<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://www.framablog.org/index.php/feed/rss2/xslt" ?><rss version="2.0"
  xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
  xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
  xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">
<channel>
  <title>Framablog - wikipedia</title>
  <link>http://www.framablog.org/index.php/</link>
  <description></description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 25 Jul 2008 15:30:41 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
  <generator>Dotclear</generator>
  
    
  <item>
    <title>Lorsque vous démarrez votre ordinateur vous vous engagez politiquement</title>
    <link>http://www.framablog.org/index.php/post/2008/06/06/une-nouvelle-vague-de-liberte</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:67f0ed644f8ca41988c5b293406171aa</guid>
    <pubDate>Fri, 06 Jun 2008 23:41:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>aKa</dc:creator>
        <category>free culture</category>
        <category>creative-commons</category><category>dadvsi</category><category>fsf</category><category>librevolution</category><category>politique</category><category>stallman</category><category>traduction</category><category>wales</category><category>wikipedia</category>    
    <description>    &lt;p&gt;« Mais que fais-tu donc derrière ton ordinateur ? » est une question qui me revient assez souvent. Lorsque je dispose d'un peu de temps devant moi il m'arrive de répondre d'applomb : « Je participe à la prochaine révolution ! ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est vrai après tout. Tant qu'à y passer du temps autant que ce soit pour une bonne raison ;-)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est évidemment une boutade à la limite de la provocation mais elle a le mérite de piquer la curiosité de mon interlocuteur. Et alors de lui évoquer en vrac le logiciel libre, son mouvement, sa culture, ses extensions du domaine comme Wikipédia, Creative Commons, &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Public_Library_of_Science&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;PLoS&lt;/a&gt;, etc.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref, en gros, tout ce que contient cette nouvelle traduction (by Olivier et Daria from Framalang Institute). C'est un article &lt;em&gt;exotique&lt;/em&gt; puisqu'il nous vient d'Inde. Mais il m'est plus familier que bon nombres d'articles de mes propres compatriotes. En imaginant qu'il y ait des V. Sasi Kumar dans tous les pays du monde, il y a de quoi être optimiste...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crédit photo : &lt;a href=&quot;http://flickr.com/photos/meanestindian/395119169/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Vibrantly Rabari&lt;/a&gt; par Meanest Indian (Creative Commons By)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/divers/photos/vibrantly-rabari_meanest-indian_cc-by.jpg&quot; alt=&quot;Vibrantly Rabari - Meanest Indian - CC by&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Une nouvelle vague de liberté&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.hinduonnet.com/fline/fl2510/stories/20080523251008900.htm&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;A new wave of freedom&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;V. Sasi Kumar - Mai 2008 - Frontline Magazine (India)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le nouveau mouvement de liberté, dans les logiciels, le savoir, la publication et le commerce va complètement bouleverser notre manière de penser, de faire les choses et d'interagir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;« Toute action qui est dictée par la peur ou par la contrainte de quelque nature que ce soit cesse d'être morale »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Mahatma Gandhi&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Politiquement, nous ne jouissons pas de certaines libertés que nous méritons. Une nouvelle vague de mouvements pour la liberté, pour rendre concrètes ces libertés, balaie actuellement le monde, un mouvement qui modifiera notre façon de penser, notre façon de faire les choses et notre manière d'interagir. Il a pris sa source aux États-Unis et vise à libérer les gens des serres des monopoles capitalistes. Ici le rôle de Gandhi est joué par une personne extraordinaire qui porte les cheveux longs et a une longue barbe, un homme qui répond au nom de Richard Mathew Stallman, qui rejette avec énergie toute comparaison à Gandhi ou Nelson Mandela.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Gandhi disait « Tant que nous ne sommes pas complètement libres nous sommes des esclaves ». L'évolution des technologies a permis à l'humanité de jouir d'une plus grande liberté. Cependant, des intérêts particuliers, avec l'aide des législateurs, parviennent maintenant à empêcher la société de jouir de cette liberté. Par exemple, avec l'avènement des ordinateurs et d'Internet, les données, les informations et la connaissance peuvent être transmises instantanément à la condition que des deux côtés il y ait ordinateur raccordé à Internet. Toutefois, certaines de nos lois conçues pour une ère dépassée empêchent les peuples de profiter pleinement de cette technologie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le nouveau mouvement de liberté parvient à se frayer un chemin autour de ces lois. Et, de façon intéressante, ce mouvement n'est mené par aucun parti politique ni aucun activiste politique, mais bien par des programmeurs informatiques (ou hackers). Voyons de quelles manières nos libertés sont réduites et par quels moyens nous pouvons les reconquérir même au sein du paradigme actuel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lorsque vous démarrez votre ordinateur vous vous engagez politiquement. Cela peut vous paraitre absurde de chercher un aspect politique à une chose aussi triviale. Mais c'est là un fait. A l'aube de l'informatique, ce sont les utilisateurs qui écrivaient leurs propres programmes et se les échangeaient selon leurs besoins. Personne alors ne détenait de droit exclusif sur ces programmes. A l'époque les ordinateurs étaient imposants et chers, ils occupaient souvent une salle entière mais étaient bien moins puissants que les PC d'aujourd'hui, même les plus petits. A mesure que la technologie a évolué les ordinateurs sont devenus plus petits et aussi plus puissants.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est vers le début des années 80 que les fabricants d'ordinateurs ont commencé à imposer ce qu'on appelait des accords de dissimulation aux programmeurs qu'ils engageaient pour écrire les logiciels. Ces accords interdisaient aux développeurs de révéler le code source de leurs programmes &lt;em&gt;(NdT : leur secret de fabrication)&lt;/em&gt;. Et ainsi les logiciels sont devenus un produit que les utilisateurs doivent payer. Évidemment, certains utilisateurs ont continué à écrire des programmes pour leurs propres besoins, et ils continuent encore aujourd'hui, mais les logiciels &lt;em&gt;tout-prêts&lt;/em&gt; sont devenus accessibles en échange d'un paiement et les utilisateurs d'ordinateurs se sont mis à les utiliser de plus en plus.&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Les logiciels pour tous&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;C'est en réaction à cette marchandisation du logiciel que Richard Stallman, alors employé du Laboratoire d'Intelligence Artificielle du Massachusetts Institute of Technology (MIT), a décidé de créer un système d'exploitation (ou OS pour operating system) et des programmes qui rendraient aux utilisateurs la liberté. Il croyait que les logiciels sont comme la connaissance (il les compare souvent à des recettes de cuisine) et que comme la connaissance les logiciels ne devraient pas être la propriété d'une personne ou d'un organisme. Ils devraient appartenir à l'humanité toute entière.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Stallman a écrit : « De quoi à donc besoin la société ? Elle a besoin d'informations qui sont réellement disponibles aux citoyens, par exemple des programmes que des gens peuvent lire, réparer, adapter et améliorer, pas seulement utiliser. Mais en général les propriétaires des logiciels ne fournissent qu'une boîte noire qu'on ne peut ni étudier ni modifier. La société a également besoin de liberté. Quand un programme est possédé, les utilisateurs perdent la liberté de contrôler une partie de leur propre vie. » (&lt;a href=&quot;http://www.gnu.org/philosophy/why-free.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;source&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Stallman a initié un projet nommé GNU pour créer des logiciels libres et il a décidé de façonner son OS libre d'après Unix qui était alors très populaire. Unix était un OS propriétaire qui pouvait gérer plusieurs utilisateurs simultanément, il pouvait interconnecter les ordinateurs et était très sécurisé. A l'époque, de nombreux programmeurs avaient pris l'habitude de baptiser un nouveau programme qui était similaire à un autre pré-existant en créant un acronyme signifiant que ce n'était justement pas ce programme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi, par exemple, un nouvel éditeur de texte similaire à l'éditeur existant Emacs se nommait Eine pour Eine Is Not Emacs &lt;em&gt;(NdT : Eine n'est pas Emacs)&lt;/em&gt;. De même, Stallman baptisa son système d'exploitation GNU pour GNU is Not Unix. Il sera plus tard combiné avec le noyau Linux (la partie centrale d'un OS) pour donner naissance au système d'exploitation GNU/Linux. Il existe maintenant plusieurs noyaux qui peuvent être utilisés avec GNU, comme FreeBSD, Open Solaris etc.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« Pour les logiciels libres ce qui importe est la liberté, pas le coût. C'est une question de liberté, pas de prix. Le mot &amp;quot;libre&amp;quot; dans &amp;quot;logiciel libre&amp;quot; a une signification proche de celle dans liberté de parole, peuple libre ou pays libre et ne devrait être confondu avec une autre signification associée à coût zéro. Il faut que vous voyez &amp;quot;logiciel libre&amp;quot; comme libre de fardeau, pas nécessairement libre de frais. Il faut le voir comme logiciel swatantra &lt;em&gt;(NdT : libre ou indépendant en sanskrit)&lt;/em&gt; » précise la &lt;a href=&quot;http://www.fsf.org.in/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Free Software Foundation d'Inde&lt;/a&gt;. Les logiciels libres apportent quatre libertés aux utilisateurs :&lt;/p&gt;

&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;La liberté de les utiliser sur un nombre illimité d'ordinateurs pour n'importe quelle tâche ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La liberté de partager le logiciel dans votre cercle familial ou d'amis ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La liberté d'étudier et de modifier le logiciel ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La liberté de redistribuer les modifications.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;(NdT : toute la confusion entre libre et gratuit provient du double sens de &amp;quot;free&amp;quot; en anglais)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La troisième liberté implique que ce que l'on appelle le code source (le texte compréhensible par l'Homme) du programme devrait être mis à disposition de tout utilisateur souhaitant l'obtenir. Mais on peut se demander ce que peuvent en faire les utilisateurs. Alors que la plupart d'entre eux seraient certainement incapables de l'étudier ou de le comprendre, sans même parler de le modifier, cette liberté permet à tout un chacun de demander à un programmeur de le modifier et permet également aux programmeurs de par le monde au moins d'étudier le programme pour vérifier que rien de ce qu'il contient ne constitue une menace pour les utilisateurs. Concrètement, les sociétés et autres organisations peuvent modifier le programme pour qu'il réponde à leurs besoins.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Stallman a rapidement démissionné du MIT par crainte que le MIT revendique les droits sur son travail. Il était quasiment une entreprise à un seul employé lorsqu'il a démarré le projet GNU en 1984 mais des dizaines de milliers de personnes du monde entier l'on rejoint ensuite. En 1985 il a lancé la Free Software Foundation (FSF). Aujourd'hui, en plus de la &lt;a href=&quot;http://www.fsf.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;FSF&lt;/a&gt; à Boston aux Etats-Unis on retrouve des &lt;a href=&quot;http://www.fsfeurope.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;FSF en Europe&lt;/a&gt;, en &lt;a href=&quot;http://www.fsf.org.in/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Inde&lt;/a&gt; et en &lt;a href=&quot;http://www.fsa.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Amérique Latine&lt;/a&gt;. Et les logiciels libres sont devenus suffisamment puissants, et populaires aussi, pour défier la puissance de nombreuses entreprises de logiciels propriétaires.&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Libre et populaire&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Par exemple, toutes les écoles du Kerala n'emploient que des logiciels libres et tous les ordinateurs du gouvernement du Kerala sont en cours de migration vers les logiciels libres. Les écoles de la province d'Estrémadure en Espagne en font de même. Mais bien avant eux la ville de Munich avait déjà décidé de faire migrer tous ses ordinateurs vers des logiciels libres. De nombreuses entreprises et organismes gouvernementaux ont déjà effectué la migration (comme ELCOT dans la Tamil Nadu) ou sont en train de le faire (comme le Kerala State Electricity Board par exemple). Bien que le gouvernement du Kerala ait adopté une politique des TIC promouvant explicitement les logiciels libres, le gouvernement de l'Inde n'a pas encore pris une telle décision. Espérons que le gouvernement de l'Inde à son tour proclame la liberté des logiciels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les logiciels sont vraiment identiques à la connaissance comme l'a découvert Stallman. La ressemblance peut être établie de manière très détaillée. Plutôt que d'énumérer tous les arguments on peut signaler qu'un vaste ensemble de savoirs est disponible au format numérique et, pour un ordinateur, il n'y a pas beaucoup de différence entre un programme et un savoir numérisé comme un fichier texte, une image ou une vidéo. Dans ce cas il devrait être possible de libérer aussi la connaissance, tout comme le projet GNU a libéré les logiciels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En mars 2000, Jimmy Wales, un entrepreneur américain de l'Internet, a lancé Nupedia, une encyclopédie en ligne dont le contenu est libre, le précurseur du Wikipédia actuel. Le contenu de l'encyclopédie était sous licence Nupedia Open Content License qui autorisait à n'importe qui de la copier, modifier et distribuer mais qui défendait quiconque d'en faire payer le contenu. Le contenu était rédigé par des volontaires dont les connaissances dans le domaine étaient évaluées par un comité et le contenu était soumis à révision avant publication. Les coûts de fonctionnement de Nupedia étaient couverts par Bomis, une entreprise Internet que détenait Wales.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais le succès de Wikipédia apporta un coup d'arrêt à Nupedia en 2003. Une majorité des contributeurs n'étaient pas satisfaits des lourdeurs du contrôle éditorial exercé sur les contributions et Stallman et la FSF étaient en faveur d'une plus grande liberté laissée aux contributeurs. Par conséquent la FSF a lancé une nouvelle encyclopédie appelée GNUPedia en 2001. Mais comme Wales possédait déjà le nom de domaine gnupedia.org elle a été renommée GNE (pour GNE is Not an Encyclopedia) sur la même idée que GNU.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;GNE a eu une vie plus courte encore, en partie à cause de son incapacité à décider du poids du contrôle éditorial mais surtout parce que Nupedia a lancé Wikipédia en 2001 qui offrait une liberté totale et dont le contenu était placé sous la GNU Free Documentation Licence. Apparemment ce serait Stallman qui aurait le premier évoqué l'idée d'une encyclopédie en ligne libre en 1999.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Même s'il a lancé GNE, depuis son échec, il supporte Wikipédia. Aujourd'hui Wikipédia est l'encyclopédie la plus populaire avec plus de deux millions d'articles rien que pour la langue anglaise et bien plus encore dans d'autres langues. Parmi ces autres langues on en dénombre huit qui dépassent les 300 000 articles chacune et huit autres encore qui dépassent la barre des 100 000 articles chacune.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On recense 254 langues du monde possédant au moins une page Wikipédia. Les dialectes indiens ne sont pas bien représentés dans Wikipedia. Le premier est le telugu avec 38 000 articles, suivi par le bishnupriya manipuri avec 23 000 articles, le bengali (17 000), l'hindi (16 500), le marathi (16 200) et le tamil (13 000). Aucun autre langage indien ne compte plus de 10 000 articles. Il est acquis maintenant que l'encyclopédie Malayalam, publiée par le gouvernement du Kerala, mettra tous ses articles sur Wikipédia.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Même s'il est vrai que le nombre d'utilisateurs d'Internet ne représente qu'un infime pourcentage de la population, ce pourcentage est amené à croitre et la disponibilité de l'information en langues indiennes sera certainement d'une grande utilité à tous les Indiens, en Inde et à l'étranger.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Wikipédia est actuellement dirigée par une organisation à but non lucratif, la Wikimedia Foundation, grâce aux contributions du public. D'autres projets sont dans les cartons aujourd'hui, comme Wikibooks, Wikinews et Wiktionary. Tous les documents, y compris le texte et les illustrations, sur tous ces sites peuvent être copiés, modifiés et utilisés librement à toute fin sans violer de lois du droit d'auteur. C'est réellement la liberté du savoir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un autre projet connexe est &lt;a href=&quot;http://wikimapia.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;WikiMapia&lt;/a&gt;. En reprenant une citation de Wikipédia : « WikiMapia est un projet inspiré par Google Maps et par Wikipédia. WikiMapia utilise les vues satellitaires de Google Maps et permet de les annoter avec un système wiki. Les Russes Alexandre Koriakine et Evgeniy Saveliev ont lancé ce projet le 24 mai 2006. Le projet est destiné à « cartographier et décrire la planète Terre » vue par satellite. Il fait partie des 1 000 sites les plus visités et recense plus de 6 millions d'endroits annotés. Alors qu'aucune inscription n'est requise pour éditer WikiMapia, plus de 153 000 utilisateurs partout dans le monde sont actuellement inscrits. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le terme &amp;quot;connaissance&amp;quot; est utilisé ici dans une conception large et désigne aussi bien des articles que des livres, des histoires, des images, de la musique, des films, etc. Il faut se rappeler que chaque support possède certaines particularités que les autres n'ont pas. Ainsi par exemple, un article sur l'astronomie indienne contient principalement de la documentation issue de sources variées même si la présentation finale de l'information est celle propre à l'auteur. Mais une histoire (un roman, une nouvelle...) est le travail créatif émergeant complètement de l'imagination de l'auteur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi, pour les humains, la connaissance se distingue des logiciels par une différence fondamentale. En effet, contrairement aux logiciels, certaines formes de connaissance ne se prêtent pas aux modifications anonymes. Par exemple, une interview avec une personnalité doit conserver sa forme et son contenu puisque c'est le compte-rendu d'une vraie conversation. Il serait dangereux de laisser quiconque la modifier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D'un autre côté, la liberté pourrait être accordée, par exemple, de la publier ailleurs sans modification. De même, un artiste ne souhaiterait peut-être pas que n'importe qui puisse modifier sa peinture, même si cela ne poserait pas de problème. Il n'est donc pas suffisant de disposer d'une seule licence pour toutes les formes de savoir contrairement aux logiciels. Mais alors quelle est la solution ?&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Creative Commons&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;La solution a d'abord était proposée par &lt;a href=&quot;http://www.creativecommons.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Creative Commons (CC)&lt;/a&gt; en décembre 2002. CC a été lancé par Lawrence Lessig, Professeur à la Stanford Law School, avec quelques amis pour répondre précisément à ce problème. « Creative Commons a repris l'idée &amp;quot;offrir des licences de droit d'auteur libres&amp;quot; du Free Software Movement. Mais le problème que nous essayions de résoudre était quelque peu différent » dit Lessig.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En quoi était-il différent ? « Nous ne partions pas d'un monde sans culture propriétaire. Au contraire, la culture propriétaire avait toujours été là, les œuvres étaient protégées par un droit exclusif. (...) Mais globalement, le fardeau imposé par le droit d'auteur aux autres créateurs et sur la culture en général était léger. Et une somme importante de travail créatif pouvait se faire hors des contraintes de la loi. &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/06/06/...&quot; title=&quot;...&quot;&gt;...&lt;/a&gt; Tout ceci a commencé à changer avec la naissance des technologies numériques et pour une raison que personne n'a vraiment cherché à comprendre. » (&lt;a href=&quot;http://creativecommons.org/weblog/entry/5668&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;source&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une autre raison a entraîné la formulation de ces licences. Après la Convention de Berne en 1886 il n'était plus nécessaire de déclarer un droit d'auteur. Tout œuvre originale tombe automatiquement sous le régime du droit d'auteur. Et finalement il n'est plus devenu nécessaire de marquer un document comme protégé par le droit d'auteur. Sauf déclaration contraire, tout document qui n'appartient pas au domaine public est protégé par le droit d'auteur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rien que de savoir si un document est protégé par les lois du droit d'auteur devient par conséquent difficile. Cela rend la ré-utilisation d'œuvres déjà disponibles très compliquée. De plus, les auteurs désirant offrir certaines libertés aux autres n'ont aucun moyen de le faire. Ils n'avaient le choix qu'entre le droit d'auteur et le domaine public (qui concède tous les droits à tout le monde).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Creative Commons propose plusieurs licences grâce auxquelles le créateur peut offrir certaines libertés aux gens, ou, comme le dit CC, &lt;em&gt;Certains Droits Réservés&lt;/em&gt; en opposition au &lt;em&gt;Tous Droits Réservés&lt;/em&gt; du régime &amp;quot;classique&amp;quot; du droit d'auteur. CC dispose de quatre licences principales : Attribution (notée by), Noncommercial (nc), No Derivative Work (nd) et Share Alike (sa) (&lt;em&gt;NdT : Paternité, Pas d'Utilisation Commerciale, Pas d'œuvre Dérivée et Partage à l'Identique&lt;/em&gt;). Ces licences peuvent être &lt;a href=&quot;http://fr.creativecommons.org/contrats.htm&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;combinées&lt;/a&gt; pour produire de nouvelles licences comme by-sa, by-nc-nd etc. qui sont plus utiles que les licences principales.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;CC a également élaboré une Licence de Sample qui permet aux autres d'utiliser des portions de votre œuvre dans leur propre œuvre. Vous vous souvenez de la jeune auteure indienne, Kaavya Viswanathan, punie il y a quelques temps pour l'utilisation de passages d'autres livres dans sa nouvelle, même si les lecteurs appréciaient sa nouvelle ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un développement intéressant permis par CC a été la création d'un morceau de musique par la collaboration d'artistes qui ne se sont jamais rencontrés. Colin Mutchler, un défenseur de l'utilisation des média et de la technologie pour donner envie aux gens de prendre des mesures en faveur d'une économie durable, a envoyé &lt;em&gt;My Life&lt;/em&gt;, une chanson joué à la guitare acoustique, sur Opsound, un répertoire de musique qui impose aux morceaux soumis d'être sous licence Attribution-Share Alike ; Cora Beth, une personne complètement inconnue de Colin, y a ajouté un violon pour créer &lt;em&gt;My Life Changed&lt;/em&gt;. Aucun avocat de la Propriété Intellectuelle n'a été consulté, ou maltraité, pour cela. Gilberto Gil, le ministre brésilien de la Culture et musicien lauréat d'un Grammy Award supporte la liberté de la culture et a sorti quelques-unes de ses musiques sous la licence CC Sampling.&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Rentable également&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Une question qu'il est naturel de se poser est alors : est-ce que le créateur ne va pas perdre ses revenus s'il permet aux gens d'utiliser ses créations librement ? L'expérience montre que ça n'est pas le cas. Par exemple, les groupes de musique affirment que les téléchargements de musique libre en fait les aident à faire plus de concerts et leur source de revenus principale est la scène (&lt;a href=&quot;http://www.news.com/2010-1071-944488.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;source&lt;/a&gt;). Une recherche sur Google vous fera découvrir d'autres études de ce genre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme Stallman et d'autres l'ont suggéré, un lien sur la page de téléchargement peut permettre aux utilisateurs d'effectuer un paiement volontairement. Pour une œuvre assez bonne cela peut apporter à son auteur une somme appréciable. De toute façon des copies illégales de la plupart des films ou des musiques sont disponibles gratuitement, particulièrement dans les pays émergents et rien n'est arrivé, ni à l'industrie de la musique, ni à celle du film.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cependant, à long terme, les industries de l'édition, du disque et du cinéma pourraient avoir à adopter un nouveau paradigme qui pourrait être défini par les nouvelles technologies qui émergeront à coup sûr, même si ces industries se sont toujours montrées très attachés aux anciens paradigmes et qu'elles font tout ce qu'elles peuvent pour ne pas changer. Souvenez-vous des protestations de l'industrie de la musique lorsque l'enregistreur cassette a été inventé. Pourtant jusqu'à maintenant aucun changement drastique n'est en vue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'industrie du disque aux États-Unis a réussi à mettre le législateur de son côté pour subvenir à ses propres besoins au travers de la technologie des DRM (&lt;em&gt;NdT : Digital Rights Managements ou Mesures Techniques de Protection&lt;/em&gt;) et une loi associée et le DMCA (&lt;em&gt;NdT : Digital Millenium Copyright Act dont la loi DADVSI est la transposition en droit français&lt;/em&gt;). Stallman et les partisans du logiciel libre appellent les DRM Digital Restrictions Managements (ou Mesures Techniques de Privation). Les DRM empêchent en fait les gens de copier les œuvres incorporant cette technologie ou encore de jouer l'enregistrement sur un autre lecteur. Par conséquent, le mot Restrictions (Privations) semble plus approprié.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les fans de musique se sont opposés à cette politique et on peut trouver beaucoup d'articles sur le Web à ce sujet. Ils disent que les DRM les empêchent même d'exercer leur droit à la copie privée. Les opposants ont créé des logiciels qui peuvent outrepasser la technologie DRM. Mais le DMCA (&lt;em&gt;NdT : tout comme la DADVSI&lt;/em&gt;) rend illégal la création ou l'utilisation d'une technologie visant à briser les DRM. Heureusement, ces lois ne sont actuellement en vigueur que dans quelques pays. L'industrie du disque fait pression sur l'Inde et d'autres pays pour adopter ces lois. Mais espérons que l'Inde choisisse d'offrir les bénéfices des technologies à son peuple plutôt qu'aux industriels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les publications dans des revues scientifiques étaient à l'origine faites pour communiquer les résultats des recherches à d'autres scientifiques. La première revue scientifique au sens moderne est le Philosophical Transactions de la Royal Society of London dont la publication a commencé en 1665. A l'époque, seule l'imprimerie permettait cette communication. La plupart des premiers journaux étaient édités par des sociétés de chercheurs comme la Royal Society. Avec l'augmentation du nombre de revues et de chercheurs, les éditeurs se sont dits qu'une manne leur tendait les bras.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelques grandes maisons d'édition ont investi le marché et, bizarrement, le prix des revues s'est aussi mis à augmenter. Finalement, la communauté scientifique a commencé à se révolter contre les revues qui faisaient payer le prix fort. En 2001, deux organisations ont co-publié &lt;a href=&quot;http://www.arl.org/sparc/DI/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Declaring Independence&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Rémunérer l'éditeur&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;L'édition scientifique est à bien des égards différente des autres formes d'édition. Ici les articles sont rédigés par les chercheurs et relus par des chercheurs. Les éditeurs du journal sont souvent eux-mêmes des chercheurs également. Les maisons d'édition ne font qu'imprimer et envoyer le journal aux abonnés. Le salaire des chercheurs provient essentiellement de l'argent public. Leur travail de recherche est également financé par l'argent public. Et pourtant c'est la maison d'édition qui détient les droits sur les articles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les chercheurs et le public doivent s'abonner à ces journaux (ils doivent payer l'éditeur) pour avoir accès aux informations obtenues grâce à l'argent public. Et le prix des journaux a commencé à augmenter au point que certaines universités parmi les plus aisées dans les pays industrialisés ont de plus en plus de mal à s'abonner à tous les journaux qui traitent de leurs activités. C'est dans ces conditions que les scientifiques ont commencé leur révolte. On attribue la naissance du mouvement à une pétition de 2001 à l'initiative de Patrick Brown et de Michael Eisen même si des voix isolées les précédaient.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi, Prof. Donald Knuth, auteur du classique &lt;em&gt;Art of Computer Programming&lt;/em&gt; et inventeur de Tex, un langage de traitement de texte pour documents techniques, écrit : « J'adore ma bibliothèque et les autres bibliothèques que je visite fréquemment et ça me met en rage de voir les prix qu'ils imposent aux bibliothèques. J'ai donc écrit une lettre salée à Elsevier en août 2001 pour leur faire part de ma grande inquiétude quant à leur future politique de prix pour le Journal of Algorythms. Elsevier a cependant ignoré ma lettre et ne m'a pas répondu. » (&lt;a href=&quot;http://www-cs-faculty.stanford.edu/%7Eknuth/joalet.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;source&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La pétition de Brown et Eisen appelait tous les scientifiques à s'engager à partir de septembre 2001 à ne plus soumettre leurs papiers aux journaux qui ne rendaient pas le texte complet de leurs travaux accessible à tous, librement et sans entraves, que ce soit immédiatement ou après un délai de quelques mois.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La fondation de la Public Library of Science (PLoS) a été la grande étape suivante du mouvement vers la libération des éditions scientifiques. Malgré le soutien d'un éminent prix Nobel, Dr. Harold Varmus, ils ont dû patienter quelques temps avant de devenir complètement opérationnels et de publier le journal PLoS Biology en 2003.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Maintenant ils éditent sept journaux dont le contenu est disponible librement sur Internet. Ils ont adopté un modèle où les auteurs des articles paient pour être publiés. Ils conservent un fond, comme le font d'autres journaux du même type, pour affranchir de tout paiement les auteurs de pays émergents ou les auteurs qui n'ont pas les moyens suffisants.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En Europe, la Budapest Open Access Initiative, qui est à la fois une déclaration d'intention, de stratégie et d'engagement, a été signée par plusieurs scientifiques lors d'une réunion organisée par l'Open Society Institute en décembre 2001. Aujourd'hui des milliers de scientifiques sont signataires de l'initiative. Elle a eu un impact très fort dans le monde entier, en particulier en Europe.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plusieurs agences de recherche et de financement, comme le Organisation Européenne pour la Recherche Nucléaire (CERN) et le National Institutes of Health (NIH), ont imposé l'accès libre pour toutes les publications issues de recherches qu'ils ont financées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'Accès Libre (AL) signifie que toutes les publications sont librement accessibles par les autres scientifiques et par le public. En fait, il offre toute liberté aux utilisateurs et demande simplement que l'auteur soit reconnu et que l'intégrité des documents soit conservée. Bien sûr il ne permet pas la ré-édition des documents, dans leur forme originale ou modifiée, comme les licences CC le font. Mais L'Accès Libre aux publications scientifiques est une avancée très importante dans des pays comme l'Inde.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le gouvernement d'Inde devrait par conséquent imposer l'Accès Libre pour toutes les publications issues de recherches financées par l'argent public. Cela peut-être réalisé de deux manières : soit l'auteur affiche l'article sur son site Web, sur le site de son institut ou sur un site de centralisation (les revues qui permettent cela sont appelés AL vert) soit il peut publier dans des revues Accès Libre qui affichent leur contenu sur leur propre site Web (appelées AL d'or). Heureusement, une grande partie des journaux indiens sont AL. Mais la plupart des bons articles d'Inde sont publiés dans des journaux étrangers qui ne sont pas nécessairement AL.&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;La liberté dans le commerce&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Nous allons parler ici d'une nouvelle expérience menée en Inde. L'idée est de parvenir à une transparence totale du commerce. Une entreprise technologique nommée &lt;a href=&quot;http://www.wikiocean.net/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;WikiOcean&lt;/a&gt; a vu le jour à Pune. L'entreprise est unique de part le fait qu'elle expose tout son fonctionnement sur son site Web, même ses transactions financières. Ils appellent ce genre de système un wékosystème, un jeu de mot entre wiki et écosystème. Comme l'explique le site Web : « WikiOcean est une organisation participative, non-propriétaire où les professionnels rejoignent un modèle de partage des bénéfices comme expliqué dans le wékosystème. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette entreprise a été inspirée par la transparence des logiciels libres et, en fait, l'un de ceux que l'on pourrait appeler les catalyseurs (ceux qui régulent la structure et la dynamique de Wékosystème) est le président de la Free Software Foundation of India, Prof. G. Nagarjuna. L'entreprise travaille déjà sur quelques projets. Mais il est encore trop tôt pour juger des chances de survie d'une telle entreprise. Souhaitons que tout se passe pour le mieux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une autre idée complètement exotique est de copier le modèle des logiciels libres pour d'autres produits. En d'autres termes rendre tous les besoins librement disponibles pour tous. Bien que ça puisse sembler absurde il ne faudrait pas rejeter cette idée puisque certains efforts à petite échelle ont été lancés et semblent fonctionner.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette idée est envisagée par un groupe pas si petit que ça qui s'appelle Oekonux (dérivé de oekonomie, le terme allemand pour économie et Linux). Vous pourrez en apprendre plus sur &lt;a href=&quot;http://www.oekonux.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;www.oekonux.org&lt;/a&gt; et vous pouvez rejoindre leur liste de diffusion si vous êtes vraiment intéressés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme nous l'avons vu, les nouvelles technologies apportent de nouveaux défis, de nouvelles idées. Et nous serons peut-être amenés à ré-écrire de vieilles lois qui avaient été créées pour des situations complètement différentes, un autre paradigme technologique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand de nouvelles technologies apparaissent il nous faut changer nos lois pour nous adapter à la nouvelle donne afin que la société puisse pleinement bénéficier de la nouvelle technologie ou alors seule une petite portion de la société en récoltera tous les bienfaits. Et au rythme auquel la technologie évolue il ne va pas être facile de suivre toutes ses implications. Nos technocrates et nos législateurs vont devoir suivre le rythme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cet article (et sa traduction) est publié sous licence &lt;a href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.5/deed.fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Creative Commons Attribution Share Alike 2.5&lt;/a&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Qu'est-ce qu'une oeuvre culturelle libre ?</title>
    <link>http://www.framablog.org/index.php/post/2008/06/03/creative-commons-et-definition-oeuvre-culturelle-libre</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:42723c7a6c4ee37af88ff1bd94a721b9</guid>
    <pubDate>Tue, 03 Jun 2008 22:49:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>aKa</dc:creator>
        <category>free culture</category>
        <category>copyright</category><category>creative-commons</category><category>stallman</category><category>troll-inside</category><category>wikipedia</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/divers/cc/approved-for-free-cultural-works.png&quot; alt=&quot;Approved for Free Cultural Works&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Star Wars - Episode XIV - Acte III - Scène 2&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Jeune Padawan&lt;/em&gt; : Bonjour Maître, je viens vous présenter ma dernière création libre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Maître Jedi&lt;/em&gt; : Création intéressante... Elle est « libre » dis-tu. Qu'est-ce qui te permet de l'affirmer ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Jeune Padawan&lt;/em&gt; : Je lui ai associée une licence prise chez les scribes de la planète &lt;em&gt;Creative Commons&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Maître Jedi&lt;/em&gt; : Mais encore...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Jeune Padawan&lt;/em&gt; : C'est-à-dire ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Maître Jedi&lt;/em&gt; : Mais encore, laquelle d'entre toutes les licences Creative Commons possibles ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Jeune Padawan&lt;/em&gt; : La licence Creative Commons BY-NC-ND.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Maître Jedi&lt;/em&gt; : Je vois... Tu autorises donc quiconque à diffuser ta création pourvu que sa paternité soit conservée et qu'elle ne subisse ni modification ni commerce sans ton assentiment. C'est bien cela ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Jeune Padawan&lt;/em&gt; : Oui, Maître.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Maître Jedi&lt;/em&gt; : Cette libre diffusion te fait alors dire que ta création est « libre » ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Jeune Padawan&lt;/em&gt; : Oui, Maître.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Maître Jedi&lt;/em&gt; : Je comprends. Mais sache qu'il existe des galaxies entières qui ne considèrent pas ton œuvre comme libre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Jeune Padawan&lt;/em&gt; : Ah bon !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Maître Jedi&lt;/em&gt; : Oui. Tu vois la galaxie &lt;em&gt;Logiciels Libres&lt;/em&gt;, là-bas, derrière &lt;em&gt;Cassiopée&lt;/em&gt; ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Jeune Padawan&lt;/em&gt; : Celle dont toute la &lt;em&gt;République&lt;/em&gt; vante la maîtrise technologique et l'éthique sociale ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Maître Jedi&lt;/em&gt; : Celle-là oui. Cette galaxie est associée au logiciel depuis bien longtemps déjà mais elle a pris ce nom le jour où l'un de nos meilleurs éléments, Maître Jedi Stallman, est venu leur dire que leur principale activité était menacée par &lt;em&gt;l'Empire&lt;/em&gt; et qu'il fallait agir pour s'en préserver. C'est ainsi que furent adoptées les quatre libertés du logiciel libre. Ces libertés sont précises voire sévères. Elle peuvent même t'apparaître contraignantes puisqu'on ne te demande plus ton autorisation pour altérer (ils disent modifier) ou exploiter (ils disent diffuser) ton œuvre. Mais elles ont permis à cette galaxie de résister d'abord, de poursuivre son développement ensuite et enfin de s'épanouir. Pour les rebelles de &lt;em&gt;l'Alliance&lt;/em&gt; mais également pour de très nombreux simples citoyens de notre &lt;em&gt;République&lt;/em&gt;, elle représente un modèle et une source d'espoir. As-tu envie que ta création entre un jour dans le &lt;em&gt;Grand Livre de la Connaissance&lt;/em&gt; du peuple &lt;em&gt;Wikipédia&lt;/em&gt; ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Jeune Padawan&lt;/em&gt; : Oh ! J'en serais honoré Maître.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Maître Jedi&lt;/em&gt; : Alors là encore tu n'as pas choisi la bonne licence Creative Commons.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Jeune Padawan&lt;/em&gt; : Je ne le savais pas, Maître.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Maître Jedi&lt;/em&gt; : Les scribes de la planète &lt;em&gt;Creative Commons&lt;/em&gt; non plus. Enfin si mais ils n'avaient pas pleinement pris conscience de ces nuances. C'est pourquoi ils ont récemment décidé d'ajouter un sceau particulier à certaines de leurs licences. Ce sceau est un symbole qui relie les habitants de la galaxie &lt;em&gt;Logiciels Libres&lt;/em&gt;, le peuple &lt;em&gt;Wikipédia&lt;/em&gt; et tous ceux qui placent leurs créations sous ces licences. Ce sceau est également la garantie que l'on peut travailler ensemble, sans entraves et en confiance, au bien commun de toute la &lt;em&gt;République&lt;/em&gt;...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Jeune Padawan&lt;/em&gt; : ...Permettant alors aussi de mieux se défendre face à &lt;em&gt;l'Empire&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Maître Jedi&lt;/em&gt; : En effet, oui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Jeune Padawan&lt;/em&gt; : Je vais peut-être changer ma licence alors...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Maître Jedi&lt;/em&gt; : Telle n'était pas mon intention jeune Padawan. Ne sois pas si influençable !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Jeune Padawan&lt;/em&gt; : Oui, Maître. Toujours être libre de son choix mais savoir que le choix du libre n'a pas toujours la même définition en tout point de notre &lt;em&gt;République&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Maître Jedi&lt;/em&gt; : C'est exactement cela. Tu seras bientôt prêt jeune Padawan.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;Moi&lt;/em&gt; : Fin de cette introduction-divagation qui n'avait pas d'autre but que de vous présenter lyriquement la traduction ci-dessous&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/06/03/#pnote-258-1&quot; id=&quot;rev-pnote-258-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; annonçant le pourquoi du comment de ce nouveau label. Un label qui mine de rien donne du sens aux licences Creative Commons selon qu'on le possède ou non.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– &lt;em&gt;France Gall&lt;/em&gt; : C'est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/divers/cc/approved-for-free-cultural-works_cc-by-sa.jpg&quot; alt=&quot;Approved for Free Cultural Works&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Certifié œuvres culturelles libres&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://creativecommons.org/weblog/entry/8051&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Approved for Free Cultural Works&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Mike Linksvayer - 20 février 2008 - CreativeCommons.org&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La famille des licences Creative Commons s'aggrandit avec le sceau ci-dessus pour les licences qui remplissent les critères des Licences Culture Libre (&lt;em&gt;NdT : Free Culture Licenses&lt;/em&gt;) selon la &lt;a href=&quot;http://freedomdefined.org/Definition/Fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Définition des Œuvres Culturelles Libres&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by/3.0/deed.fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Parternité (BY)&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Paternité-Partage à l'identique (BY-SA)&lt;/a&gt;. Le &lt;a href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/publicdomain/deed.fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;domaine public&lt;/a&gt; n'est pas une licence mais est qualifiable d'œuvre culturelle libre d'après la Définition.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une manière simple d'appréhender la définition est de la voir comme l'application des &lt;a href=&quot;http://www.gnu.org/philosophy/free-sw.fr.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;principes du logiciel libre&lt;/a&gt; au contenu. La liberté de modification, sans distinction de l'usage ou de l'usager, est un préalable nécessaire, ce qui signifie que les licences Creative Commons &lt;em&gt;Pas d'utilisation commerciale (NC)&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Pas de modification (ND)&lt;/em&gt; ne remplissent pas les conditions. Évidemment on ne vous demande pas d'accepter la définition de la liberté du mouvement des logiciels libres ou la Définition des Œuvres Culturelles Libres, et même si vous les acceptez des licences plus restrictives sont nécessaires dans certains cas. Quoiqu'il en soit, ce sceau marque une démarcation importante entre les licences plus restrictives et celles qui le sont moins, une démarcation dont les créateurs et les utilisateurs de contenu devraient être conscients.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourquoi les utilisateurs devraient-ils être conscients de ces distinctions ? Voici un exemple concret : certains projets importants n'acceptent que du contenu sous licence libre (conformément à la définition) ou appartenant au domaine public. C'est la cas en particulier de Wikipédia et les sites Wikimédia qui emploient la Définition des Œuvres Culturelles Libres dans &lt;a href=&quot;http://commons.wikimedia.org/wiki/Commons:%C3%80_propos_des_licences&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;leur politique de licence&lt;/a&gt;. L'identification claire des licences CC que l'on peut qualifier de libres est en effet &lt;a href=&quot;http://lists.wikimedia.org/pipermail/foundation-l/2007-December/035677.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;l'un des problèmes à résoudre&lt;/a&gt; pour une potentielle &lt;a href=&quot;http://creativecommons.org/license/?lang=fr&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;migration de Wikipedia vers une licence CC Paternité-Partage à l'identique (BY-SA)&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette signalétique supplémentaire est au cœur de nos efforts pour rendre plus lisible l'éventail de licences Creative Commons, ne parlez jamais de &lt;em&gt;la&lt;/em&gt; licence Creative Commons car elle n'existe pas. Nos actes de licence ont toujours exprimés les propriétés particulières de chacune des licences grâce à une icône et un descriptif bref. En décembre 2006 nous avons ajouté à notre signalétique la distinction entre les licences libres et moins libres par un fond vert ou un fond jaune (voyez la différence entre &lt;a href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by/3.0/deed.fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Paternité&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by-nc/3.0/deed.fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Paternité - Pas d'utilisation commerciale&lt;/a&gt;) et nous avons commencé à proposer des bandeaux pour les licences contenant des icônes relatives aux propriétés des licences afin que l'on puisse directement identifier visuellement la licence utilisée sans avoir à cliquer pour lire l'acte.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous espérons pouvoir répondre à d'autres suggestions de la communauté et présenter à l'avenir d'autres améliorations des actes des licences CC et du &lt;a href=&quot;http://creativecommons.org/license/?lang=fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;sélécteur de licence&lt;/a&gt; dans un futur proche. Alors ne zappez pas !&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/06/03/#rev-pnote-258-1&quot; id=&quot;pnote-258-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Merci à Olivier pour la traduction Framalang. Lorsque nous en avons eu la possibilité nous avons choisi de mettre les liens dans leur version française.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>De Wikipédia et de la représentation iconographique de Mahomet</title>
    <link>http://www.framablog.org/index.php/post/2008/02/09/wikipedia-mahomet-neutralite-de-point-de-vue</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:d2a0b3826023ef999ed7ebe20cb79ff7</guid>
    <pubDate>Fri, 08 Feb 2008 18:20:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>aKa</dc:creator>
        <category>hors-sujet</category>
        <category>wikipedia</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/divers/mahomet_wikipedia.png&quot; alt=&quot;Représentation de Mahomet - Wikipédia&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Quand la fameuse &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Neutralit%C3%A9_de_point_de_vue&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;neutralité de point de vue (NPOV)&lt;/a&gt; de Wikipédia se heurte à un autre point de vue...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le &lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2008/02/05/books/05wiki.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;New York Times&lt;/a&gt; en a parlé récemment, une &lt;a href=&quot;http://www.thepetitionsite.com/2/removal-of-the-pics-of-muhammad-from-wikipedia&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;pétition en ligne&lt;/a&gt;, qui vient de dépasser les cent mille signatures électroniques, demande à Wikipédia (dans sa version anglophone) de retirer de &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Muhammad&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;son article consacré à Mahomet&lt;/a&gt; des images du prophète.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il ne s'agit pas de caricatures mais de représentations médiévales musulmanes (comme &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Image:Maome.jpg&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;celle&lt;/a&gt; désignée directement par la pétition et &lt;a href=&quot;http://expositions.bnf.fr/livrarab/pedago/grands/0_01.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;issue du fond de la Bibliothèque Nationale de France&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Refus ferme et poli de Wikipédia : Wikipedia est une encyclopédie dont le but est de représenter tous les sujets d’un point de vue neutre, elle ne fait pas de censure au profit d’un groupe particulier. Et d'inviter les visiteurs qui se sentiraient offensés à &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:How_to_set_your_browser_to_not_see_images&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;surfer en désactivant les images&lt;/a&gt; de leur navigateur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme le souligne &lt;a href=&quot;http://www.foxnews.com/story/0,2933,328966,00.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;un article de FoxNews.com&lt;/a&gt;, on trouve également (actuellement) des images de Mahomet sur l'article correspondant des Wikipédias &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Mahomet&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;français&lt;/a&gt;, allemand, espagnol, russe, néerlandais et &lt;a href=&quot;http://fa.wikipedia.org/wiki/%D9%85%D8%AD%D9%85%D8%AF&quot;&gt;persan&lt;/a&gt; mais pas sur ceux en arabe, turc, chinois, albanais ou encore indonésien.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Comment l'Eee PC m’a montré que j'avais tort à propos de Linux</title>
    <link>http://www.framablog.org/index.php/post/2008/02/01/EeePC-linux-logiciels-libres</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:88dda8de72da21e120e4bab092477f25</guid>
    <pubDate>Thu, 07 Feb 2008 23:02:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>aKa</dc:creator>
        <category>logiciel libre</category>
        <category>eeepc</category><category>firefox</category><category>librevolution</category><category>linux</category><category>migration</category><category>openoffice</category><category>publicite</category><category>traduction</category><category>wikipedia</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/divers/eeepc_francois-schnell_cc-by.jpg&quot; alt=&quot;EeePC - François Schnell - CC By&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Difficile de ne pas être au courant, l'&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Asus_Eee_PC&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Eee PC&lt;/a&gt; d'Asus&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/02/01/#pnote-181-1&quot; id=&quot;rev-pnote-181-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; vient enfin de sortir officiellement en France.&lt;br /&gt;
Contrairement &lt;a href=&quot;http://standblog.org/blog/post/2008/01/28/Essai-de-leeePC-dAsus&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;à Nitot et Stoehr&lt;/a&gt; je ne l'ai pas encore eu entre les mains&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/02/01/#pnote-181-2&quot; id=&quot;rev-pnote-181-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; mais je suis de ceux qui pensent qu'avec lui, l'&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/One_Laptop_per_Child&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;OLPC XO&lt;/a&gt; et autres &lt;a href=&quot;http://www.everex.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;CloudBook&lt;/a&gt;, on tient effectivement une petite révolution ou plutôt une belle &lt;em&gt;librévolution&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a tout d'abord &lt;strong&gt;son prix&lt;/strong&gt; qui est franchement exceptionnel par rapport à ce que l'on a connu par le passé.&lt;br /&gt;
Ce prix casse une barrière à n'en pas douter. Il permet ainsi par exemple aux plus aisés de s'acheter un ordinateur nomade d'appoint idéal pour surfer dans les zones wi-fi, aux plus démunis de s'offrir leur premier ordinateur, aux écoles de s'équiper à moindre coût, aux parents d'en offrir un perso à leur progéniture, etc.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a également son &lt;strong&gt;orientation internet&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
Mine de rien il entérine la nouvelle donne qui voit bon nombre de nos données et ressources quitter notre disque dur pour se promener (tranquillement ?) sur internet. Si je regarde nombrilistiquement mon propre cas (messagerie Gmail, traitement de texte et tableur Google Documents, liens Del.icio.us, photos Flickr&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/02/01/#pnote-181-3&quot; id=&quot;rev-pnote-181-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;, actualités RSS, connaissance Wikipédia...) je m'aperçois que je n'utilise plus mon lecteur/graveur CD/DVD et qu'il me suffit de n'importe quel ordinateur connecté à internet pour pouvoir travailler (et ce quelque que soit l'OS de l'ordinateur hôte). Et si il faut tout de même conserver quelques documents, une bonne petite clé USB&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/02/01/#pnote-181-4&quot; id=&quot;rev-pnote-181-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; fait fort bien l'affaire. En fait l'Eee PC c'est un peu comme un &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Client_l%C3%A9ger&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;client léger&lt;/a&gt; relié à un drôle de serveur à savoir... internet !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, et surtout, l'Eee PC est bourré de &lt;strong&gt;logiciels libres&lt;/strong&gt; à commencer par son système d'exploitation GNU/Linux (distribution Xandros adaptée&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/02/01/#pnote-181-5&quot; id=&quot;rev-pnote-181-5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;).&lt;br /&gt;
On y trouve en effet le navigateur Firefox, la messagerie Thunderbird, la suite bureautique OpenOffice.org, la messagerie instantanée Pidgin, le logiciel de dessin Tux Paint... sans oublier une icône Wikipédia d'accès direct à l'encyclopédie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi donc tout client de l'Eee PC va se trouver au contact de ces logiciels libres et &lt;del&gt;peut-être&lt;/del&gt; sûrement pour la première fois pour bon nombre d'entre eux. Quand bien même cet ordinateur soit loin d'être parfait et même &lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=35352&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;loin d'être totalement libre&lt;/a&gt;, c'est ce qui me semble le plus important avec l'Eee PC : sa faculté à démontrer immédiatement non plus en théorie mais directement en pratique que Linux et les logiciels libres, ça marche et ça marche plutôt bien !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est pourquoi nous avons choisi de parler de l'Eee PC à la lumière d'un témoignage&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/02/01/#pnote-181-6&quot; id=&quot;rev-pnote-181-6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;. Celui d'un &lt;em&gt;utilisateur lambda&lt;/em&gt; bluffé par les capacités de cet ordinateur mutant. Un utilisateur qui identifie bien la source de son étonnement : Linux et les logiciels libres. Un utilisateur qui n'hésite pas alors à revenir sur ses positions et préjugés à propos de Linux. Puissent les autres futurs utilisateurs de l'Eee PC suivre le même chemin...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/divers/webshot/screenshot_blorge.jpg&quot; alt=&quot;Screenshot - Blorge.com&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Comment le portable Asus EeePC m’a montré que j'avais tort à propos de Linux&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://tech.blorge.com/Structure:%20/2008/01/29/how-the-asus-eeepc-showed-me-i-was-wrong-about-linux/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;How the ASUS EeePC showed me I was wrong about Linux&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;John Pospisil - 29 janvier 2008 - Blorge.com&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jusqu’à récemment je pensais que Linux était réservé aux enthousiastes et aux entreprises “près de leur sous”, qui cherchaient pour je ne sais quelle raison une alternative à Windows. Je n’avais jamais pensé que Linux pouvait contribuer à l’informatique grand public. Cependant après avoir acquis l’EeePC d’Asus, un micro-portable basé sur Linux, j’ai réalisé que j’avais tort, vraiment tort.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je pense que le problème était que je n’avais jamais vraiment compris ce qu’était Linux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien sûr je reconnaissais les lacunes de Windows et les dangers d’un monde devenu bien trop dépendant de Microsoft, mais de mon point de vue, Windows répondait très bien aux besoins d'un utilisateur moyen (de même que, dans une moindre mesure, Mac OS).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce n’est pas que je n’aimais pas Linux, c’est juste que je ne le prenais pas au sérieux. J’ai bien ri quand j’ai lu l’article de mon collègue expliquant que Linux était le nouvel Amiga. Nous savons tous ce qu'il est advenu d'Amiga.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Linux était mal fichu, difficile à utiliser et pas vraiment au niveau dans le domaine des jeux vidéos. Ou du moins c'est ce que je pensais à tort.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Même quand j’ai acheté le EeePC au supermarché du coin, j’ai plaisanté avec le vendeur en disant que “Pour ce que j’ai besoin de faire, je suis sûr que même Linux sera à la hauteur.”&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Curieusement, le vendeur était un spécialiste de Linux et il a commencé à me faire la leçon sur les avantages de Linux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je me disais “cause toujours” en payant le vendeur et j'ai quitté le magasin en marmonnant au sujet des Linuxiens.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est vrai que je n’avais pas de grandes attentes sur Linux, donc quand j’ai commencé à jouer avec le EeePC j’ai été agréablement surpris de voir qu’il était vraiment très simple à utiliser.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si vous avez déjà utilisé une interface graphique (que ce soit Windows, Mac ou même Amiga) il vous faudra au plus un quart d’heure pour comprendre comment utiliser le EeePC.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je m’attendais à un cauchemar pour connecter le EeePC au réseau Wifi mais il ne m'a fallu que 2 minutes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne m’attendais pas à ce que le navigateur web fonctionne correctement, mais Firefox sur EeePC semble fonctionner aussi bien que sous Windows.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je m'attendais à subir une régression avec le traitement de texte et le tableur de la suite OpenOffice pre-installée, mais je n'ai eu aucun problème pour travailler avec des documents Word et Excel complexes transférés depuis mon ordinateur de bureau.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne m'attendais pas à pouvoir lire des fichiers vidéos, mais le logiciel fourni SMPlayer n'a aucun problème à lire les fichiers DivX.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je m'attendais à avoir des soucis pour transférer des fichiers d'une clé USB vers le EeePC, mais une fois encore aucun problème.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jusque-là, c'était une très bonne expérience avec Linux sur le EeePC. Evidemment le système était préinstallé et réglé pour ressembler à Windows, mais ce sont des remarques un peu hors-sujet. Il est clair que Linux fonctionne, et fonctionne bien, comme système d'exploitation d'un consommateur moyen.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce qui m'impressionne vraiment au sujet de Linux est qu'il permet à des machines comme le EeePC d'être fabriquées et vendues à un coût très bas :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Premièrement le fait que Linux soit open-source signifie évidemment que le constructeur n'a pas à payer de licence pour chaque système d'exploitation installé.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Deuxièmement, Linux est beaucoup moins gourmand en ressources que Windows XP ou Vista, donc il fonctionne bien avec des machines disposant de composants moins performants. Mon EeePC utilise un Celeron 900Mhz, 512MB de Mémoire vive et un disque dur de 4 Go, et Linux fonctionne sans aucun problème.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Je n'ai jamais fait le premier pas pour devenir un utilisateur de Linux, mais après avoir utilisé le EeePC, je m'imagine très bien utiliser Linux sur mon portable principal, mais probablement pas sur mon PC de bureau car il y a un grand nombre d'applications qui ne fonctionnent que sous Windows et sans lesquelles je ne pourrais tout simplement rien faire. C'est néanmoins un grand changement par rapport à mon état d'esprit d'il y a encore quelques semaines, je n'aurais même pas envisager utiliser Linux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Peut-être que le EeePC montrera à d'autres sceptiques les possibilités offertes par Linux. Et peut-être que ceci est simplement un autre petit pas dans la lutte pour arracher des mains de Microsoft la domination du marché des systèmes d'exploitation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Non, Linux ne va pas subitement se retrouver à prendre des parts de marché significatives à Microsoft, mais à sa façon, l'EeePC démontre que Linux est vraiment une alternative viable à Windows.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/02/01/#rev-pnote-181-1&quot; id=&quot;pnote-181-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Pour un petit tour promo de l'Eee PC sur le site officiel d'Asus &lt;a href=&quot;http://eeepc.asus.com/global/guide.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;tapez là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/02/01/#rev-pnote-181-2&quot; id=&quot;pnote-181-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Notre ami François Schnell l'a également eu entre les mains comme l'illustre &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/frenchy/2242893612/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;sa photographie&lt;/a&gt; qui ouvre ce billet (sous licence Creative Commons By).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/02/01/#rev-pnote-181-3&quot; id=&quot;pnote-181-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] Une petit prière pour que Del.ico.us et Flickr, propriétés de Yahoo! ne passent pas chez Microsoft !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/02/01/#rev-pnote-181-4&quot; id=&quot;pnote-181-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;] Pour la clé USB c'est encore meilleur avec la &lt;a href=&quot;http://www.framakey.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Framakey&lt;/a&gt; inside !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/02/01/#rev-pnote-181-5&quot; id=&quot;pnote-181-5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;] Rien ne vous empêche de changer de distribution Linux d'origine comme le montre &lt;a href=&quot;http://standblog.org/blog/post/2008/02/02/Demo-dun-Asus-eeePC-avec-Xubuntu-et-Compiz&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;cette vidéo de Nitot&lt;/a&gt; avec &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Xubuntu&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Xubuntu&lt;/a&gt; inside.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/02/01/#rev-pnote-181-6&quot; id=&quot;pnote-181-6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;] Merci à toute l'équipe Framalang pour la traduction dont Coeurgan, Yostral et GaeliX.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Pourquoi faire un don à Wikipédia ? (et soutenir la culture libre et ses utopies)</title>
    <link>http://www.framablog.org/index.php/post/2008/01/18/Faire-un-don-Wikipedia-et-soutenir-la-culture-libre-utopiste</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:cecb1ddd0b1180c3371b3bdf86e7c26f</guid>
    <pubDate>Sat, 19 Jan 2008 10:26:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>aKa</dc:creator>
        <category>free culture</category>
        <category>merci</category><category>traduction</category><category>we-need-you</category><category>wikipedia</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;(Et si le Framablog reprenait un peu du service en cette nouvelle année ?)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lorsque j'ai lu &lt;a href=&quot;http://whygive.wikimedia.org/2007/12/11/16/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;cet appel au don&lt;/a&gt; de &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Benjamin_Mako_Hill&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Benjamin Mako-Hill&lt;/a&gt; j'ai eu envie de le proposer à traduction à la &lt;em&gt;dream team FramaLang&lt;/em&gt;&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/01/18/#pnote-171-1&quot; id=&quot;rev-pnote-171-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;. D'abord parce que soutenir Wikipédia en tant que tel est important. Mais également parce que l'angle adopté par Mako Hill me semblait intéressant et sujet à réflexion.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans ce &lt;em&gt;mouvement de la culture libre&lt;/em&gt;, dont on ne trouve pas de réelle définition, et où Wikipédia représente à la fois la figure de proue et le cheval de Troie, il y aurait donc des &lt;em&gt;utopistes&lt;/em&gt; et des &lt;em&gt;pragmatiques&lt;/em&gt;. Un peu comme la dialectique &lt;em&gt;révolutionnaires&lt;/em&gt; vs &lt;em&gt;réformistes&lt;/em&gt; du siècle dernier. Les classiques oppositions Stallman et la Free Software Foundation vs l&lt;em&gt;'Open Source&lt;/em&gt;, les licences des logiciels libres vs les licences Creative Commons, et pourquoi pas &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Linux_ou_GNU/Linux&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;GNU/Linux vs Linux&lt;/a&gt;, ne s'inscrivent-elles pas en effet dans cette dichotomie ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Oui (à n'en pas douter) Wikipédia représente bien plus que Wikipédia et oui (peut-être ? sûrement ?) elle constitue un formidable espoir pour les &lt;em&gt;utopistes&lt;/em&gt; (dont je suis).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.framablog.org/public/divers/wikipedia/screenshot_why-give-to-wikimedia.jpg&quot; alt=&quot;Screenshot - Why Give to Wikimedia ?&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;h2&gt;Wikimedia et le mouvement de la culture libre&lt;/h2&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://whygive.wikimedia.org/2007/12/11/16/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Wikimedia and the Free Culture Movement&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Benjamin Mako-Hill - 11 décembre 2007 - whygive.wikimedia.org&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En même temps que les technologies de communication créaient un raz-de-marée dans la connaissance, la créativité et la communication, les créations culturelles sont plus que jamais sévèrement contrôlées et restreintes.&lt;br /&gt;
Une évolution plus que rapide du régime du droit d'auteur, fait de l'utilisation, la modification ou la distribution de presque tout document, une propriété exclusive de son créateur. Le « copyright » aujourd'hui est automatisé, étendu et est valable sur plus d'un siècle. Notre culture, aujourd'hui, est &lt;em&gt;propriétaire&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour contrebalancer cette tendance, des écrivains, des scientifiques, des musiciens, des artistes, et d'autres encore, ont uni leurs efforts pour demander l'accès à la connaissance et à la création d'un mouvement social pour la culture libre - culture qui est libre comme dans liberté, même si elle ne l'est pas nécessairement dans le prix. Dans la courte vie de la culture libre, Wikipedia s'est positionné comme étant le plus important et le plus méritant des projets de culture libre. Le projet Wikimedia, dont Wikipédia fait partie, offre à quiconque travaille dans un objectif de culture libre un exemple de ce à quoi pourrait ressembler une réussite, des conseils pour la meilleure façon d'y arriver, et l'inspiration pour continuer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Votre soutien à la Fondation Wikimedia durant la collecte de fonds cette année a donné plus de résultats que le simple financement de la fondation et de ses projets. Il a soutenu et ouvert la voie à un mouvement mondial en faveur de la culture libre qui est déjà beaucoup plus vaste que Wikipedia, Wikimedia, et autres wikis. Le mouvement de la Culture Libre, comme le démontre Wikipédia, offre une vision convaincante de comment nous pourrions améliorer la façon dont nous produisons et consommons l'information tout au long de notre vie.&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Culture Libre&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;En vertu des lois de copyright actuelles, on ne peut pas légalement copier un article pour un ami, faire un remix d'une vidéo, ou &lt;a href=&quot;http://www.unhappybirthday.com/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;chanter Happy Birthday&lt;/a&gt; dans un restaurant sans demander une autorisation et, dans la plupart des cas, de payer une licence. Plus embêtant, la plupart des oeuvres culturelles sont soumises au copyright, par défaut, au moment de leur création, à moins qu'il ne soit précisé explicitement que ces œuvres peuvent être utilisées, copiées et modifiées.&lt;br /&gt;
Par le biais du droit d'auteur, l'accès aux plus importantes ressources culturelles et universitaires sont bloquées par les « péages » et les restrictions. L'accès légal à la plupart des connaissances et à la culture est cher - et d'un coût prohibitif pour la plupart d'entre nous. La création d'œuvres s'inspirant d'un sujet, ou en étant dérivées - comme l'échantillonnage ou les remixes - est souvent purement et simplement interdite.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Outrés par cette situation, les créateurs et les consommateurs de culture exigent une plus grande liberté de distribuer et de modifier ces biens de consommation dans le cadre du mouvement de la culture libre. Bien que certains leaders du mouvement aient résisté à la déclaration d'objectifs explicites, ils ont constamment placé la culture libre en opposition à l'attitude &amp;quot;hautement protectionniste» du droit d'auteur et de la propriété intellectuelle. La musique, l'art, les connaissances et la culture, nous disent les activistes de la culture libre, doivent être largement accessibles, flexibles dans les conditions et restrictions concernant leur utilisation, redistribution et modification.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour partie, le mouvement de la culture libre est constitué d'Utopistes qui imaginent, décrivent et épousent le monde de ce qu'ils ressentent comme étant vraiment la culture libre. Pour ces Utopistes, la culture libre est un aperçu du monde idéal où les connaissances peuvent être utilisées, étudiées, modifiées, construites, distribuées et partagées sans restriction. C'est un monde où les créateurs sont à leur juste valeur et universellement respectés, reconnus pour leur mérite, et rémunérés. Le principal problème que rencontrent ces Utopistes, est que, dans de nombreux cas, ils ne savent pas comment passer de la culture contemporaine - fondée sur l'économie, le droit d'auteur, la propriété, le contrôle et les demandes d'autorisations - à leur monde idéal.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sentant que l'Utopie n'est pas viable, les pragmatiques de la culture libre préconisent d'essayer d'obtenir le plus possible en réformant le système actuel du copyright et de faire ensuite des améliorations progressives. En particulier, ces pragmatiques estiment que l'idéalisme utopique détruit l'exclusivité de la commercialisation qui aide à soutenir la production de nombreuses oeuvres créatives. Il vaut mieux, disent-ils, se mettre d'accord sur un usage non commercial ou de copie in extenso que de conserver le droit d'auteur par défaut c'est-à-dire «tous droits réservés»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le mouvement de la culture libre est tiraillé entre le désir de créer un monde de connaissances vraiment libres et le fait, que dans cette optique, pour ces mêmes connaissances, ils ont éliminé tous les systèmes financiers et sociaux viables qui soutenaient la création des oeuvres. Les pragmatiques font des compromis avec cette vision utopique d'un monde libéré pendant que les Utopistes prônent ce qui semble être irréaliste pour beaucoup.&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Wikimedia&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;Wikimedia est un projet de culture libre utopique. Son objectif n'est pas seulement de recueillir des connaissances, son objectif est de le faire librement. Wikipedia a été créée avant de savoir s'il était sûr qu'une encyclopédie libre pouvait exister, serait un succès ou si elle serait mieux que les solutions propriétaires existantes. Son objectif était d'être libre, ouverte et sans restriction. Ironiquement, c'est cet attachement idéaliste qui a conduit à la création d'alternatives et à redéfinir ce qui est possible et réaliste de faire. Dans le monde du Libre, rien ne le prouve mieux que Wikipedia. Rien ne donne, plus qu'elle, l'espoir aux Utopistes de la culture libre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Wikimedia est importante tout simplement parce qu'elle existe et qui plus est parce qu'elle existe librement. Etant l'un des sites actifs les plus visités, Wikipedia est un endroit incontournable pour tout chercheur ou internaute. C'est souvent la réponse aux questions et à la curiosité de millions de personnes. Ce n'est pas simplement qu'elle a réponse à beaucoup de sujets, c'est plus que cela. Ce n'est plus trop un sujet controversé que de dire que Wikipedia est l'unique ouvrage de référence réellement impressionnant qui ait jamais été produit. Elle est l'un des plus importants ouvrages de culture existant dans le monde. Et qui plus est, elle est gratuite.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au début de cette année, le comité exécutif de la Fondation Wikimedia a formulé un engagement explicite pour une interconnexion forte entre les objectifs de la culture libre. Par cette résolution, le conseil d'administration de la Fondation Wikimedia a précisé ce qui était évident pour les personnes impliquées dans le projet: Wikipédia a réussi, non pas en dépit du fait que l'encyclopédie est libre, mais justement parce qu'elle est libre. Les projets Wikimedia ont de la valeur précisément parce qu'ils ont aplani les obstacles à la contribution, l'utilisation et la réutilisation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Fait tout aussi important pour le mouvement libre, Wikimedia a montré l'exemple et a dépeint comment une culture libre pouvait être atteinte. En grande partie à cause de Wikimédia, les wikis - autrefois outils marginaux utilisés par un petit nombre de geeks - sont la technologie de base de la production de culture libre, sur des milliers de wikis et sur des myriades de sujets. Les technologies, les modèles sociaux, les structures de communication, les politiques décisionnelles, les procédures et les systèmes, chacun contribue à l'inspiration et à donner des instructions aux autres personnes de la communauté libre élargie. Dans chacun de ces domaines, les projets Wikimédia fournissent un ensemble de modèles novateurs et de pratiques captivantes, qui ont réussi et qui sont bien documentés.&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Faire un don à la Fondation Wikimedia&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;Alors que Wikipédia est libre d'utilisation et est écrite sans compensation directe pour la grande majorité des contributeurs, faire fonctionner Wikipedia n'est pas sans coûts. Wikipédia est libre comme dans le discours, mais pas gratuit comme dans bière - du moins pas pour la Fondation Wikimedia. Un soutien financier est nécessaire pour alimenter les serveurs, soutenir le développement technologique indispensable, lutter contre les menaces judiciaires, et assurer une communauté saine et productive. Ce travail essentiel est payé par les dons à la Fondation Wikimedia.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et pourtant, alors que ces dons sont destinés au soutien de Wikimedia et aux membres de ses équipes projet, leur impact sur le mouvement libre est beaucoup plus grand et plus important. Comme symbole visible de la culture libre pour la grande majorité des gens qui n'ont jamais entendu ce terme, Wikimedia est intimement lié à la réussite de la culture libre. Wikipédia ne fournit pas seulement un exemple de la façon dont la culture libre est possible, elle montre comment cela peut être fait. elle montre également que la liberté de la culture - la culture vraiment libre - est meilleure que les solutions propriétaires. Wikipedia a déjà ouvert la voie à la réussite de centaines de projets de culture libre. Son succès dans ses luttes, y compris cet appel à la collecte de fonds, aidera ou pénalisera les perspectives immédiates de l'ensemble du mouvement pour la culture libre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors, s’il vous plaît, rejoignez-moi en faisant un don à la Fondation Wikimedia cette année. Le sort de bien plus que Wikipedia est dépendant de notre générosité.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/01/18/#rev-pnote-171-1&quot; id=&quot;pnote-171-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Une traduction GaeliX pour une relecture Daria.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
</channel>
</rss>