une révision de la GNU Free Documentation License et de l'Affero GPL, une licence créée pour les logiciels proposés comme services Web. Malgré les efforts d'internationalisation de la GPLv3, il ne s'attend pas à voir de traductions officielles de la licence dans d'autres langues. &amp;quot;Ça serait bien d'avoir des versions officielles&amp;quot;, dit-il, &amp;quot;mais c'est aussi très risqué. Je suis très peu enclin à prendre ce risque.&amp;quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A propos de l'opposition d'opinion entre l'open source et les logiciels libres, que la GPLv3 a souvent accentués, Stallman dit qu'ils font tous les deux partie de la communauté du logiciel libre. Cependant, en se référant aux défenseurs de l'open source, il dit : &amp;quot;Tout le monde n'accorde pas le même prix à la liberté. Quand on donne la liberté aux gens de choisir leur propre opinion, ils ne tomberont pas tous d'accord.&amp;quot; En même temps, Stallman dit qu'il pense qu'un consensus sur l'adoption de la GPLv3 est essentiel, car &amp;quot;les projets sous GPLv3 protègent les utilisateurs de nouvelles menaces contre leur liberté. Si la GPLv3 n'est pas largement adoptée, ou si de nombreux programmes restent sous GPLv2, alors ces programmes seront vulnérables à de nouveaux types d'attaques. Par exemple, si Linus (Torvalds) ne se convertit pas à la GPLv3, alors les utilisateurs de Linux seront vulnérables à la TiVoisation. C'est un problème important.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&amp;quot;Quand le but d'un programme est de vous limiter, le rendre plus puissant et fiable dans ce qu'il fait est pire. C'est donc une erreur de dire que l'obtention de logiciels plus puissants et fiables est un but&amp;quot; comme le maintient le point de vue de l'open source. Au contraire, &amp;quot;le but du mouvement des logiciels libres est de vous donner le contrôle du logiciel que vous utilisez. Ensuite, si vous voulez le rendre plus puissant vous pouvez y travailler.&amp;quot;
Malgré cela, Stallman garde quelques espoirs. Il remarque, par exemple, que les défenseurs de l'open source ne partagent pas tous le même avis. Il montre Sun Microsystems comme exemple d'une société dominée par la pensée open source et qui envisage d'embrasser la GPLv3 pour des raisons qui lui sont propres.&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Linus Torvalds&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Quand la deuxième version de la GPLv3 a été publiée, Linus Torvalds a été l'un de ses critiques les plus francs. Bien qu'il insiste sur le fait qu'il ne donne qu'une opinion rapide sur la GPLv3, et qu'il pourrait changer d'avis à mesure qu'il l'étudie plus en détail, sa première réponse à la troisième version donne un accord nuancé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&amp;quot;Est-elle meilleure ?&amp;quot; demande Torvalds rhétoriquement. &amp;quot;Et de loin ! Mais elle a été limité de manière qui la rendent plus saine au moins. Je devrai y réfléchir. Le langage employé est plus clair et meilleur que celui de la GPLv2 à bien des égards et de nombreuses zones que j'aurai qualifiées d'&amp;quot;absurdité évidente et complètement idiote&amp;quot; ont soit été améliorées soit complètement retirées.&amp;quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Torvalds approuve la reformulation et les clarifications des termes ajoutés dans la Section 7, suggérant que la troisième version rende la double licence plus simple dans des cas particuliers. Il ajoute : &amp;quot;l'absence totale de nouvelles restrictions est un soulagement énorme et rend la licence bien plus utile&amp;quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&amp;quot;Je ne suis pas certain que l'accord Novell (avec Microsoft) méritait tant d'attention&amp;quot;, dit Torvalds, en référence à la Section 11 de la version. Cependant, il dit : &amp;quot;Je pense effectivement que ce sujet (plutôt que l'hystérie autour des DRM) était potentiellement une bien meilleure incitation à écrire la GPLv3 de prime abord.&amp;quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La Section 6 autour de l'anti-TiVoisation couvre déjà cette &amp;quot;hystérie des DRM&amp;quot;. A propos du langage tenu dans cette section de la version actuelle, qui remplace une interdiction complète des technologies restrictives et les logiciels espions par l'obligation d'inclure leur code source : &amp;quot;Il prétend toujours contrôler non seulement le logiciel, mais aussi le matériel ou l'environnement sur lequel le logiciel est installé. Je trouve ça odieux, mais le langage est bien meilleur, et ils (la FSF) semblent avoir réalisés que leurs anciennes versions étaient insensées (c'est-à-dire qu'ils disent clairement que si quelque chose est créé pour ne pas recevoir de mise à jour il n'y a pas de raison qu'il demande des 'informations d'installation' et des clés). Le fait de limiter les choses aux 'dispositifs pour utilisateurs' permet aussi de se débarrasser d'un grand nombre de problèmes idiots présents dans les versions antérieures de la GPLv3.
&amp;quot;Sous cette nouvelle forme je pense que la GPLv3 devient au moins une alternative viable à la GPLv2. Je dois encore la lire en entier quelques fois et laisser les choses se décanter mais intérieurement, après l'avoir lue une première fois, je sens au moins que je n'ai plus cette impression de 'Je n'aurai jamais choisi cette licence si je devais commencer un projet.'&amp;quot;&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Novell&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Représentant Novell, Bruce Lowry a refusé de fournir une réaction détaillée à cette version, apparemment pour réserver les commentaires officiels pour la version finale. Cependant il indique rapidement que &amp;quot;Rien dans cette nouvelle version de la GPLv3 ne réduit la capacité de Novell à inclure des technologies sous licence GPLv3 dans SUSE Linux Enterprise, openSUSE et d'autres offres open source, ni maintenant ni dans le futur.&amp;quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lowry dit &amp;quot;Nous sommes fermement décidés à poursuivre le partenariat avec Microsoft et ce, comme nous l'avons toujours fait, en total accord avec les termes des licences des logiciels que nous proposons, logiciels sous licence GPLv3 compris. Si la version finale de la GPLv3 a un impact potentiel sur l'accord que nous avons avec Microsoft, nous réglerons ça avec Microsoft.&amp;quot;
Lowry décrit Novell comme un &amp;quot;soutien fort au logiciel libre et à l'open source&amp;quot; et comme un &amp;quot;donateur important pour un grand nombre de logiciels libres et de projets open source.&amp;quot;&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Un avant goût des mois à venir&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Stallman, Torvalds et Novell attendent de voir ce qui va se passer et la version finale de la licence avec de s'engager pleinement. Cependant, leurs commentaires mettent en avant les problèmes autour desquels tourneront les discussions dans les trois prochains mois à mesure que la GPLv3 s'approche de sa version finale. Malgré des efforts évidents de la part de chacun pour éviter les conflits et malgré quelques signes encourageants, le consensus est encore loin d'être atteint, mais l'adhésion générale à la GPLv3 semble déjà plus probable qu'il y a six mois.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Bruce Byfield est un journaliste informatique qui écrit régulièrement pour Newsforge, Linux.com et IT Manager's Journal.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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