LMI

Aujourd’hui c’est vendredi et j’ai décidé de passer à la postérité du Web.

Comment ? C’est très simple : je viens d’inventer un acronyme doublé d’un hashtag Twitter qui, à n’en pas douter, fera bientôt le tour du Net francophone (oui, il ne faut douter de rien dans ces cas-là, c’est même à ça qu’on les reconnaît).

Ne vous faisons plus attendre et levons le voile sur ces trois lettre d’or qui me rendront célèbre à défaut d’être riche :

LMI ou #lmi pour Long Mais Intéressant.

Allez-y, vous pouvez d’ores et déjà l’utiliser partout où il vous semble bon. Il va sans dire que c’est placé sous licence libre (celle que vous voulez). Et ne me remerciez pas, c’est pas la peine, c’est cadeau.

J’en profite pour présenter d’emblée mes plus plates excuses au Laboratoire des Matériaux Inorganiques, au Luthier Mercantile International, au Linux Mark Institute, sans oublier Le Monde Informatique, parce que, soyons lucide, mon LMI va nécessairement leur faire de l’ombre…

Oups, désolé, mais j’ai un petit SMS à envoyer à Monique… tap, tap, tap : « Alors t’as trouvé ça comment hier soir ? », clic, envoyer. Voilà, je reviens vers vous.

Comment m’est venue cette idée de génie ?

Tout simplement à force de lire et d’entendre un peu partout que les articles du Framablog « c’est long mais intéressant ».

Et pour le dernier en date, ça n’a effectivement pas loupé comme on peut le constater sur l’illustration ci-dessus.

Notez que c’est mieux qu’un « c’est long et chiant ». Mais à ce moment-là la logique veut qu’on n’en parle pas.

Notez également, et c’est plus subtil. que c’est toujours mieux qu’un « c’est intéressant mais long ». A priori on peut penser que c’est équivalent, mais entre un « c’était pénible mais ça valait le coup » et un « ça valait le coup mais c’était pénible », mon cœur ne balance pas.

Toujours est-il que dans une petite semaine (pas plus), ce sera la gloire absolue : un article Wikipédia dédié à ma création ! Oui, oui, Comme TINA ou MDR !

Il y aura bien, au début, une petite guerre d’édition entre wikipédiens de la première heure peu rompus aux joies du microblogging et ceux qui ont édité l’article. Mais les premiers céderont bien vite devant les seconds quand ils verront mon hashtag caracoler en tête des trending topics. D’autant que l’article sera sourcé puisqu’il suffira de faire un lien vers ce billet !

Le « long » n’est pas une constante du Net. Bien au contraire il varie constamment, mais toujours dans le même sens. Plus le Web avance, plus le long devient court. Aujourd’hui la limite est fixée à 140 caractères, après ça peut éventuellement être intéressant mais c’est déjà trop long.

Qu’en sera-t-il demain ?

Oh, mais Monique vient de répondre à mon SMS… Je regarde : « LMI » !