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jeudi 15 mai 2008

22 trucs cools que l'on peut faire sous Linux mais pas sous Windows ou Mac

Sur son blog, Matthew Helmke[1] a listé une vingtaine de choses sympas qui peuvent selon lui être réalisées si votre ordinateur est sous GNU/Linux mais pas si vous êtes sous Windows ou Mac.

Une manière de rechercher les avantages et les caractéristiques de Linux. Une manière aussi de rendre curieux voire de convaincre ceux qui n'y sont pas. Une manière enfin de poser la même question à ceux sous Linux qui passeront par ici et qui voudront bien compléter ou critiquer ce billet via les commentaires pour alimenter le débat ;-)

Copie d'écran - Matthew Helmke

Quels est le truc le plus sympa qu'on peut faire avec Linux mais pas avec Windows ou un Mac ?

What is the coolest thing you can do using Linux that you can’t do with Windows or on a Mac?

Matthew Helmke - 2 février 2008

C'est une question qu'on m'a posée récemment. Comme je n'ai pas qu'une seule réponse, j'ai dressé une liste des trucs auxquels j'ai pensé et je l'ai mailée à mes amis... puis je me suis dit que je pourrais la publier ici et m'en servir de référence pour plus tard. Vous êtes libres de faire des ajouts à cette liste !

1. Mettre à jour légalement et sans avoir à payer.

2. Obtenir les dernières versions du système d'exploitation qui fonctionnent plus rapidement sans toucher au matériel.

3. Installer et exécuter facilement différentes interfaces graphiques si je n'aime pas la configuration par défaut.

4. Installer une vingtaine de programmes par une simple commande.

5. Avoir un système qui met à jour automatiquement les programmes déjà installés.

6. Installer la même copie de mon OS (Ubuntu) sur plusieurs machines sans me soucier des restrictions de licences ou de clés d'activation.

7. Distribuer des copies de mon système d'exploitation et des programmes qui tournent dessus sans violer aucune loi, gouvernementale, éthique ou morale, parce que tout a été prévu dans ce sens.

8. Avoir le contrôle total du matériel installé sur ma machine et savoir qu'il n'y a pas de porte dérobée dans mes logiciels, installés là par des éditeurs peu scrupuleux ou par le gouvernement.

9. Fonctionner sans utiliser d'anti-virus, de protection anti-adware ou spyware, ne pas avoir à redémarrer ma machine pendant des mois tout en recevant toujours les derniers correctifs de sécurité.

10. Fonctionner sans avoir à défragmenter mon disque dur, jamais !

11. Essayer des logiciels, décider qu'ils ne me plaisent pas, les désinstaller et savoir qu'ils ne laissent pas derrière eux des traces dans la base de registre, s'y accumuler et ralentir ma machine.

12. Pouvoir faire une énorme erreur qui nécessite la réinstallation complète de mon système et être capable de le faire en moins d'une heure, parce que j'ai mis toutes mes données sur une partiton séparée du système d'exploitation et des programmes.

13. Pouvoir démarrer mon système avec de supers effets, aussi sympa que ceux de Vista, sur une machine qui a 3 ans... en moins de 40 secondes, temps d'identification compris (nom d'utilisateur + mot de passe).

14. Etre capable de configurer tout ce que je veux, légalement, y compris mes programmes fétiches. Je peux même contacter les développeurs du logiciel concerné pour leur poser des questions, leur donner des idées et être impliqué dans la construction ou le développement de la version en cours si j'en ai envie.

15. Avoir plus de 4 fenêtres de traitements de texte ouvertes, écouter de la musique, jouer avec les effets graphiques du bureau, être en contact avec une large communauté sympathique et avoir Firefox, ma messagerie instantanée et mon client de courrier électronique ouverts en même temps sans que le système se mette à tourner si lentement qu'il en deviendrait inutilisable.

16. Utiliser la commande dpkg --get-selections > pkg.list pour obtenir la liste exhaustive et détaillée de tous les logiciels que j'ai installés, faire une sauvegarde de mes répertoires /etc et /home sur une autre partition et ainsi être capable de restaurer mon système à tout moment, facilement.

17. Faire tourner plusieurs bureaux en même temps, voire autoriser plusieurs utilisateurs à se connecter et à utiliser la machine en même temps.

18. Redimensionner une partition du disque dur sans avoir à la détruire et perdre les données qu'elle contient.

19. Pouvoir utiliser le même matériel pendant plus de 5 ans avant qu'il n'ait réellement besoin d'être remplacé... J'ai toujours du matériel qui a presque 10 ans, qui tourne sous Linux et qui est toujours utile.

20. Pouvoir surfer sur internet pendant que l'OS s'installe !

21. Utiliser à peu près n'importe quel matériel en sachant que le pilote est déjà présent dans le système d'exploitation... éliminant ainsi la nécessité de rechercher le site du fabriquant pour trouver ce pilote.

22. Obtenir le code source de pratiquement n'importe quoi, y compris celle du noyau du système d'exploitation ou celle de la plupart de mes applications. Je pourrais encore en rajouter, mais je pense que c'est déjà pas mal !

Notes

[1] Traduction GaeliX puis relecture Olivier et enfin validation Don Rico.

lundi 21 avril 2008

And the winner is...

Coup sur coup, Red Hat et Novell viennent de faire des déclarations qui, entre les lignes, laisse à penser que leur version desktop communautaire de GNU/Linux, Fedora pour le premier et OpenSuse pour le second, n'est pas (ou plus) stratégique et donc prioritaire dans leur développement. Les deux sociétés préfèrent se concentrer sur les serveurs et le service aux entreprises dont la rentabilité est assurée.

Extrait de l'article What’s Going On With Red Hat Desktop Systems? An Update chez RedHatNews : An explanation: as a public, for-profit company, Red Hat must create products and technologies with an eye on the bottom line, and with desktops this is much harder to do than with servers. The desktop market suffers from having one dominant vendor, and some people still perceive that today’s Linux desktops simply don’t provide a practical alternative. Of course, a growing number of technically savvy users and companies have discovered that today’s Linux desktop is indeed a practical alternative. Nevertheless, building a sustainable business around the Linux desktop is tough, and history is littered with example efforts that have either failed outright, are stalled or are run as charities.

Extrait de Novell: The Stand-alone OS is Dead sur InternetNews : The basic concept here is that the standalone operating system is dead, The days in which people buy operating systems on their own and then build a stack from there... will look like home-built automobiles in the future, people aren't going to do this anymore.

Si on fait le compte des distributions GNU/Linux pour le grand public, il ne reste plus guère que Mandriva et Ubuntu (voire peut-être d'autres, à vous de me dire, comme PCLinuxOS, Mint ou encore Freespire).

Mandriva vient de sortir sa version de printemps. Souhaitons-lui bonne chance... Il n'empêche que c'est clairement Ubuntu qui a le vent en poupe alors même que sa prochaine version, Hardy Heron, va éclore dans quelques jours et en rajouter une couche.

Classements des distributions sur DistroWatch pour les trois derniers mois :

DistroWatch

Comparatif de fréquence de recherches sur Google Trends (cliquer ici pour mieux voir) :

Google Trends - Ubuntu Fedora Suse Mandriva

Vous en tirerez vos propres conclusions. Et tant qu'à rester sur Google Trends voici un autre comparatif donnant un argument de plus à mon billet Le vocable Ubuntu va-t-il se substituer à Linux auprès du grand public ? :

Google Trends - Linux Ubuntu

Ce qui m'amène à poser les quelques questions suivantes aux lecteurs qui passent :

  • Une société peut-elle gagner de l'argent avec une distribution GNU/Linux grand public ?[1]
  • Ubuntu a-t-il définitivement gagné la bataille des distributions GNU/Linux grand public ?[2]
  • Si oui, n'est-ce pas paradoxal que, quand bien même les communautés du libre soient parées de toutes les vertus, ce soit un un milliardaire (aussi sympathique et philantropique soit-il) qui ait raflé la mise ?
  • Si oui, est-ce que cette grande clarification est un facteur favorable pour la migration grand public de Windows vers Linux ?

Notes

[1] D'autant que Mark Shuttleworth lui-même (fondateur d'Ubuntu) ne le pense pas non plus : I don't think there is money to be made in selling desktop Linux.

[2] Question subsidiaire : Et que devient Debian dans tout ça ?

dimanche 6 avril 2008

Le vocable Ubuntu va-t-il se substituer à Linux auprès du grand public ?

Ubuntu Girl

Richard Stallman répète inlassablement partout où il passe qu'il faut dire « GNU/Linux » et non « Linux ». Et si l'avènement de la distribution Ubuntu finissait par mettre tour le monde d'accord pour faire oublier Linux, GNU et tout le reste ?

C'est peu probable mais il faut reconnaitre que le succès non démenti d'Ubuntu change doucement la donne du monde jusque là assez tranquille des distributions Linux. Pour un utilisateur de base candidat à la migration, il y a désormais Ubuntu et les autres, avec peut-être le risque collatéral de voir se diluer l'expression Linux derrière Ubuntu.

Cette glissement sémantique peut-il se produire ? Et si oui est-ce un réel problème ? C'est l'objet de cette traduction à la lisière du troll que nous devons à VLI pour Framalang.

Copie d'écran - ZDNet

Ubuntu est-elle en passe de devenir la distribution Linux générique ?

Is Ubuntu becoming the generic Linux distro?

Adrian Kingsley-Hughes - 02 avril 2008 - ZDNet.com

Suis-je le seul à avoir remarqué le nombre important de débutants sous Linux qui semblent penser que Ubuntu est Linux et que Linux est Ubuntu ?

Depuis l'année dernière, j'ai en effet remarqué un nombre croissant de newbies (un terme que j'emploie affectueusement) intéressés pour tester Linux : par exemple le nombre de mails que je reçois sur le sujet est passé de zéro il y a un an à quelques dizaines par semaine aujourd'hui. Les raisons de leur intérêt pour Linux sont diverses et variées, tout comme leur niveau d'engagement pour quitter Windows ou Mac. Néanmoins, une chose émerge de toutes ces conversations : le nombre de gens qui semblent confondre Ubuntu et Linux. Je dis cela parce qu'ils utilisent les deux termes de manière interchangeable, ou en utilisant le nom Ubuntu d'une manière générique. Et ce traitement de faveur est réservé à Ubuntu. Je n'ai pas vu le nom d'une autre distribution utilisé de la sorte.

Je dois admettre que j'aime bien Ubuntu. Je l'aime vraiment bien. J'ai essayé des dizaines de distributions Linux ces douze à dix-huit derniers mois, et je reviens toujours à Ubuntu. Même si je ne me considère pas dans la catégorie des noob Linux, je sais que je n'en suis pas encore si éloigné de telle sorte que la convivialité et la simplicité de Ubuntu ne sont pas inutiles pour moi. Mais un autre attrait de Ubuntu est son cycle de développement clair que les développeurs suivent, ajouté au fait que chaque version que j'ai essayée s'est révélée être une amélioration significative par rapport à la précédente. Il y a un réel élan dans ce projet. Il faudra voir si le même niveau de développement continue une fois que les bases auront été scellées, mais pour l'heure, le développement semble avancer à un bon rythme.

Je suis de ceux qui pensent que cette évolution d'Ubuntu vers la distribution Linux générique n'est pas une mauvaise chose. Mon opinion est que lorsqu'un débutant aborde le monde Linux, le nombre sidérant de distributions disponibles est déconcertant (je sais que beaucoup ne sont pas d'accord avec moi sur ce point et clament que le choix est une bonne chose, mais personne ne peut me démontrer avec évidence que les nouveaux utilisateurs embrassent facilement le nombre important de distributions). Une seule distribution offre à ceux qui veulent s'initier à Linux un endroit pour démarrer et si Ubuntu répond à leurs besoins alors c'est très bien, sinon il y a une grande variété de distributions Linux pour expérimenter et jouer avec.

La prochaine version, au nom de code Hardy Heron (NdT : le Héron Hardi), sera l'une des distributions les plus faciles à essayer pour les newbies grâce à l'ajout du chargeur umenu et de l'installeur Wubi, qui tous deux simplifient l'installation conjointe de Ubuntu avec et depuis Windows. Ceci rendra sans aucun doute Ubuntu encore plus populaire chez les newbies Linux.

Des idées ? Pensez-vous que Ubuntu est en train de devenir la distribution Linux générique ? Est-ce une bonne chose ? Est-ce que Ubuntu est la meilleure distribution pour les débutants ? Et si non, que suggérez-vous ?

mardi 20 mars 2007

Brevets logiciels, dadvsi, école, haut débit : les représentants de six partis s'expriment en vidéo

01Net - Reportage vidéo - Présidentielle

Fort intéressant reportage vidéo de 01net :

Réunis à l'occasion d'un colloque du Club Sénat au Palais du Luxembourg, les représentants des candidats à la présidentielle ont confié à 01net. leur point de vue sur les grands dossiers techno et Internet.

On y parle souvent des logiciels libres (surtout en réponse à la question : faut-il breveter les logiciels ?) et de ses enjeux connexes avec quatre angles proposés :

  • Le haut-débit pour tous
  • Faut-il breveter les logiciels ?
  • Droits d'auteur : la loi DADVSI est-elle un texte mort-né ?
  • Quels moyens pour l'enseignement des NTIC à l'école ?

Casting :

  • Quitterie Delmas : Porte-parole des Jeunes UDF, membre du bureau politique de l'UDF
  • Vincent Feltesse : Secrétaire national aux NTIC du Parti Socialiste
  • Philippe Herlin : Responsable culture et communication du FN
  • Loïc Le Meur :Porte-parole Internet de Nicolas Sarkozy
  • Jérôme Relinger : Délégué TIC du PCF
  • Yann Wehrling : Porte-parole des Verts

Dérisoires petits commentaires personnels, à l'emporte-pièce, en brève de comptoir, et avec plein de trolls inside :

  • Pas mal la position de Vincent Feltesse sur l'école mais c'est pas non plus idiot de la part de Philippe Herlin de rappeler que c'est pas la panacée et que la priorité est ailleurs
  • Quitterie Delmas (ma nouvelle icône médiatique bobo-chic après Clémentine Autain mon icône bobo-altermondialiste) m'a un peu déçu
  • Assez mordant le Jérôme Relinger (et si d'après lui le seul défaut de l'autre c'est son compagnon, son seul défaut ne serait-il pas d'être communiste ?)
  • Je ne m'attendais pas à une position aussi ouverte du représentant du Front National
  • Plus ouverte et courageuse pour moi que celle de Bloïc Le Meur (et ses business angels quand on lui parle d'école)

Dernière réflexion un peu plus sérieuse cette fois : Tout ceci va globalement dans le bon sens (et c'est d'ailleurs souvent du bon sens) mais dans quelle mesure ces jeunes gens influent-ils sur le candidat qu'ils soutiennent ? Qu'en restera-t-il une fois élu(e) ?

Présidentielle : les projets des candidats pour Internet et la techno (1/2)

PS : C'est l'occasion pour moi d'annoncer la première réponse d'un candidat sur Candidats.fr. En l'occurrence c'est une candidate puisqu'il s'agit de Marie-Georges Buffet.

dimanche 18 mars 2007

De l'art de ne pas être un bon rhéteur du libre

Combient de fois avons-nous tenté de convaincre notre auditoire de migrer vers du libre ? Et... d'essuyer malheureusement souvent une fin de non recevoir.

L'entreprise dépend bien entendu du contexte et du logiciel choisi. Dans l'ordre croissant de difficulté, il est a priori plus simple de substituer Firefox à Internet Explorer (voire OpenOffice.org Writer à MS Office Word) que de changer carrément de système d'exploitation.

Il n'empêche que quelle que soit la situation il y a, in my humble opinion, quelques erreurs classiques de communication à ne pas commettre.

  • Ne pas parler trop vite (cela a tendance à crisper votre interlocuteur)
  • Ne pas parler trop fort (cela a tendance à irriter votre interlocuteur)
  • Ne pas parler trop vite et trop fort (cela a tendance à exaspérer votre interlocuteur)
  • Ne pas utiliser de références absconses qui n'évoquent rien à votre interlocuteur si ce n'est qu'il le renvoit à sa propre ignorance (genre : noyau 2.6, LiveCD, et même Gnome 2.0 le jour de la sortie de Warty Warthog !)
  • Ne pas user d'expression qui induit un comportement absurde de la part de votre interlocuteur (genre : attends, comment peux-tu avoir la moindre opinion sur Ubuntu alors que tu ne l'as même pas essayé ?)
  • Ne pas porter de jugement à l'emporte pièce lorsque votre interlocuteur se montre réticent au changement ( genre : ok, reste dans ta caverne !)

Mélangez tout ces ingrédients et vous obtenez alors un dialogue de sourd où les protagonistes par réaction restent sur leur position en y mêlant ego et orgueil.

La preuve par l'exemple avec cet extrait de la série américaine (et donc planétaire) Veronica Mars.

Notre jeune geek a bien mérité cette réplique cinglante de la demoiselle qui clot le débat : I know what I like and I like what I know !

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