EPPLUG - CC by-sa Alors, à quoi ressemblait cette fameuse semaine aux HackWeeks « automne 2010 » finalement ?

Avant de faire un bilan de cette semaine particulière et riche en échanges, consacrons déjà un billet au déroulement type d’une journées standard, au cours de cet évènement qui réunit en un même lieu 25 participants de 4 projets de développement de logiciel libre, logés, nourris et bichonnés par une bonne douzaine de bénévoles de l’association des Éleveurs de Pingouins Picards, le LUG local, célèbre pour son organisation des Rencontres Mondiales du Logiciel Libres en 2007.

D’un certain point de vue, les journées aux HackWeeks commençaient comme ça (petit clin d’œil au passage aux équipes de Seeks et Domogik, ainsi qu’au magnifique soleil matinal amiénois) :

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Et elles se terminaient de la manière suivante :

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Mais rassurez-vous, je suis là pour témoigner du fait qu’on était bien traités entre les deux.

D’ailleurs, pour être honnête, les journées commençaient plutôt comme ça :

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Par un réveil matinal dans les confortables chambres individuelles (à 2 ou 4 lits), situées juste en face du CREPS d’Amiens où se déroulait l’évènement, et que l’on pouvait joindre en deux pas [1] après une bonne douche [2].

Des matinées studieuses

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Dès 8 h 30, les premiers développeurs acharnés, d’un naturel calme et tranquille [3] se rassemblaient dans la grande salle de travail, où quatre groupes de tables avaient été aménagés pour accueillir les participants de chaque projet.

Toutefois, les développeurs étant visiblement en majorité des « couche-tard », c’est seulement vers 10 h 30 que le gros des troupes en avait fini avec le petit déjeuné, servi sous forme de buffet à volonté dans une salle à part, réservée aux repas, conviviale mais située à l’autre extrémité du long bâtiment ! Bon, objectivement c’est à peu près le seul exercice physique qu’on ait fait de la semaine, mis à part les balades rafraîchissantes pour aller du lieu de travail (le CREPS) aux lieux de rencontres avec le public (des bars en ville).

Sur place, les styles variaient beaucoup d’une table à l’autre, mais on retrouvait partout la même détermination à avancer dans le travail. Pour ce faire, l’équipement était optimal : tables, chaises, multi-prises et câbles ethernets. En creusant un peu plus, on se rendait compte, au fur et à mesure des besoins, qu’il y avait également : bloc-note et stylos à volonté, et même un tableau papier par projet. Un frêle WiFi venait dépanner lors des quelques toussotements du réseautiers du début, lorsque différentes configurations étaient appliquées à la fibre optique mise en place sur-mesure pour l’évènement et ses éditions futures.

Calme et appliquée, l’équipe Domogik qui me prêtait un coin de table a rapidement recouvert son espace de travail d’équipement domotique divers, variés et encombrants. Un nouveau dans l’équipe apprenait les rouages du logiciel, largement guidé par ses deux collègues qui avançaient sur les fonctionnalités attendues. À cette table, le silence était de mise, pour aider à la concentration et surtout pour entendre les petits claquements de relais dans les équipements branchés et en cours de test.

Un peu plus extravertie, l’équipe Seeks débattait au tableau, se répartissait les tâches et s’échangeait quelques blagues sur IRC. L’effet est d’ailleurs toujours aussi surprenant… Tout ce petit monde pianote avec l’air sérieux, et d’un coup les rires fusent, chacun s’empressant d’en rajouter une ligne au clavier :-)

Du côté de Dolibarr, le standing n’est pas le même. On passe des chercheurs hirsutes aux auto-entrepreneurs dynamiques. Ils étaient 12, discutant, débattant de manière animée et répondant au téléphone à leurs clients. À la table Dolibarr, pour coder il fallait se concentrer. Mais justement, il n’était pas rare d’y trouver des développeurs en pleine action, intensément concentrés sur leur code, parfois même avec des écouteurs sur les oreilles et qui sursautaient si on leur posait une question.

Enfin, les NObjets étaient nettement plus discrets [4], mais tout aussi productifs.

Des déjeuners conviviaux

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Tous les jours à partir de 12 h 30, une fois les repas du traiteurs livrés avec l’aide des bénévoles de l’EPPLUG, des volées de développeurs gagnaient la salle à manger en traversant joyeusement les couloirs du CREPS. Les repas étaient à la fois bons et légers (sauf le colombo de porc du début, qui servit de leçon pour tout le monde : pour coder efficacement toute la journée, manger léger). Ils étaient aussi très bons et nous sommes tous repartis avec quelques kilos en plus en fin de semaine.


Des après-midi efficaces

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Sans moment de flottement le travail reprenait rapidement après le repas, avec autant de passion que le matin. Les après-midi, monotones pour un observateur, crépitaient de claviotages dans une ambiance à mi chemin entre une LAN-Party sérieuse et un open-space convivial. De temps à autre, un évènement particulier vient animer l’après midi : une séance avec vidéo-projecteur chez Dolibarr, une lampe qui s’allume enfin chez Domogik, le montage d’un studio radio sur place, la subtile reprise « scientifique », au tableau papier d’un groupe dont je tairai le nom, de la fameuse pub pour le Tonyglandil des Nuls…

Des soirées chaleureuses

Tout ce petit monde s’agitait à nouveau le soir, quelques heures après la tombée de la nuit [5], lorsque les repas arrivaient. Suivant les activités prévues par l’organisation (présentations de projet, projection de court-métrages libres, repas au restaurant…) chacun se motivait pour suivre le programme, les équipes jouant le jeu quitte à manger en avance pour arriver « à l’heure » au bon endroit. Les déplacements s’improvisaient joyeusement, mais il faut bien reconnaître à la décharge des valeureux bénévoles de l’EPPLUG qu’il n’est pas aisé de décoller un geek de son écran, alors pour réussir à en mobiliser plusieurs d’un coup pour espérer faire une navette en voiture, il faut bien du talent…

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Les lieux de rencontre avec le public étaient spécialement décorés pour l’évènement et l’ambiance y était donc festive. Bien qu’objectivement les présentations de projet n’attirèrent pas les foules, les équipes furent bons publics les unes envers les autres, créant des moments privilégiés d’échange entre les développeurs.

Puis, la nuit avançant les effectifs s’éparpillaient pour entreprendre diverses activités, plus ou moins saines pour le lendemain, avant de finalement rejoindre les chambres du dortoir en briques par petits groupes.

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Notes

[1] C’est une expression, il en fallait 63 par beau temps et 75 les matins de givre.

[2] Les chambres en sont équipées.

[3] Qu’on appelle aussi geeks.

[4] Enfin discrets, sauf quand la musique d’un casque poussait l’un des artistes à retranscrire avec les index un solo de batterie endiablé, porté par la force du passage, sous le regard médusé de l’assistance…

[5] Qui arrive d’un coup à 16 h en cette saison.